‹ La vieChapitre 89 sur 156 · XII. MUSCLES MOTEURS DES DOIGTS · texte numérisé non relu

XII. MUSCLES MOTEURS DES DOIGTS

Ils se divisent en extenseurs^ fléchisseurs, abducteurs et adducteurs.

Les extenseurs des doigts sont : l'extenseur commun des doigts et l'extenseur du petit doigt, qui vont de l'épicondyle aux phalanges. Ils étendent les premières phalanges et les écartent du médius, qui reste fixe. — Le long abducteur du pouce, qui va de la face postérieure du cubitus au premier métacarpien. — Les long et court extenseurs du pouce et l'extenseur propre de l'Index, qui vont de la face postérieure du cubitus aux phalanges du pouce et de l'index.

Les fléchisseurs des doigts sont : le lléclilssenr commun superilciel des doigts,

qui va de répitrochlée et du bord antérieur du radius à la deuxième phalange des quatre derniers doigts. — Le fléclilsseur commun profond des doigts, qui va de toute la surface du cubitus, la face postérieure exceptée, à l'extrémité supérieure de la dernière phalange des quatre derniers doigts. — Le fléchisseur propre du pouce, qui va delà face antérieure du radius à la dernière phalange du pouce. — Les lombricaux, petits muscles qui vont des tendons du fléchisseur profond au côté externe de l'articulation métacarpo-phalangienne des quatre derniers doigts. Ils sont extenseurs des deux dernières phalanges et fléchisseurs de la première.

Les abducteurs et adducteurs des doigts sont : les interosseux dorsaux et palmaires. Ces muscles, qui remplissent les espaces elliptiques qui séparent les métacarpiens, vont des faces latérales des métacarpiens à la partie latérale et supérieure des premières phalanges. En se contractant, ils inclinent latéralement les phalanges et, par suite, portent les doigts correspondants en dedans ou en dehors. Ils peuvent aussi, comme les lombricaux, fléchir la première phalange et étendre les deux dernières. Ils prennent leur point fixe sur les métacarpiens; leur point mobile, sur la phalange. Leur nombre s'élève à 7 , 4 dorsaux et 3 palmaires. Les interosseux dorsaux s'insèrent aux deux métacarpiens entre lesquels ils se trouvent; les interosseux palmaires à un seul. Les interosseux dorsaux sont abducteurs par rapport à l'axe de la main, c'est-à-dire qu'ils éloignent le doigt correspondant à cet axe. Les interosseux palmaires sont adducteurs.

Outre les muscles qui précèdent et qui, sauf les lombricaux et les interosseux, appartiennent tous à la région de l'avant-bras, il existe jjour le pouce et le petit doigt plusieurs muscles qui ont Içur siège dans la main et sont destinés à accroître l'énergie de leurs mouvements de flexion et d'opposition. Ils appartiennent tous à la région palmaire et forment, sous le pouce et sous le petit doigt, des saillies volumineuses, nommées éminences thénar et hypothénar. Les muscles du pouce sont le

«■oiirt ahiliicioiir ilii ponce, l'opposiiiil ilii ponce, lo court tK^rlilsHOur du pouce rt raililuiMcur «lu pouce. Ils vont cliaciiu di' ruii (les os (lu carjic aux jjlialaugis du |H)Uce et du petit doigt. Les trois preuiiers servent à opposer le pouce aux (juatrc derniers doigts; le (lUiitricme rapproche le pouce de l'index et, dans certains mouvements, unit son action k celle des deux pre'cedcnts.

Les muscles du petit doigt sont la ri-pctition de ceux du pouce; ils s'insèrent de l'un des os du carj)e aux phalanges du petit doigt. Ce sont l'ainlucicur «lu pciii «loi;;i, (|ui éloigne le petit doigt de l'axe de la main; le court nceliisscur «lu petit «lol«|t (jui le fléciiit: l'opposant du petit dolyt, cjui l'oppose au pouce.

Page 1