‹ La vie interieureChapitre 72 sur 91 · XIII. — Pour le temps de la maladie · texte numérisé non relu

XIII. — Pour le temps de la maladie

I. Piété. — M'aider d'oraisons jaculatoires, de réflexions courtes, mais bien choisies, pour accepter mon mal avec des pensées toutes surnaturelles, v. g. : Ecce quem amas infirmatur, Domine. — La maladie n'est pas moins un don de Dieu que la santé. — La maladie est une expiation, une grande source de mérites. — Mihi vivere Chrisius est, et mori litcnim.

Lire ou me faire lire quelque livre spirituel (traité ascétique ou vie de Saint), la Passion de Notre-Seigneur surtout, pour m'entretenir dans ces sentiments.

2. Le plus possible ne rien retrancher de mes exercices spirituels ordinaires, sans consulter le P. Supérieur, le P. Spirituel, ou du moins sans les avertir.

3. Sanctifier toujours l'usage de la nourriture, des boissons, des remèdes, par quelque acte de piété.

4. M'unir au moins de cœur aux messes qui se disent à l'église ; me prescrire pour la journée un certain nombre de visites spirituelles au S. Sacrement et de communions spirituelles.

5. S'il n'y a pas de singularité, demander aux prêtres leur bénédiction. Demander à faire la sainte communion le plus souvent possible, surtout pendant la convalescence.

6. Patience. — Éviter tout signe d'impatience et de mauvaise humeur. M' encourager à la patience, la demander à Dieu : Non mea voluntas, sed tua fiât. — Digna factîs recipimus. — Quid hoc ad œternitatem? Réagir contre l'accablement moral

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et surtout contre l'imagination, qui, alors plus que jamais, grossit toute chose. — In patientia vestra possidehitis animas vestras. Me montrer, le plus possible, content de tout et de tous.

7. Charité. — Remercier le plus aimablement possible, des moindres services ; faire toujours bon visage à mes visiteurs, sauf à restreindre le nombre des visites, en cas de plus grande fatigue ; — parler le moins possible de mon mal, et, quand j'en parle, ne pas m'en montrer affecté.

8. Obéissance. — Voir plus que jamais Jésus-Christ dans le Supérieur quel qu'il soit, médecin, infirmier. — Consulter qui de droit, avant de rien proposer, de rien demander d'extraordinaire ou de contraire aux prescriptions de l'obéissance.

Ne pas me considérer comme affranchi de toute règle, surtout pendant la convalescence. Reprendre, le plus tôt possible, le train de tout le monde, la vie de communauté.

Tenir en particulier à l'ordre et à la propreté sur moi, autour de moi.

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