‹ La vie et les œuvres de maître Arnaud de VilleneuveChapitre 7 sur 30 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

Pages 1. Compendium medicinse practicse Arnaldi de Villa, nova. — Traité de pathologie divisé en quatre livres. L. I. Prologue où Arnaud parle de ses maîtres et vingt-quatre chapitres où sont décrites les maladies de la tête, c'est-à-dire maladie des yeux, des oreilles, du nez, des dents ; l'épilepsie, l'apoplexie, la paralysie, le spasme, la manie, le vertige, l'amnésie et le catarrhe en général.

, — 48. L. II, formé de quarante-six chapitres : traitant des maladies de la poitrine (toux, asthme, hémoptysie, empyème); de l'estomac, des reins, de la vessie, des organes génito-urinaires, de l'intestin, du foie, do la rate et de la lèpre.

— 110. L. III; contient vingt-deux chapiti-es dont douze con-

sacrés aux maladies des femmes, sept aux intoxications d'origine animale ou végétale, le reste à des lésions diverses comme les fistules, le cancer, l'anthrax.

— 134. L. IV formé de trente-trois chapitres. Les quatre pre-

miers et les vingt derniers sont attribués à l'étude des fièvres. Le chapitre XII est uniquement consacré à l'examen des urines, à la description des caractères principaux, à leurs réactifs. Le reste traite de la pleurésie, de la pneumonie, de la phtisie, des maladies du foie et des intestins, des abcès du cerveau et de la phrénésie (méningite).

Ce traité, le plus long et le plus complet de pathologie a été fort discuté : on l'attribue aussi à

un Arnaud de Naples (de Renzi). C'est un de ceux qui renferment, en dehors des doctrines, le plus de renseignements sur le siècle et sur les contemporains: les citations d'auteurs y abondent.

Ed. pr. : XV.

Mss : 3074 Miinchen.

Pages 170. Practica summ.a.riaseuregimenmagistri Arnaldi ad instantiam démentis summi pontificis. — Traité de thérapeutique contenant vingt-neuf chap. très courts de recettes brèves et précises, multiples contre tous les symptômes qui peuvent se présenter. Pas de théorie : rien que des applications de thérapeutique à des cas bien limités de pathologie. A la fin, deux lignes ne se rapportant pas au texte, semblent avoir été ajoutées par un copiste entiché d'astrologie.

Ed. pr. : XVI.

Mss : 2848 Miinchen.

— 177. De modo prœparandi cibos etpotus infirmorum in

segritudine acuta. — Traité d'hygiène des malades. Arnaud y indique les délicates et habiles attentions que l'on doit avoir pour les malades ; le moyen de leur faire accepter les médicaments qu'ils refusent et les aliments qui leur sont nécessaires.

Ed. pr. : XVII.

Mss : 230 Oxford.

— 180. Compendiumregiminisacutoriim. -^Traité d'hygiène

spéciale, bien inférieur aux autres et particulièrement au précédent : les divisions scolastiques y sont nombreuses, quelquefois même contradictoires; les régimes alimentaires y sont répartis en cinq groupes. Ed. pr. : XVIII.

RÉSUMÉ DES « OPERA GMNIA

Pages 182. Regimo7i slve concilium quartanœ. — Ce traité d'hygiène affecte la forme (Fune lettre : il est adressé à un pape, vraisemblablement Clément V et semble faire suite à un certain nombre de consultations écrites du même genre : c'est par conséquent de l'hygiène spéciale à un individu. On n'y trouve que très peu de formules thérapeutiques.

Ed. pr. : XIX.

— 184. Concilium sive cura febris hecticse. — Traité d'hy-

giène et de thérapeutique. C'est une lettre adres.sée à quelqu'un pour un tiers malade; un régime y est institué pour les quatre saisons de l'année, la maladie étant considérée comme chronique : l'auteur y joint quelques formules pour les poussées aiguës. Ed. pr. : XX.

— 186. Concilium sive regimen podagrse. — Traité de théra-

peutique : compilation de formules d'abord séparées, de médicaments sédatifs de la douleur. A la fin, en bloc, l'auteur donne une grande quantité de recettes empiriques.

Ed. pr. : XXI.

Mss. : 456 Miinchen.

— 188. De sterilitate tam ex parte viri quam ex parte mu-

lieris. — Pathologie et thérapeutique. Ce traité se divise en deux parties : la première de quatorze chap. , signale les causes de stérilité venant de la femme, régime, hygiène du coït, maladies de l'utérus et donne pour chacune de ces affections un traitement. La deuxième de huit chapitres expose les causes émanées de l'homme : gonorrhée, priapisme, approximeron (Anaphrodisie), anomalies de constitution.

Ed. pr. : XXII

Mss : 77 Miinchen, daté de 1387.

Pages 196. De Signis leprosorum. — Traité de pathologie : symptomatologie de la lèpre : les signes au nombre de vingt-trois se tirent de cinq sources : urines, pouls, examen du sang, voix et examen des membres. Les variétés de lèpre y sont classées par humeurs.

