PREMIER ACADÉMICIEN
— Non, jamais on n'a parlé de la vertu comme cela.
DBDX1ÉMI A C A D é M Icien — J'ai tellement ri •pie deux de mes boutons ont éclaté... et sans mes
bretelles...
LkSoi.kii.. — Ils m'inlrifiucnl . ces débrismïntri^uent. Pardon, messieurs, mais oserai-je vous demander.
Maks. — Ce qui cause ainsi votre joie * Premier académicien. - Mais \ousdevcz le savoir.
Deuxième académicien — Tout le monde l'a lu. Mars rl i.k Soleil. — (Juoi donc?
PREMIER ACADÉMICIEN.— Le
rapport, le fameux rapport de l'Académie sur le prix de vertu.
Le Soleil — Le prix de vertu! c'est un pareil sujet ■pii vous fait rire *.
I>E1 XIÉME ACADÉMICIEN. —
Mais, messieurs, ce sujet n'avait jamais été traité de cette maniére-là . c'était rempli de calembours.
PlIEMIEH ACADÉMICIEN — El
de coq-à-l'ànel
Deuxième académicien. — Le public se tordait.
Phemieh académicien. Les académiciens se tordaient.
Deuxième ACADÉMICIEN. — Les prix de vertu euxmêmes se tordaient.
Phemieh académicien — Jusqu'aux statues de Itussuct et de Féuelon qui crevaient de rire !
riu.H'"« Chwoall . eanwn ïuàlBmwC;
1/ Hrtman, de I'aul dérouleur.
Représenté à l'Odéon le 2 février 1877.
l'r.odp»u» r6lc«. croquii d« I.Oui»« AMIU et div.r». - I
«nui» Mickl» .
.Iï l Arl.)
<.tKK«ic. ihrirtel
coocsus Frnléric
Dkixikmk académicien. — On se serait cru aux Menus- Plaisirs, les jours où M. Dailly ...
L F S 0 L R 1 1 . — Vous êtes trop aimable!
Dki xikmk académicien. — Ne joue pas !
Lk Solkil. — Dites donc, vous !
Mars. — Mais qui donc s'est permis un rapport si folichon 1
Phrmikk académicien. — L'Académie en avait chargé un dramaturge.
Dkixikmk académicien. — L'Académie se recrute aujourd'hui à la société «les auteurs dramatiques Phemikh acadkmicik.v — Cette année, le rapport des prix de vertu a été fait par l'auteur de fa Dame aux tamrlias.
Dkixikmk ac.,\hkmicif.n. — L'année prochaine, il sera fait par l'auteur de Iti Fumiile lie nui ton, Lk Solkii, — Eh bien, tant mieux!
Cl.AIRVII.LK.
(Lu Menu* l'iaitirt dtlannit.)
(sL
..or IUvi,ISi.heh.
La profession de foi du " Journal des Raccourcis".
Voici «-< ■initient le Journal <hs Ilareourcis annonçait sa venue :
aux condamnés
A MuRT !
Messieurs,
I/uvez-vous remarqué comme moi?
Chaque industrie.
Chaque commerce, chaque profession a un organe spécial
n'est deux); les Guillotiné* n'ont pas leur organe.
IlsPauronldemain:
c'est le Journal à** HatcourciM I
Pas une exécution capitale n'aura lieu désormais sur le linent français que nous n'en rendions scrupuleusement compte.
Clients do M. Roch, vous pouvez faire votre paquet avec la certitude qu'il sera parlé de vous.
Nous ne vous ferons pas de réclame; vous n'en m. rite/, aucune Mais il ne vous sera 1 doute pas désagréable de lire, dans le tourna/ det Raccourcit, tout ce qui s-1 sera passé a votro sujet, au fichu quart d'heure de l'expiation, quo vous n'aurez pas volée, convenez-en.
Si vous y étet allé avoe repentir, ce repentir sera constaté, et voire fin pourra faire verser de douces larmes.
Si au contraire vous résistez à cet excellent M. Roch;
Si vous blasphémez Iticu, .si vous maudissez vosjuges et la société, malheur à votre réputation de condamné à mort! Fussicz-voiis notre meilleur abonné, vous serez honni, conspué, flétri sans pitié dans nos colonnes.
Sur ce, cher* lecteurs, quo la guillotine vous soit légère et qu'elle ne nous fournisse pas trop de copie.
Si le Journal ilet Raccourcit cessait de paraître, faute d'assassins, nous créerions avec bonheur le Journal des honiiélet Criminel*.
Mais il m'est bien permis de — croire que ce journal serait difficilement pris au sérieui.
Henry Hh.ikt, Ch. VihemaItrk.
(P<iri«-Cnn<ird.)
IM'AMMS Catherine)
L'Ami Fritz, d'erckm an n-cii atriam.
Représenté à la Comédie française, l'rindp^ui rOle» — Crotrui» «le I'juI Ri > . ut). — <->lleclion «le l Art.)
LE V I C r X PARIS.