Cf. Comment a vécu Stendhal, p. 119 (A. P
« Stendhal n'est pas à Civita-Vecchia, mais à Paris, où il reprend aussitôt la plume. Il va, quai des Grands-Augustins, demander une leçon de gothique à son ami. La scène se retrace aisément. Au coin de la table, sur ces deux feuillets, Stendhal prend des notes sous l'œil du professeur dont on verra les corrections plus loin. Mérirriée joint aux formes des monuments gothiques les terines usuels qui servent à désigner les différentes parties de cet art qui échappent absolument à notre Italien.
« C'est pour lui une révélation, et sa science toute fraîche se déverse en une conférence qui tient les pages 278 et 322 à 338 des Mémoires cVun Touriste. A lire cet exposé de l'art gothique, on croirait entendre un savant professeur, dont la science est irréfutable, datant de loin et fruit de longues études. Les balbutiements des trois dessins qui suivent nous mettront légèrement en garde contre ce savoir qui date d'hier et n'est au fond qu'une répétition maladroite de la leçon apprise la veille par Mérimée. (Voir le //. B.)
« Les dessins de Mérimée ont de la rapidité, mais on y voit la connaissance bien exacte du sujet qu'il traite — rapides ils sont, mais précis et d'un crayon indépendant ; — celui de Stendhal bave comme celui d'un enfant gauche et qui suit peu heureusement le tracé du maître. Crozet, en voulant bannir de l'édition des œuvres de Stendhal ces fâcheux Mémoires d'un Touriste, savait évidemment