DE CES TEMPS ANCIENS
De ces temps anciens je garde la mémoire. Je revois, tout au fond de mes jours révolus, En cette obscurité des derniers Angélus, Le Pontife à genoux dans la chapelle noire,
La lampe, ponctuant l'ombre de l'oratoire, Épanchait vainement ses feux irrésolus En face des vitraux, que rien n'avivait plus, Et vers le tabernacle, où Dieu cachait sa gloire
Plus tard, à table, étant le roi des ménestrels,
Je tendais mon hanap à des vins naturels
Et fameux, destinés aux convives de marque.
Et comme il faisait bon, la nuit, près des clochers. S'étendre, ne fût-on ni prince ni monarque, Dans les lits fastueux de ces grands évêchés !