Ed. pr. : XXIV.

Mss : 77 Munchsn.

197 Oxtord. Collège Saint Jean-Baptiste.

— 197. De arnore heroïco. — Traité de pathologie nerveuse en forme de lettre adressée à un médecin de Sardaigne. Ce traité très curieux contient en quatre chapitres : les symptômes, l'origine, les complications et le traitement de la folie érotique. La marche qu'il assigne à cette affection, les complications qu'il y décrit, reproduisent exactement certaines formes aujourd'hui bien caractérisées de délire systématisé.

Ed. pr. XXVL

Mss : 17847. f" 104 B. N.

456 Mtlnchen.

■ — 200. De venenis. — Traité de thérapeutique et de toxicologie; un de ceux où l'on trouve le plus d'observations et de renseignements utiles. D'abord la description de toutes les thériaques connues, contrepoisons généraux : puis rénumération des toxiques et la symptomatologie des empoisonnements : en troisième lieu la posologie et les indications des différentes thériaques dans toutes les variétés d'empoisonnement. Les Arabes, Dioscoride et enfin Pline sont surtout cités dans ce traité.

RÉSUMÉ DËS « OPERA OMNIA

Ed. pr. : XXIX.

Mss : 257 Miinchen.

Pages 216. De arte cognoscendi venena. — Traité que l'on peut rattacher à la thérapeutique : précautions à prendre pour ceux qui craignent d'être empoisonnés : préventifs et contrepoisons : le traité est court et sans grand intérêt.

Ed. pr : XXX.

Mss : 630 B. N.

456 mss. lat. Miinchen.

— 218. Contra calcuLum. — Ce traité de pathologie est un

des plus médicaux de l'auteur : les trois premiers chapitres sont consacrés à des considérations justes et élevées sur le rôle du médecin et sur la puissance de la médecine : les quati-e suivants traitent de la lithiase rénale et vésicale, de ses causes, de sa thérapeutique. Le dernier chapitre formule un régime pour les calculeux. Il semhle adressé à un pape ou à un prélat (Benoit XI ?)

Manque dans l'éd. princeps : imprimé pour la première fois en 1520.

— 225. Regimen curativum et pneservatimim contra catar-

rhum. — Ce traité comprend en cinq chapitres des formules de médecine pratique ; le régime des tempéraments sujets aux rheumata s'y trouve formulé : variété des catarrhes aigus et chroniques (chauds et froids) ; traitement. Le traité se termine par une formule très religieuse qui peut faire croire qu'il a été écrit pour un membre du clergé.

Manque dans l'édition princeps : imprimé pour la première foison 1520.

Pages 230. De tremore corclis. — Traité de pathologie sans doute très original : les citations d'emprunt habituelles ne s'y voient pas et le ton est bien personnel. L'auteur y distingue des palpitations symptomatiques de lésions cardiaques, d'abcès (péricardite et endocardite ?) et d'autres, réflexes de lésions éloignées ou d'un état général morbide. Le traitement repose sur les évacuants, les diurétiques qui diminuent la pléthore des humeurs. Le régime est longuement étudié. Manque dans l'édition princeps : imprimé pour la première fois en 1520.

— 236. De epilepsia. — Traité de pathologie de vingt-six chapi-

tres et deux suppléments. On y trouve développées les divisions et les théories du Départe operativa et du Breviarium. A la fin, un régime préservatif de l'épilepsie pour les enfants.

Manque dans l'édition princeps.

Mss. 77 fonds latin Miinchen.

— 254. De esu carnium. — Défense du régime des Chartreux

contre les Jacobites (frères prêcheurs). Les Chartreux se privaient de viandes ; les autres ordres ne suivaient pas le même régime et reprochaient à celui-là son abstinence qui, disaient-ils, était dangereux, surtout aux malades. Arnaud montre que l'usage de la viande n'est pas nécessaire, souvent nuisible ; que des centenaires ont vécu de légumes, et s'appuie surtout, dans cette querelle religieuse, sur les textes bibliques ; il traite durement les adversaires des Chartreux, voyant dans leurs réclamations le seul désir du bien-être matériel.

Manque dans l'édition princeps : imprimé pour la première fois en 1520.

RÉSUMÉ DES « OPERA OMNiA ))

Mss. : 4529 de Wien.

173 de Metz.

Désigné aussi par les catalogues anglais comme se trouvant dans la bibliothèque de Robert Burscough.

es 257. Recepta electuarii mirahilis prse.-^ey^vantis a.b epidemia. — Court traité de thérapeutique ne contenant qu'une formule : l'électuaire en question se fait en extrayant du sang humain le sérum et en le distillant avec de la rosée, des aromates et différentes plantes.

Ed. pr. LV.

Mss. : (provençal) du Vatican.

258. De ornatu miilierum. — Recettes de toilette, d'hygiène, de parfumerie ; quelques formules thérapeutiques spécialement pour les maladies de la peau. Plusieurs pages sont consacrées à des détails qui ne relèvent pas de la médecine et s'adressent à une clientèle féminine très spéciale.

