tonnes de blé
U faut estimer à deux millions d'hectares les surfaces consacrées au blé, au maïs, au lin, à la luzerne. La vigne occupe déjà, dans certaines régions, quelques milliers d'hectares. Quant à la culture de la canne à sucre, encore en préparation, qui, en 1876, existait h peine, elle alimente trente-sept usines
de premier ordre, autour de la ^^lle de Tucuman, trois autour de celle do Salta, sept autour de celle de Santiago del Estero, trois dans le Chaco, deux dans la Pro\ince de Corrîentes et quatre dans le Territoire des Missions et fournit à la consommation cent mille tonnes de sucre^ soit la moitié de la consommation locale. Il faudrait estimer le capital employé dans ces plantations et ces usines à plus de 100 millions de francs; celui de Tagriculture est considérable, on doit Testimer à plus de 300 millions de piastres, soit un milliard et demi de francs, en y comprenant les frais de mise en culture et la plusvalue des terres. Quant au nombre des habitants vivant ou s'occupant d'agriculture, il ne dépasse pas cinq cent mille.
Ce serait prolonger, outre mesure, l'examen des forces productives du pays et Ténumération des capitaux créés et accumulés, que de donner Testimation des capitaux immobiliers, de ceux employés dans l'industrie locale. Il nous reste à passer en revue l'organisation du crédit appliqué à l'exploitation de ces sources de fortune, son action, et le régime dos établissements financiers qui le répandent.