‹ La vie et les murs des animaux :Chapitre 83 sur 99 · GENRE ROCHER · texte numérisé non relu

GENRE ROCHER

Les Rochers constituent un genre très-nombreux en espèces, toutes remarquables par leurs couleurs et leurs variétés. Ils vivent dans toutes les mers, mais ils sont toujours plus gros, plus rameux dans les mers des pays chauds que dans les nôtres.

Leur coquille est ovale, oblongue, à spire plus ou moins

Fig. 319. Rocher fine épine. Fig. 320. Rocher tête de bécasse. (Murex tenuispina. Lamk.) (Murex haustellum. Lin.)

élevée. Sa surface est interrompue par des rangées d’épines, de ramifications, de tubercules. L'ouverture, ovalaire, se prolonge en un canal droit, souvent très-développé. Le bord externe est souvent plissé ou ridé , le bord columellaire parfois calleux.

L'animal présente une tête munie de deux tentacules, longs,

oculés sur leur côté externe, et une bouche allongée en façon de trompe. Le pied est arrondi et muni d’un opercule corné.

Parmi les espèces à tube grêle, fort, long et épineux, nous citerons le Rocher fine épine de l'Océan des grandes Indes et des Moluques (fig. 319).

Parmi les espèces à tube fort, long et sans épines, nous représentons le Rocher tte de bécasse, qui habite les mêmes mers (fig. 320).

Parmi les espèces à tube court et munies de franges foliacées, laciniées, nous citerons le Rocher palme de rosier et le Rocher scorpion (Murex scorpio, fig. 321).

Le Rocher palme de rosier, de couleur fauve, rayée de brun.

Fig. 321. Rocher scorpion. Fig. 322. Rocher érinacé. (Murex scorpio. Lin.) (Murex erinaceus. Lin.)

avec du rose violacé à l'extrémité des digitations et l’ouverture blanche, est une coquille d’un aspect très-original. Nous citerons encore deux espèces. L'une estle Rocher érinacé (Murex erinaceus, fig. 322), qu’on trouve dans toutes les mers d'Europe, et qui est très-commun dans la Manche; l’autre est le Rocher droite épine, vulgairement nommé petite massue. Il est d'un brun cendré, plus souvent d’un brun marron en dehors et jaune en dedans. Il est propre à la Méditerranée et à l’Adriatique. C'est cette espèce qui, d’après Cuvier et de Blainville, fournissait plus particulièrement la pourpre des anciens.

Page 1