Ed. pr. XXXIII.

De decoratione. — Mêmes recettes que le précédent, beaucoup plus court. Ce n'est sans doute qu'une compilation du premier traité.

Ed. pr. XXXV.

273. De dosibus iheriacalibus. — Traité de thérapeutique consacré à l'étude de la thériaque et des médicaments thériacaux ; l'action spéciale de la thériaque y est décrite, différenciée de l'action alimentaire comme de l'action toxique, mais rapprochée des deux.

Ed. pr. XXXI.

Mss. : 6969, f" 1-47, et 6971, f 72. B. N. 411 Mimchen.

294 nouv. Collège Oxford (extraits.) Pages 276. De conferentibus et nocentibus principalibus membris. — Mémento de thérapeutique de vingt chapitres. Le traité est d'ailleurs incomplet : dans cette édition comme dans la première, il s'arrête (I. 280 c.) au milieu d'une phrase.

Ed. pr. : XXXVIII.

Mss. : 456 de Miinchen.

173 de Metz.

— 280. De physicis ligaturis tractatus translatus de Grseco

in latinum. (d'autres éditions portent « de Araho in latinum » ). — Ce traité, sous forme de lettre, répond à la question suivante posée par le correspondant d'Arnaud : les incantations, talismans, conjurations peuvent-ils servir au médecin ? En est-il fait mention dans les livres anciens, grecs ou indiens (sic) ? Le traité, très court, comprend un certain nombre de formules magiques, de recettes curieuses : l'auteur déclare ne pas les avoir expérimentées, mais ne pas vouloir les rejeter a priori. Ce traité est vraisemblablement une traduction de Luca ben - Costa.

Ed. pr. : L.

Mss. : 6971, f 72. — 16089, f" 142. — 7337, f« 114, B. N.

277 de l'Ecole médecine Montpellier {sous le nom de Rhazès.)

— 297* Tableau synoptique précédant le traité suivant sur les

règles générales des lièvres et le résumant.

RÉSUMÉ DES « OPERA OMNIA

Pages 298. Tractntus de regulis generalibus febrium. — Traité de pathologie. Les fièvres, dit-il dans ses vingt-cinq règles, peuvent se traiter par évacuation (saignée, vomissement, sueurs), par altération (modification des humeurs et par suite des symptômes), par réfection (c'est-à-dire par réparation de l'organisme lésé). Ces règles renlerment beaucoup de règles d'hygiène, quelques formules et surtout une étude sur les indications des médicaments.

Ed. pr. XLVII,

Ce traité a été fort discuté : l'auteur s'y dit un disciple de Barthélemi et Arnaud n'a pas vraisemblablement été disciple de ce médecin.

— 307. De coïtu. — Traité de physiologie et d'hygiène :

réglementation des rapports sexuels ; modificateurs des humeurs ; aphrodisiaques, anaphrodisiaques. Ed. pr. XXXVII.

Mss. : 318 Bibl. Ec. Méd. de Montpellier.

— 313. De conceptione. — Bref traité sur les causes qui

nuisent à la conception.

Ed. pr. XXIII.

Mss. : 6971, f 69, B. N.

'205, Miinchen.

— 281. De vinis. — Ce traité de thérapeutique, adressé au roi

de Sicile (Frédéric), contient les procédés d'un grand nombre de préparations à base de vin ou d'alcool. Arnaud y cite les Arabes, Pline, Rufiîn et beaucoup d'anciens. Quelques formules sont de lui cependant, et celles qu'il rapporte sont précises et pratiques. On trouve (p. 286) la recette du vin d'or, secret hermétique. Il y donne aussi (291 ab] le moyen de frelater

les vins ordinaires en y ajoutant des alcoolats (eau ardente) de plantes aromatiques ; cela, dit-il, peut être agréable aux grands seigneurs, aux rois qui veillent se donner le luxe apparent d'une cave bien : garnie.

Ed. pr. XXXIX.

. Mss.: 6948 M03, —7058 f 1, —7817 f° 57. B.N. (Ce traité porte souvent le titre : De secretis magnis medicinse et virtutibus vini, ou Elixir doctissimi Arnaldide vinorum confectione).

Pages 290. De aquis médicinal ihus. — Traité de thérapeutique en cinq chapitres. Les eaux médicamenteuses se divisent en : eaux béchiques (tisanes), diurétiques, purgatives, astinngentes, et altératives qui modifient les qualités.

Ed. pr. XL.

Mss. :7817,f°76. B. N.

257, Munchen.

— 313. Tableau schématique analysant ce traité et classant

ces causes en antérieures, simultanées, postérieures au coït. Cette question est longuement étudiée et dans tous ses détails, mais plutôt théoriquement et scolastiquement que d'après des observations.

— 311. De bonitate mémorise. — Court traité sur la perte -de

la mémoire et le moyen de la prévenir. Le style en semble plus moderne : certaines tournures ne sont pas celles d'Arnaud.

Ed. pr. XXV.

Suit la Table des matières.

RÉSUMÉ DES « OPERA OMNIA

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