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ORGANES MIS EN MOUVEMENT PAR LES MUSCLES

Os et squelette. C'est en agissant sur des tissus osseux nommés les os que les muscles produisent les divers mouvements.

Les os sont des organes rigides, dont nous avons précédemment fait connaître la structure. Ils sont formés par des lamelles entrecroisées, que recouvre une matière compacte*, composée, comme elles, d'une substance organique, Vosséine, et de sels minéraux, phosphate et carbonate de chaux. Le centre de l'os est creusé d'un canal contenant une substance molle, très-légère, nommée moelle; disposition qui a pour résultat de diminuer le poids de l'os, tout en augmentant sa solidité, car il est démontré en mécanique que, de deux colonnes de même hauteur et formées d'une même quantité de matière, dont l'une est pleine et l'autre creuse, la dernière est la plus résistante. A leurs extrémités les os sont terminés par des saillies nommées apophyses, qui ont pour effet d'augmenter leur surface de façon à permettre à un grand nombre de muscles de s'y insérer. Elles font en même temps ofïice de poulies de réllexion, gui permettent aux tendons de s'insérer aux os avec une certaine obliquité. Les muscles longs des membres sont en effet généralement parallèles à la direction du levier osseux qu'ils doivent mouvoir, condition éminemment défavorable à leur action, comme nous le verrons [)lus loin.

L'ensemble des os constitue le squelette, véritable charpente de la machine humaine. Il sert tout à la fois de support et d'enveloppe protectrice aux organes. On le divise en trois parties : la tête, le tronc et les membres.

La tête est formée en haut et en arrière par le crâne ; en bas el en avant par la face.

Le tronc est constitué par le thorax et le bassin, que relie ensemble une colonne osseuse, colonne vertébrale ou rachis. Le thorax a la forme d'une cage conoïde dont la base est en bas. Il est formé par la colonne vertébrale en arrière, par les côtes en avant et sur les parois latérales; il contient le cœur et les poumons. Le bassin a la forme d'un cône tronqué profondément échancré. Il termine inférieurement la cavité abdominale, supporte la colonne vertébrale et renferme dans sa cavité la partie inférieure du lube digestif, la vessie .et les organes de la génération. La colonne vertébrale supporte la tête a sa partie supérieure el

* Voyez ûg. 6, p. 25.

MKCAMS.MH I)i:s .M<»1 VK.MKNTS.

Fi^'. 130. — Squelette de l'homme.

a) Os l'iontal. — b) Jlalairc. — c) Maxillaire supéiiour. — d) jraxillaire inférieur. — e) Clavicule. — /') Humérus. — g) Côtes. — h) Radius. — i) Cubitus. — j] Féinur. — A) Tibia. — i) Péroné. — m) Pariétal — n) Vertèbres. — o) Omoplate. — }>) Bassin. — 5) Os du carpe. — r) Os du métacarpe. — s) Doigts. — t) Rotule. — u) Os du tarse. — v) Os du métatarse. — w) Orteils.

Les différents os du squelette sont dessine's avec leurs détails dans les figures suivantes, à l'exception de la cage thoracique , représentée page 319 et des os du pied, qui se trouvent dans les planches consacrées aux muscles à la fin de ce chapitre.

Fie. 131. — Crâne humain.

Fig. 132.

l'ace anlàieurc de la deuxième vertèbre cervicale {axis).

Fig. 13:3. — Bassin de l'homme.

Fig. 134 — Bassin de la femme.

* I) Facette articulaire de l'apopliysc, loïdi?. — 2) Saillie inférieure de la vertèbre. — 3) Facette arti-

culaire inférieure. — 4) Apophyse transverse. — 5) Facette articulaire supéiicure.

** I) Frontal. — 2) Occipital. — 3) Pariélal. — 4,5) Temporal. — 6) Sphénoïde. — 7) Maxillaire supérieur. — 8) Malaire. — 9) Os du nez. — 10) Maxillaire inférieur.

MKC'ANi>^Mi: ni:s mouvements.

Fig. 135. — Colonne vertébrale.*

Vl^. 136.

Squelette du, bras, de l'avanl-bras et de la main.**

* a) Allas. — 6) Axis. - c) Septième vertèbre cervicale. — d) Première vertèbre dorsale. — c) Dixième dorsale. — /) Onzième dorsale. — </) Douzième dorsale. — ^0 Cinquième lombaire. — j) Sacrum.

