‹ La vie parisienne à travers le XIXe siècle (volume 2)Chapitre 316 sur 455 · M»» DORVAL PE LA PORTE SAINT-MARTIN · texte numérisé non relu

M»» DORVAL PE LA PORTE SAINT-MARTIN

Rùle d'ÉLiSABETU dans le Château de Kénilworth. Marie-Amélie Thomas-Delauoay, mariée fort jeune au maître de ballets Allan-Dorval« naquit en 1792 à Lorient et mourut en ISi'J. Elle débuta à la Porte Saint-Martia ea 1818 et y obtint son premier grand succès en iSii dans le Château de Kénilworth pièce tirée du roman de Waller-Scolt. Son nom se lie à la révolution dramatique opérée par le romantisme. Elle substitua à la majesté classique de la tragédie, les etrets p«tsionnés du drame. En lévrier 1834, elle entra au 1 hédlre-I rançais et y créa Thitbi dans Angelo et Ketty Bell dans Chatterton. Klle revint ensuite aux rôles classiquei à rOdéon, et au drame des boulevards. Son dernier rôle marquant fut celui de Marie* Jennne dans la pièce de même nom.

tousche et M. Margue, élève interne à Bicêtre. 11 fut convenu que le directeur partirait pour TAivgleterre avec ses quatre prisonniers. Une somme de 10.000 francs lui serait comptée avant le dé^ part; à Londres, il recevrait les 00,000 francâ, complément de la somme totale. Le vieil aumônier de Bicètre, oncle du directeur, qu'on avait mis dans la confidence, révéla le projet. Le directeur avoua la proposition, mais prétendit avoir attendu, pour la révéler, que Us choses fussent plue

PRISON DE LA ronCE, RL'E SAIXT-ANTOIXE. D'après une gravure du temps. — (G>llection G. llartnianii.

dats (''(•lielonin''s du Palais de Justice à rilôtol de Ville. Presque toute la garnison de Paris était sous les armes, et do nombreux détachements de gendarmes parcouraient lentement les rues étroites dont le sombre réseau aboutissait aux quais sur le parcours du cortège. U'ï^lques darbonari armés, disséminés dans la foule immense et silencieuse, attendaient un signal qui ne fut pas donné.

Les charrettes arrivées au pied «le l'échafaud. Haoulx, (fui devait passer le premier, demanda k embrasser ses rainarados. On ne hii refusa pas cette dernière faveur, et il monta lentement les degrés de bois (jui le séparaient de l'instrument «lu supplice. Au moment où rexéculeur lattacliait sur la bascule. il s'écria d'une voix retentissante : « Vive 1.1 liberté! •

(iouhin et Pommier montèrent, à leur tour, avec la même résolution. (Juand re fut le tour de lîories, il tourna sa belle télé vers la foule silencieuse, et lui rria ces paroles qui entrèrent dans tous les ccpiirs : • Haïqielez-vous que c'est le sang de vos frères qu'on fait couler aujourd'hui'. •

(^''iKses rrli'hrt's, par A. ForotiEK.)

avancées. On voulut bien le croire, et on lui ordonna de conduire l'affaire jusqu'au flagrant délit. MM. Latousche et Margue furent, en effet, surpris au moment où ils comptaient au directem- les 10.000 franrs convenus.

Ce fut le dernier effort du (^.nvhotinrisme en faveur de ces quatre victimes.

Le 21 septembre, à huit heures du matin, on les avertit d'avoir à se préparer. l)eu\ voitures et un pi<piel de gendarmes à cheval attendaient dans la grande cour de lîicètre. On les fit monter tous quatre dans la plus petite des voitures, avec trois gentlarmes armés de leurs sabres et de pistolets. La plus grande voiture prit les devants, escortée,bien que vide. On craignait quelque coup de main sur les prisonniers, et, dans ce cas, .la grande voiture eut donné le change aux assaillants.

\ dix heures, les deux voitures arrivèrent, sans encombre, à la ('onciergerie.

Kestés seuls, les condamnés s'endormirent d'un calme sommeil, le dernier qu'ils «lus.sent goiUer en ce monde.

On vint les réveiller pour procéder à la fatale toilette. Us avaient demandé cpiil leur fiU permis de se couper les cheveux les uns aux autres. On craignit des suicides et on refusa.

A cinq heures moins un quart, quatre charrettes sortirent de la Conciergerie, et •s'engagèrent entre une double haie de sol-

LES PETITS METIERS DE PARIS

Le porteur d'eau en i^ii.

D'après une gravure de Tépoque. — (Musée Carnavalet).

Janvier.

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