‹ La vie future d'après le MazdéismeChapitre 36 sur 242 · E. Beauvois, R. H. A., X, p · texte numérisé non relu

E. Beauvois, R. H. A., X, p

7. « Quelle qu'ait été leur propre doctrine à cet égard, ce n'était

aussi semblent avoir cru à la pérégrination d'après le Livre des Morts où il est question de la métamorphose en serpents, en hirondelles, en oies, etc., jusqu'à ce que la théologie solaire eut remplacé ces doctrines f .

Que l'homme de la nature attribue une vie consciente à tout ce qui l'entoure, ce n'est pas plus étonnant que lorsque mon fils, qui a trois ans, entre dans un jardin et s'écrie : « Bonjour, fèves; bonjour, pois; bonjour, toutes les fleurs, avez -vous bien dormi? » ou que le marin dit du vent : « // souffle fort aujourd'hui ». Qu'y a-t-il ensuite de plus naturel que de voir autour de soi les âmes dont le souvenir est si vivant? Cette idée était d'autant plus simple que ces intelligences primitives croyaient aussi que les âmes des hommes encore vivants pouvaient entrer dans les objets, les plantes et les animaux. Une femme enceinte prend la forme d'un arbre de myrrhe, d'après la croyance des Sémites septentrionaux 8 . Un Islandais avait rêvé que lui et ses compagnons étaient attaqués par une troupe de loups. « Ce sont des mannahugir , « des âmes d'hommes », répondit celui à qui il racontait le songe qui l'avait troublé 3 . L'âme des trépassés demeure dans les sources, les fleuves, les arbres et les montagnes. Les animaux et les hommes se meuvent dans les formes les uns des autres d'après les conceptions totémiques. Jevons prétend même faire dériver le culte des ancêtres du totémisme 4 . Il y a là une exagération dogmatique. C'est donc une simple explication de la doctrine de la continuation, lorsque l'âme, après la mort, est logée dans les objets, les plantes et les animaux.

Les âmes peuvent même revivre sous la forme d'hommes vivants. De là, l'habitude de donner à un enfant le nom d'un personnage disparu. Des exemples de ressemblances frappantes dans une même famille ont favorisé la conviction que

certainement pas la croyance des Gaulois » (Enc. des sciences rel. 9 V, p. 437, art. Gaulois).

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