I, I) Facettes des apopbjses Iransverses s'articulant avec les côtes. — 2, 2) Facettes articulaires du corps des vertèbres s'articulant également avec les cùles. — 3,3) Trous de conjugaison. — 4,5) Facettes articulaires de diverses vertèbres.

*» I) Humérus. — 2) Radius. — 3} Cubitus. — i) Os du carpe. — b) Os du métacarpe. — G) Doigts.

s'articule avec le bassin à sa partie inférieure; elle est composée de vingt-quatre pièces nommées vertèbres, séparées par des disques de matière élastique nommés (lis(jues intervertébraux. Cylindriques en avant , les vertèbres sont munies latéralement et en arrière de saillies osseuses nommées apophyses, Les apophyses latérales nommées apophyses transverses s'articulent avec des os nommés cdtes. qui forment les parois de la poitrine.

La colonne vertébrale a trois courbures en sens contraire, qui la rendent plus solide que si elle était verticale, ainsi qu'on le démontre en mécanique.

Les membres sont tous construits sur le même type. Ils se partagent chacun en quatre segments, qui sont : pour les membres supérieurs, l'épaule, le bras, l'avant-bras et la main; et pour le membre inférieur, la hanche, la cuisse, la jambe et le pied.

L'épaule est formée de deux os, la clavicule et l'omoplate; la hanche n'en a qu'un seul, de même que le bras et la cuisse; l'avantbras et la jambe en contiennent deux; la main, vingt-sept; le pied, vingt-six. Le nombre total des os du squelette est de 198.

Avec des formes très-diverses en apparence, le squelette des différents animaux est, au fond, toujours construit sur le même plan, Sous les nombreuses variétés de formes que revêt un même organe on reconnaît toujours un type constant. Les membres antérieurs des mammifères, les ailes des oiseaux, les nageoires thoraciques des poissons sont des organes formés des mêmes parties. Quand certains os semblent manquer, comme le péroné chez les oiseaux, il y a seulement, en réalité, fusion de plusieurs os. Quand ils se multiplient, la multiplication résulte de la division des os.

La nature crée, du reste, le moins de types possible. Chez le même animal î les membres inférieurs sont formés d'os semblables a ceux des membres supérieurs. Les os des diverses vertèbres sont également semblables , et un examen attentif montre que la tête qui surmonte les vertèbres est formée elle-même de la réunion de plusieurs de ces derniers organes.

C'est sur les os. que les muscles s'insèrent. Cette insertion se fait au moyen de cordes résistantes, nommées tendons, composées

MKCANIS.Mi: DKS M( »I ■^' KM KNTS.

de faisceaux de matière fibreuse riches en vaisseaux et en nerfs. Les fibres de ces tendons , nommées aussi aponévroses cV insertion , ne se continuent pas avec les fibres musculaires. Ces dernières se terminent par un cul-de-sac qui s'enfonce dans une dépression correspondante du tendon.

Les muscles sont fixés aux os par des lames fibreuses qui partent des gaines aponévrotiques enveloppant les muscles. Toutes les masses musculaires d'un membre ou d'une région sont entourées d'une gaine fibreuse nommée aponévrose, d'où partent des cloi-

Fig. 140. — Aponévroses enveloppant les muscles'.

sons intermusculaires qui la divisent en loges distinctes pour chaque muscle.

* I , 2) Aponévrose des muscles de rabiiomcn. — 3,4, ii) Anncaii[inguinal, — fi) Tronc de filets nerveux. — 7) Nerf fémoro-cutané externe. — 8) Ajioiiévrose renversée du muscle petit oblique — J) Petit oblique. — 10, 1 1) Faisceaux du petit oblique et du transverse — 12) Muscle crèniastcr. — 13) Pénis. — 14, 15} Ligaments suspcnseurs du pénis. — 16) Fascia ctebriformis. — 17) Canal crural. — 18) Veine fémorale. — 19) Veine saphène interne. — 20) Artère fémorale. — 21) Veine fémorale. — - 22) Artère épigasl'ique inférieure vue par transparence.

