I. Portraits insérés dans V Astrée et dans la Sylvanire
Ces portraits, que nous ne détaillerons pas, n'ont qu'une ressemblance assez éloignée avec les gravures de Baillue et de Van Schuppen. Ils se ressemblent extrêmement entre eux, ou plutôt ne sont que des variantes du même type, probablement celui qui a été dessiné par L. Bobrun et gravé par J. Briot pour l'édition originale de la IIP partie de V Astrée (là 1 9). Figure allongée, un peu maigre, très forte moustache, barbe courte, tête couronnée de laurier, épaules nues, à demi couvertes d'une peau de lion. Les variantes consistent dans quelques traits de la figure, les ornements du cadre, la gravure du quatrain, etc. Ce quatrain est ordinairement celui-ci :
Un peintre sçavant entreprit De tirer au vray ton visage.
Mais nul que toy n'eut le courage, Urfé, de peindre ton esprit.
Ou bien :
Pour tirer au vray ce visage, Un sçavant peintre l'entreprit.
Mais nul que toy, etc.
On trouve aussi cet autre quatrain :
Qui voudroit te veoir revestu Des ornements que tu mérites.
Il faudroit peindre les Charités, L'Honneur, la Gloire et la Vertu.