‹ La vie militaire sous l'ancien Régime (volume 2)Chapitre 56 sur 191 · Archives nationales. MM · texte numérisé non relu

Archives nationales. MM

Vém. d' Outre-tombe, t. I, n. 177, 197.

Univ.

B/BLJOTHECA - ^aviensis

officier qui leur sert de mentor, ils apprennent l'exercice et les ordonnances , et c'est seulement lorsqu'ils sont en état de dresser des recrues qu'ils sont reçus officiers l .

On en voit même arriver à douze ans , avec un brevet d'officier dans leur poche ; le vicomte de Noailles débute à cet âge comme garde du corps dans la compagnie écossaise ; Wimpfen est lieutenant en second à treize ans2; d'ordinaire, ces militaires précoces sont sous l'égide de leur père ou d'un parent rapproché. Saint-Mauris Montbarey est ainsi pourvu à douze ans d'un brevet d'enseigne à la compagnie colonelle du régiment de Lorraine ; il sort d'un collège de jésuites, et sait à peine un peu de latin; aussitôt au régiment , il monte la garde et se rend à la tranchée; il est blessé par un éclat de bombe, à côté de son père, qui était colonel du régiment. Cela ne l'empêche pas d'avoir un gouverneur, qui lui fait quelque peu continuer ses études , surtout dans les quartiers d'hiver. Son père ayant été nommé maréchal de camp, il le suit à quatorze ans , comme aide de camp, et prend part à la bataille de Lawfeld, où il est blessé. À la paix , on éprouve le besoin de perfectionner son éducation militaire, en l'envoyant aux cours d'une académie de Paris. 11 était déjà

1. Mém. sur la conslitution militaire. Archives delà guerre, doc. gén.

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