MiuANisMi: i)i:s M()i;vi;.Mi:.\ Ts. soi

Articulations. F, a |)lii|)nrt des os sont unis cnsonihle d'une façon Uvs-Mioltile; mais (juel(iues-uns, ceux du crâne par exemple, sont en.i^renés et coinplc'tement fixes. Il cxisle aussi plusieurs articula(it)ns (jui, sans CUv tout ;i fail soudées, ne jouissent (pie de mouvements Iros-j»'!! étendus; tels sont, par exemple, certains os de la main, du hassin, etc.

Les articulations mobiles sont les plus non)l»reuses; elles sont formées de pièces osseuses, séparées par des cartilages élaslicjues (pii em|)èchent les surfaces osseuses de frotter l'une contre l'autre. I^lles soiit également [)rotégées par une mince mendjrane nommée iiioutbriuic si/noridle , (jui sécrète un litpiide destiné à remplir les vides existant entre les surfaces articulaires et à adoucir leurs frottements.

Les articulations mobiles sont unies par des ligaments fibreux, (pii s'étendent de Tune à l'autre surface osseuse, mais sans gêner leurs mouvements, à moins (jue ces derniers ne tendent à s'exagérer. Dans ce cas elles en limitent l'étendue.

Ce ne sont pas les ligaments qui maintiennent en contact les surfaces des articulations mobiles : ils sont trop relâchés ; ce ne sont pas non plus les muscles, car ils ne peuvent pas toujours rester contractés. Ces surfaces ne sont maintenues en présence (jue par la jjression atmosphérique, qui agit comme lorsqu'elle empêche deux glaces appliquées l'une contre l'autre de se séparer. En couinant sur un cadavre sus[)endu par le cou les ligaments et les muscles qui entourent une articulation, celle de la cuisse par exemple, on voit que les surfaces articulaires, bien que privées de tout point d'attaciie, restent cependant en contact jusqu'à ce ([u'on fasse passer de l'air entre elles.

Les disques de matière élastique qui se trouvent entre certaines articulations, telles que les vertèbres, ont une utilité considérable. Ils agissent comme ressort pour ramener à leur position les pièces du sc|uelette qui en ont été écartées par l'action musculaire. Si les vertèbres n'étaient pas ainsi retenues par des disques de matière élastifp.ie, la colonne vertébrale ne pourrait être maintenue verticalement (pie par la contraction permanente des muscles du d(^s. Il sullit d'examiner, en effet, un individu de profil pour voir

Articulations des os entre eux.

Fig. lil. — .{rticulalion de l'apophrse olo.i'.oide avec la première vertèbre cervicale. *

Fig. 142. — Arliculalion de la cuisse avec le bassin.** Fig. 143. — .\riiculation du genou. *"

), 2) Arcs aiiléiieiir it poslérieur de l'ailas. — 3) Ajjopliysc Iransverse. — i, o) Artère et veine cérébrales. — •i) Apophyse odontoïde. — 7) Ligament transverse de l'atlas. — 8) .articulation de l'atlas avec l'apophyse • idontoîde. — 9) Synoviale. — 10) Moelle ëpiiiière. — I I) Nerf cervical.

** 1, I) Axe de rotation du bassin. — 2) Ligne coujiant en deux parties égales une ligne allant de l'épine iliaque antérieure et supérieure au bord supérieur de la symphyse du pubis. — .3, 4, b) Capsule fibreuse de l'articulation coxo fémorale. — C) Coupe du muscle psoas illaque. — 7) Coupe du muscle psoas. — 8) Coupe du muscle droit anté'ieur.

*** I) Fémur. — 2) Tibia. — 3) Rotule. — 4) Cul-de-sac sous-tricipital de la synoviale. — 5) Prolongement de la synoviale. — 6) Tendon du triceps fémoral. — 7) .iponévrose. — 8) Tendon rotulien. — 9) Tissu adipeux. — 10) Séreuse sous-cutanéc — H, 12, (.3) Séreuses prérotuliennes.

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que le poids des organes placés dans la poitrine et l'abdomen l'emporte oonsidérablement sur le poids des organes placés derrière la colonne vertébrale et tend, par conséquent, à la porter en avant. Mais comme ses mouvements ne peuvent se faire sans entraîner la déformation des disques cartilagineux, ces derniers, qui, de même que tout corps élastique, jouissent de la propriété de revenir à leur forme première après en avoir été écartés, tendent toujours à ramener la colonne vertébrale dans sa position normale.

