Le Vara de Yima
Notre second fargard parle dans sa seconde moitié du Vara, r enceinte, de Yima. Le nom ne fournit pas d'éclaircissement sur la nature de ce lieu; il ne s'interprète ni en bien ni en mal. L'enfer est appelé le Vara dAnra Mainyu dans un fragment de l'Àvesta*. Mais l'enceinte sur la montagne des dieux Elburz est aussi appelée Var J . On peut lui comparer le palais que le Touranien Franrasyan y le grand ennemi des héros iraniens, creusa sous la terre pour y être à l'abri (Fa&, 5, 41). On trouve dans le Bundahis, 29 et ailleurs, comme lieux de refuge aux heures de danger, le Vara de Yima avec sept autres lieux « d'où un chemin est tracé par le pouvoir du monde spirituel et ces lieux sont appelés les sentiers battus de Xvanïras » (« beaten tracks », West; « Klimas », Justi). De tels endroits sont le Kangdez, le pays de Saukavastân, la plaine des Arabes, la plaine de Pêsyânsaî, le fleuve Nâîvtâk, Aîrânvej, l'enceinte construite par Yima et Kasmîr dans les Indes. Un prince immortel règne dans chacun de ces pays. Yima construisit son Vara dans un passé lointain. Sur ce point la tradition et le commentaire sont d'accord.