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MOLLUSQUES PTÉROPODES

Entre les Gastéropodes et les Céphalopodes, les naturalistes placent un petit groupe, très-limité, d’animaux marins, dont le principal caractère est une expansion membraneuse située à droite et à gauche de leur tète; de là leur nom de Ptéropodes (novç-iTTcpos, pieds-ailes).

Nous ne ferons que citer ces curieuses bestioles. Nous en parlons surtout pour ne pas laisser de lacune dans l’histoire des mollusques.

Les ailes, ou nageoires , que la nature a départiesà ces animaux, ne peuvent les soutenir, ou les faire avancer, que par des mouvements vifs et continuels, qu’on peut comparer à ceux des Papillons. Comme les Papillons, les PtéropoJes remuent sans cesse, avec une promptitude et une aisance vraiment étonnantes, les nageoires, qui chez eux semblent représenter les ailes de ces insectes. Ils avancent de cette manière dans une direction déterminée. Le corps ou la coquille restent alors dans une position oblique ou verticale.

On voit souvent ces petits mollusques monter rapidement, tournoyer dans un espace déterminé, ou plutôt nager, sans paraître changer de place, en se soutenant à la même hauteur. Si quelque chose les effraye, ils replient leurs nageoires et descendent à une profondeur plus ou moins considérable dans l’eau, jusqu’à ce qu’ils aient trouvé la sécurité, dans une tranquille région de leur humide royaume.

Très-petits et quelquefois microscopiques, ces mollusques vivent à une grande distance des côtes, et n’en approchent que par accident, lorsqu’ils sont entraînés par les courants ou les tempêtes.

PTÉROPODES

Les Ptéropodes sont, éminemment sociables et se rassemblent en troupes considérables au sein des mers.

Certains naturalistes avaient composé, avec ces petits mollusques , la classe des Paracéphalophores et l'ordre des Aporobranches , sans craindre d’écraser ces pauvres bêtes sous le poids de pareils noms. En écartant toute cette classification barbare, nous nous bornerons à signaler les genres Clio, Hyale et Cléodore.

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