Chez les animaux qui ont toujours la tête élevée, comme le cheval, il existe derrière le cou un ligament puissant chargé de la maintenir et de rendre inutile une contraction musculaire permanente qui serait extrêmement fatigante , en admettant qu'elle fût possible.

Diverses sortes de mouvements exécutés par les os.

Les différents genres de mouvements que peuvent exécuter les os ont été nommés flexion, extension, abduction, adduction, circiimduction et rotation. On dit qu'un menjbre est en flexion quand ses deux extrémités se rapprochent, et en extension, quand elles s'éloignent ; on dit qu'il est en adduction lorsqu'il se rapproche de l'axe du corps, et en abduction lorsqu'il s'en éloigne; en circumduction quand il décrit un mouvement conique autour de son axe , et en rotation quand il tourne sur cet axe. On a donné le nom de muscles fléchisseurs, extenseurs, adducteurs, etc., aux muscles capables de produire ces mouvements.

Les muscles concourant aux mêmes mouvements sont nommés congénères; ceux qui produisent des mouvements contraires sont nommés antagonistes ; les fléchisseurs d'un membre sont congénères, les extenseurs sont antagonistes des fléchisseurs. Quand un muscle se contracte en même temps que son antagoniste, l'os sur lequel il agit étant tiré également en sens contraire, reste forcément immobile.

PRINCIPES DE MÉCANIQUE fl P P L I C A B L ES A LÉTU D E DES MOUVEMENTS THÉORIE DES LEUIERS.

On (loiiiic. (Ml iii('caiii(|ii<\ le nom do Icricr ii une harre rigide j)()uv;inl tourner lil)renient autour d'un point li\e. comme le flénu d'une balance, par exemple, (^e point li\e a reçu le nom de point (Cappui. Sa position relativement au point oîi s'applitjue la force ou puissance qui met le levier en mouvement et à celui oii s'apj)lique la résistance à vaincre pour produire ce mouvement détermine l'espèce du levier. Si le point d'appui est entre la puissance et la résistance; on a le levier du /m-inicr genre, dont les ba-

Fig. 147. — Levier du premier genre.

lances et les ciseaux sont des exemples. Si le point d'appui est a une extrémité du levier, tandis que la puissance est à l'autre et la résistance entre les deux, le levier est dit du deuxième 'genre.

Fig. 148. — Levier du deuxième (jcnre.

Fig. lut.— Levier du iroisOime genre.

L'aviron qui fait marcher un bateau, le casse-noisette qui brise une amande, la brouette, quand elle est en mouvement, sont des leviers de cette sorte. Enfin, le point d'appui peut encore être à une extrémité, mais la résistance à l'autre extrémité et la puissance entre les deux. C'est le levier du (roisiènie genre. La pédale

(l'iiu piano, les pincettes des foyers , le rouet des fileuses en sont (les exemples.

Dans les trois genres de levier que nous venons de décrire, la distance qui sépare le point d'appui de la puissance et de la résistance se nomme bras de levier. Le bras de levier de la puissance a, par conséquent, pour longueur la distance qui sépare le point d'appui de celui où est appliqué la puissance. Le bras de levier de la résistance a pour longueur la distance comprise entre le point d'appui et le point d'application de la résistance.

On démontre, en mécanique, que la puissance qui tend à faire mouvoir un levier autour de son point d'appui produit d'autant plus d'efforts que le bras de levier sur lequel elle agit- est plus long , c'est-à-dire que le point d'application de la puissance est plus éloigné du point d'appui. Si le bras de levier de la puissance est deux fois, trois fois, quatre fois plus long que le bras de levier de la résistance, la puissance qui fera équilibre à la résistance n'aura besoin que d'être la moitié, le tiers, le quart, etc., de cette dernière. On exprime ce fait en disant que pour (|ue deux forces se fassent équilibre à l'aide d'un levier, il faut <pie l'intensité de la puissance et celle de la résistance soient en raison inverse de la longueur des bras de levier auxquels elles sont appliquées.

L'effet que produit une force appliquée sur le bras d'un levier croissant avec la longueur de ce bras de levier, on comprend ([u'avec une force quelconque on puisse faire équilibre à une résistance très-supérieure, à condition que le bras de levier sur lequel agit la puissance soit suffisamment long. C'est en se basant sur ce principe qu'Archimède disait qu'avec un point d'appui et un levier il soulèverait le monde. Ce serait, sur une inunense échelle, la simple réalisation de ce que l'on fait chaque jour avec l'espèce de l)alance nommée romaine^ qui permet, comme on le sait, de peser des corps de poids fort différents avec un môme poids, qu'il suffit de placer à une distance convenable du point d'appui, de façon à faire varier la longueur du bras de la puissance.

