LXXIV. — Possessions britanniques
(Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales.) (En collaboration avec le docteur Ely.) :
Étude démographique et médicale sommaire de la Nouvelle-Écosse, du Nouveau-Brunswick, de l'êle du Prince-Édouard et de la Golombie anglaise.
94 COMPTE RENDU DES OEUVRES DÜ DOCTEUR L.-A. BERTILLON 3 à /
LXXV.— Des diverses manières de mésurer la durée de la vie humaine (congrès médical de Bordeaux, 1865 ; — Journal de la
Sac. de statistique, 1866).
(Lecture à l'Académie de médecine, 14 mars 1865. — Unior médi-
cale.— Gazette hebdomadaire de médecine et de chirurgie.— France médicale. — Gazelte des hôpitaux, etc.)
- Après avoir montré combien la mortalité générale (sur 1,000 wvants de tout âge, combien de décès?) est impuissante à donner une idée exacte de la vitalité d'un peuple, et combien il est indispensable de toujours distinguer des groupes d’âges parmi les vivants et parmi les morts, M. Bertillon expose les opinions des différents auteurs sur le calcul de la ve PoUeRRe,
Bien qu’il n'y ait qu’une valeur à qui convienne le nom de we moyenne, il y a dans les auteurs jusqu’à onze manières fort différentes d'apprécier la mortalité d’une collectivité. |
M. Bertillon critique chacune de ces méthodes. Ce que l’on doit entendre par vie moyenne, dit-il, c'est l'espérance mathématique de vie telle que Nicolas Bernouilli l'a définie.
« C'est donc, dit-il, sur la table mortuaire que nous calculerons la vie moyenne, en faisant la somme de tous les âges vécus, et en divisant par le nombre de ceux qui les ont vécus. » Tel est le principe de la méthode qu'il développe, en indiquant quelques difficultés d'application et la manière d’en triompher.
Cet article est avant tout une œuvre de sage critique et de bon sens. C’est d'après la méthode qui y est exposée qu'ont été construites les tables de survie publiées quelques années après par Quételet.