‹ La vie et les œuvres de Honoré d'UrféChapitre 46 sur 73 · II. Portraits gravés ou lithographies · texte numérisé non relu

II. Portraits gravés ou lithographies

Nous ne mentionnons pas les nombreux portraits modernes qui ne sont que la reproduction pure et simple, ou à peine modifiée, des portraits du dix-septième siècle.

A. Cuivre. Rectangle, 239 X 187 mm.; fond de draperie. Mi-corps, chevelure abondante et bouclée, moustache et mouche; large fraise de dentelle, pourpoint à crevés, manteau sur l'épaule cachant la main droite qui ne laisse voir que les doigts, la main gauche libre et tenant des gants : Au-dessous : ILLVS"*^^ DOMNIVS HONORIVS VRFEIVS NO- BILIS ORD**^» CyBICVLI REQII, DVX 50. ARMATORVM HOMINVM A SVO MANDATO, COMES NOVI CASTELLI, BARO ARCIS MORANDAN^, ETC. - Antonius van Dycfc pinxit Pet. de Baillue sculpsit loannes Meysens excudit — Ce beau portrait est reproduit en tête de ce livre.

B. Cuivre. Médaillon ovale sur fond rectangulaire, 250 X 183 mm. En buste, chevelure abondante et bouclée.

moustache et mouche; pourpoint avec fraise, manteau sur répaule. Au-dessous et à droite du médaillon : « P. Van Schuppen seul. 1699. » En bas, à gauche et à droite des armes de la maison d'Urfé : « Honoré d'Urfé Chevalier de Malthe. » — Ce portrait, qui a la plus grande ressemblance avec le précédent, a été gravé pour les Hommes illustres de Perrault

C Cuivre, signé '^ MP. P. », 142 X 90 mm. Pour fond, un ciel nuageux. Mi-corps, chevelure bouclée, fraise de dentelle, pourpoint à crevés, à demi-ouvert Figure osseuse, amaigrie, la main droite repliée sur le pourpoint, la gauche appuyée sur le bord d'un cartouche qui porte le quatrain, et tenant des gants. Au-dessous, dans le cartouche :

La gloire de rouvrier se cognoit à rouvrage.

Admire cest autheur, lisant ce qu'il escrit; Les hommes jjeuvent bien dépeindre son visage. Mais il faudroit un Ange pour peindre son esprit

D. Bois, 33 X 31 mm. Cheveux tombant sur une fraise. Au-dessous : « I. d'Urfé ». C'est bien cependant le portrait d'Honoré d'Urfé, tiré de je ne sais quel ouvrage.

F. Cuivre, 150 X 100 mm., dans un médaillon entouré de figures et de fruits. Epaisse chevelure en toison. Au-dessous, dans un cartouche :

Tu peux veoir en ce seul Portrait La Vertu, l'Honeur et la Gloire. C'est un ornement de l'Histoire, Elle n'a rien de plus parfait.

Tout en bas :

« Horst In. Corn. Oalle f. »

F. Portrait au simple trait, 95 X 60 mm., tiré d'une « Histoire de France ». Au-dessous : « A. Vandyck pinx', Landon direx' ». - Interprétation simplifiée de la gravure de Baillue.

G. Portrait sans encadrement, moderne, 65 X 60 mm. Chevelure d'une extraordinaire abondance. Au-dessous, dans l'exemplaire que j'ai vu au Cabinet des estampes de la Bibl. nationale, on a écrit au crayon : « Boulmar sculp. ».

H. " Lithographie Canquoin, Marseille; Gueidon, éditeur. » Interprétation des gravures du dix-septième siècle, 290 X

1 40 mm. Chevelure abondante et frisée. Ce portrait est dans un cadre octogonal, surmonté d'un casque et d'une lyre; à gauche, Céladon; à droite, Astrée; au-dessous, dans un cartouche, paysage du Lignon, et au fond un château (La Bastie?) I. Portraits insérés dans V Astrée et dans la Sylvanire, Ces portraits, que nous ne détaillerons pas, n'ont qu'une ressemblance assez éloignée avec les gravures de Baillue et de Van Schuppen. Ils se ressemblent extrêmement entre eux, ou plutôt ne sont que des variantes du même type, probablement celui qui a été dessiné par L Bobrun et gravé par J. Briot pour l'édition originale de la III* partie de Y Astrée (1619). Figure allongée, un peu maigre, très forte moustache, barbe courte, tête couronnée de laurier, épaules nues, à demi couvertes d'une peau de lion. Les variantes consistent dans quelques traits de la figure, les ornements du cadre, la gravure du quatrain, etc. Ce quatrain est ordinairement celui-ci :

Un peintre sçavant entreprit De tirer au vray ton visage.

Mais nul que toy n'eut le courage, Urfé, de peindre ton esprit.

Ou bien :

Pour tirer au vray ce visage, Un sçavant peintre l'entreprit.

Mais nul que toy, etc.

On trouve aussi cet autre quatrain :

Qui voudroit te veoir revestu Des ornements que tu mérites, Il faudroit peindre les Charités, L'Honneur, la Gloire et la Vertu.

Page 1