Il ne faudrait pas croire cependant — erreur professée par tous es chercheurs de mouvement perpétuel — que les leviers per-

M l': ( ■ A N i s AI I : I ) 1 ; s M ( ) i : \- j.; m j,; ^ •,- ^

..K.uct ,0 ,m,l.,|,lu.,. la force. Ce quoa g,^u. cl',,,, cô.é. on I,. perçl ,nev„„l,l,.„„.„l ,1,. r.ulre. Ave. une puissanec n.inin.e on ,„o-

l'.»oou,„- un .«ran,l espace e. en la laisanl a.i,. lor. lou^lcups- ,.e qui a de «a^ue eu force est alo.'s perdu eu ^ilessc eten espace

parcouru Avec un levier sullis, e„i fon.« uu l,o,n,ne pourra l,icu

a lu. seul souic^,.,. un,, loco, v; ,uais pen.lanlquo la locon.omc

s élèvera a une hauleur ircs-nuuiine, le lira.s ,1e levier ,1e la puissance eu raison ,1e leMrème lou^ueur ,|u-il aura lallu lui ,|onner sera oblige de parcourir un ciiemin livs-lon;,' *

Cequeron gagncen Ibrccestdoue tou.joursp,T,lu eu vitesse; n,ais .ec,prô,,„en,ent. ce que Ion p,.r,I en force, on le ^^agne en v'i.esse et en espace parcouru. Kn faisant agir sur un levie' .font I,. hn" le la puissance est Irès-court et celui ,1e la résistance Irès-lon^- une

'"'■''V"""^ ■ ''' '-''^''"i" l«''~"iu par le bras de la puissance

>eia tres-couit peiulant ,,ue celui parcouru par le bras ,le la r,^ sistance sera très- oiiit**. ' "^ "i''.. uc m u-

Leviers osseux. Kn ap|,li,,uant ces principes aux inouveineuN des os, nous comprendrons facilement les lois d'après lesquelles ces mouvements s'accomplissent. '

Les os sont .les leviers comme ceux ,lo,u nous venons de parlerle /,-n,r ,lu prem.er g,,„-e (point il'appu, enire la résistance et la puissance est (res-commun chez l'l,o„„ne. C'est surto.U dans l'é-

|ui bre de la stalion qu'on le trouve le plus freque en. Le

donc en equi ibre sur les deuK fémurs, la lèle en e,nnlibre sur la colonne vertébrale, représentent des leviers du pr uiie Im-e

r rànea' eel V'™"'^ ''' l"''""''''l'l""- '^^ "-eau de l'uni!,,, du uane a,ec la colonne vertébrale; la puissance est l'aciiou .les

relative,,,™, ,', ,, l„,,Uu a ,' ,• I p'' '""'°""'" '""' '" '■"'"••■""='' •'"'-'" l'=«' puissance. ^ Lue IP, re,,rese„to„l I„ el,™,i„ ,,.„.c„„r„ ,,„,■ u

** La lig. 150 le fait facile,,,™. c,„„|„c,i,l,-e L' ,re PI- „„, , ■ . , paro„,„.„ ,,,„ la ,„,is,„„ce, es. l,c,.„e„'„,, y^^Z^L Z^?^ ' '■'""'"

le elle,,,,,, |,a,co,iru pa. la resis.aace. ' ' '1'" ' "« '•'■ . '1'" reprcseiitc

THYSIOLOGIE HUMAINE.

muscles qui s'insèrent derrière la tète et la redressent en se contractant.

Fig. 150. — Levier osseux du premier genre.

Fig. 151. — Type d'un levier du premier (jenre, auquel se ramène la figure précédente.

Le levier du deuxième genre (appui à une extrémité, puissance à l'autre, résistance au milieu) est surtout réalisé dans les mouvements de locomotion. Il se produit notanuuent quand on se soulève sur la pointe du pied; le point d'appui est alors à l'endroit où la pointe du pied s'appuie sur le sol ; la résistance est le poids du corps, qui porte tout entier sur l'articulation du cou-de-pied; la puissance est appliquée au talon, au lieu d'insertion des muscles de la jambe, muscles dont la contraction est destinée à soulever le pied.

