I.e tiiéAtre (Débuts et rnEMiKiiE.s
Théâtre-Français — 4 avril Ia Tartufe d'' muurs, par «.héron. - li mai. 1,'$ T'-nnilicrs, tragédie en :> actes par Raynouard (très grand suceèsj — 1 i octobre AhOi imandre, 1 acte en vers par Vndrieux.
Académie Impériale de Musique (nouveau titre de l'Opéra depuis la tin de l'année ls«i'») - I0 mai Acis et G nf athée, ballet de Duport — 17 septembre. Don Juan, de Mozart, livret de Ihuriuget Maillot, nmsique tirrati'f'- par Kalkbrenner, qui ajoute des morceaux de Si composition. Co sont eeu\ qui on' le plus de su.\ts.
Opéra-Comique. - l'i février Llnlrniuc u-i> fein-h' a, paroles de Dupnly tt Uoudly, iiiusi(|ue de .Nicolo - 3u mai. l.a Itnse inutile, '2 actes, paroles d'Hollmauu inusi(|uede .Nicolo. 30 septembre, lîuli.'itan.li ades.parole> d'Etienne, mu8i(|ue de Dalayrac (grand succès j.
Théâtre de l'Impératrice (ancien théâtre Lou- \ois, ouvert sous ce nouveau nom le 'J juillet 180i, — M. fé\rier. Bertrand et llaton, 5 actes en prose, par Picard 'succesi. -liyjuin. Grimaldi ou le dépositaire niiid'le, 3 actes en prose, par Hoirmann (succès;. — .. octobre. Le Parleur efrnel, 1 acte en vers de Charles .Maurice (jolie pièje, très bien accueillie).
Vaudeville, il janvier. Softliie Arnoald, '.i actes en prose, par Rarré, Radel et Desfontaines. - U avril. Arlequin tijran donxeslique, i acte en prose, par Désougiers <;t Francis (succès).
Opéra Buffa — La nouvelle troupe ouvre le i".» juillet, avec // liarone di Huso, de Cimarosa.
Théâtre Montansier. - 13 juin. M. Vautour un le Propriétaire sous les scellés, i acte en prose par Désaugiers, Georges Duval et Tournay (très grand suicèsi.
Les inortfli de l'année.
Le savant Anquetil-Duperron (18 janvier). — Masers de Latude ( 18 janvier). — Claude Chappe. inventeur du télégraphe aérien (53 janvier». — L'amiral Bruix ( 17 mars). — Le peintre Greuze (il mars). — Le (omédien Dazincourt (â8 mar>). — L'archéologue DAnsse de 'Villoison iJO avril) — Le |>eintre Lagrenée (19 juini. — L'astronome Méchain (iO septembre). — Cazalès {ii novembre). — Jacques Contû. peintre, chimiste et mécanicien (G décembre). — Mme Vien, peintre (iô décembre;. — Bridan (Ch.-A.;, maître de Carlellier.
NAl'ULKnN HKTAIU.IT LE C 11. T E DES ISRAÉLITES (^{O MAI JX06).
(l)'ai)rès une gravure du tenips. — Bibliollièque de la ville de Paris.)
Napoléon, en vue iW' lixer le ««orl des Isratliies, à la Miile des griefs soulevés <onlre eux, principalemenl en Alsace où on les accusait de ruiner los cullivateurs par rnsme. voiilnl lucllre un lerme à (Olle >iluation en orjranisanl la >ocielé juive eu France pour la souineUr»' a une législaliou nou ville «lans l( ule Télendue <le iKnipirc fran ais el du roxauuic d'italii-. (M* moires du chancelier Pa^qi ikh, t. I, p. fTO-l'^O. - l.iluairic rion.)
l'hÉUOINE de BERLIN HARANGUANT SES TROUPES.
(Caritulure de lisOO. — Musée (larnavalel).
LE jour d(^ Van do 180G. c'est le jour de l'an dAusterlitz.
Et ce n'est que fuies ; et ce n"est que réjouissances.
Ils sont tout frais cueillis, les lauriers dAusterlitz! I*aris célèbre en même temps les joies de l'enfance, les .gourmandises, les i^alanleries acceptées, et les victoires et le trionqjlie de Napoléon.
I..'liiver est rude: le vent souffle avec violence, abattant les cheminées, arrachant les tuiles des toits; la Seine jurossie bat les cpiais. inonde les caves de la Cité, celles des cpiartiers du Cbàtelet et du pont Saint-Michel ; mais la foule n'en est pas moins .grande sur le passage du Tribunal allant présenter au Sénat conservateur les drapeaux « ennemis )>. Les rues où passe le cortège sont tapissées, et. sur toute la route, on voit t une infinité de personnes (lui, de leur propre mouvement, ont orné leur tète de rubans et de lauriers ».
L'enthousiasme est tout aussi vif (piand. le 5 janvier, la Municipalité reçoit à l'Iiotel