Dans le levier du second genre, le bras de levier de la puissance est toujours plus long que celui de la résistance * ; par conséquent, d'après les principes énoncés plus haut, avec ce système de levier on perd en vitesse, mais l'on gagne en force. Il fallait une combi-

■^ Il suffit d'examiner la fig. 154 pour comprendre que AP est toujours plus lonj: que AR.

naison de cette espèce pour arriver à produire l'effort considérable nécessité par le .soulèvement de tout le poids du corps quand il s'appuie sur l'extrémité des orteils.

Fis. l'ii.

Levier osseux du deuxième genre.

Fig 153.

Type d'un levier du deuxième genre, auquel se ramène la figure ci-contre.

Le levier du troisième genre (appui à une extrémité, résistance à

Fis;. I.H. — Levier osseux du troisième genre.

Fig. 155. — Type d'un levier du troisicinc genre, auquel se ramène la figure précédente.

l'autre, puissance au milieu) est, dans la machine animale, le plus répandu de tous; c'est lui qui produit presque tous les mouvements

de la locomotion et des membres. La flexion de l'avant-bras sur le bras par l'action du biceps en est un exemple;^ le point d'appui est au coude, la résistance dans la main et la puissance au lieu d'insertion du biceps, à la partie supérieure de l'avant-bras.

Dans le levier du troisième genre , le bras de la résistance est toujours forcément plus long que celui de la puissance*. Par conséquent, d'après ce que nous avons dit plus haut, pour que la puissance fasse équilibre à la résistance à vaincre, il faut toujours qu'elle lui soit supérieure. Dans le levier précédent, la vitesse était sacrifiée à la force; dans celui-ci, c'est la force, au contraire, qui est sacrifiée à la vitesse. Ce genre de levier était nécessaire pour produire les mouvements rapides que nécessite la locomotion de l'animal.

La direction suivant laquelle agit la puissance sur le bras de levier a une importance assez considérable. Plus cette direction est oblique, plus, toute chose égale d'ailleurs, il y a de force perdue. Ce n'est que quand la puissance est perpendiculaire au levier qu'elle produit son maximum d'action**. Les muscles agissant presque toujours perpendiculairement au bras du levier, comme les muscles du mollet sur le talon par exemple, sont peu nombreuK; habituellement l'insertion de leurs tendons se fait très-obliquement sur les

* Le simple examen de la fig. 15G m<jntre que AR est toujours forcément plus long que AP.

** Soit PE (fig. 157) un levier dont A est le point d'appui, P la puissance, R la résistance. Si la résistance est e'gale à la puissance et le bras de la puissance égal au Lras de la résistance, le levier reste en équilibre tant que la puissance agit dans

Vis. 1.5«.

la direction perpendiculaire PP'. Mais aussitôt qu'elle prend les directions PP" PP'", elle fait de moins en moins équilibre à la résistance, et dans la direction PP"" son action est complètement annulée.

M 1 : < A M S M 1 : I ) i: s .moin i ; m r; n t s.

Itras (lo lovior sur lesquels ils ai^issent. Ce n'csl, coiiinie dans l'insertion du hiceps sur le ladius. qu'il eertains moments <lu niouveiiicnl (jut" la puissance niusculairr a.uil peipendiculaiiemciit aux leviers. Il est évident, en t'IVct . (|ue (|uand l'aNant-ijras s'inllécliit sur le bras, la puissance musculaire — le biceps — agit d'abord très-obli(piement sur le radius et n<' lui devient perpentliculaire (pi'a un cerlain moment de la llcxion de l'avant-bras*.

Les muscles ne pouxant ej)rou\ei- <pi'un dei;ré de contraction limite, deviennent, lorsqu'ils sont aussi raccourcis que possible. inqjuissants à produire aucun eftet. C'est ainsi que, quand le poignet est fortement fléchi sur l'avant-bras, les doigts ne peuvent plus se fermer complètement, et l'homme le j)lus vigoureux est obligé de lâcher l'objet (ju'il tenait. La position donnée i» la main diminue tellement , en effet, la longueur i\Q> muscles fléchisseurs qu'ils deviennent incapables de se contracter avec énergie.

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