I.«>u mortu de l'année
Mérimée, littérateur tîJ septembre). — Duban. nrchilecle te octobre). — Picot de Damplerre lll octobre). — Barocbe, ministre d Liât (i novembre). — Alexandre Dumas Ipére), romancier el auteur dramatique (5 décembre I. — Didter-Seveste. ■ t. décembre). - Les généraux Renault et de la Charrière.
l'an n ê E T K R R I II I. K .
D'après une gravure anglaise do 1871.
lCollt'rtl»n lî ll.irlrii.irin )
/ >^ J i>t une tris- I . le année :
la guerre étrangère, l'investissement, le Siège de Paris, l.-i guerre '•i vile, les discor- <lcs incessantes et un souille de folie passant sur la France... Klle n.-iît cependant et ramène dans les cœurs un peu d'espérance.
« Oui, (u nous vengeras. année nouvelle, écrit M. Krancia Mngnard, toi dont lu spectre indistinct ••st monté des ftWnios «le l'K terni lé quand ont sonné les <l«>u/<- < • « n i j is de minuit . .
« Tu commences bien tristement, et les voix joyeuses qui
l'année 1871.
StMiif Je r.ul C«ii«t.<0>H.ciion de Pirt.1
accueillent In bonne année n'auront pouf loi ni souhaits ni sourires,
• Longtemps, Imiglemps, les entants se rappelleront l'année sans étrennés. l'année où leur père attendait, aux avant -postes, sous une l>ise glacés, le danger cl la mort, où In mère était assise prés de In cheminée sans bois, sans avoir pu acheter pour les pelils les friandises de l'an nouveau...
• Pauvres mignons, retenez bien In date de ce janvier fatal ; retcneila pour célébrer le courage de vos pères; retenez-laaussi, non pour haïr les peuplesipii ont combattu, mais pour
exècre? les roi* qui le* ont fait combattre « Soia rlone bénie, année nouvelle ; ipje par loi régnent la juattee, l'honnêteté, le respect de la loi, le travail, l'abondance, la fraîelé sereine, l'amour d»-* femme» et la sariti- despetits enfants lionne aux »-ito> ens l.i sHL'e-sr de prolilrr de la »i<t»ire et la mode-lie >\<- ne poitit s'en enorgueillir! •
• ... Voici, • chante M. Allierl Millaud,
• l'aurore nouvelle lie |'nn qui renaît et qui luit Sa première heure ne révéla domine une étoile dans lu nuit
Puisse-l-elle. avec son cortège Ile lions retours ei de bienfaits, Dana son berceau de pure neige Porter la victoire cl la paix! •
Sou ho ils vaille ' < >li ' espé rawc grandiose i -onl écrits tandi- qui de- hauteurs 'le Meu don. k Prussien bombarde Paris, tandis que le g 0 u v c r n c ment, entête* dan-» une ré- -istanec audacieuse, proclame la résolution de mn linuerlalulte.
Il- disent à l'ennemi lacon stanre du peuple français, sa cou liante en I avenu . sl( foi inaltérable en sa
forte, en sa supériorité.
Ils énervent au--i sa jalousie et l'incitent à des l igueurs insolites. La France vaincue, Paris détrône : idéal insensé. Les vivres manquent, le froid est r ude, le combustible est rare : ces souffrances-là ne comptent guère cl nul ne songe à s'en plaindre. La famine est imminente pourtant, et c'est une expectative que savent exploiter les bordes révolutionnaires, bandes d'émeuliers. tartufes inlassables, déchaînés sur la ville par la lAclielé de meneurs anonymes. Leur a'iivre reste inachevée momentanément et l'émeute du 23 janvier n'a pour prétexte que le dernier échec de Monl retout.
dépendant les négociations rie M. Jules Favre aboutirent et produisent un armistice, qui
insurgés.
Mi ri AILLE COMMEMUHATIS R IiEm si uni ■ !>E LA '. I] I n n l.
tiravurc de Ch. D&onossE.
|V)nv;e <lu I uvciiib Ki-f )
doit amener un large ravitaillement immédiat. Il équivaut, pour Pans et se- forts, à une capitulation, et pour la France, à la ré-ignation de subir le» conditions impla cables du vainqueur. Mais, parmi ces conditions, il en est une particulièrement néfaste : la garde nationale — qui, pendant toute la durée de la campagne, s'est trouvée impulsante et dont le concours a été tout à fait inefficace — a été autorisée à conserver ses armes, les autre- corps sont pour la plupart prisonniers en Allemagne. Aussi, lorsque la garde nationale lout entière se met dans la main de comités occultes, voué- à la république sociale et à l'Internationale. Paris et le gouvernement se trouvent à la merci des Les esprit- sont agités :
nul n'entrevoit le dénouement de tant île drames, horriblca ou burlesque-, et l'on semble oublier dans les luttes intestines que la situation extérieure est grave ; l,i paix n'est pas encore conclue et nul gouv e r nciiic u t n'est autorisé pour en débattre les conditions.
Le décret du gouvernement de la Défense nationale, qui convoque les collèges élec- I oraux pour le 5 février,
1 t b- nouvelles difiTcul-
lés et avive le combat entre les partis républicain et monarchiste; les listes s'opposent aux listes et les journaux bataillent violemment. M. Hochefort soutient la lutte et la commande même : ce qui ne va pas sans fomenter quelques troubles. Cependant le 5 février arrive et ne trouve pas achevés les préparatifs des élections: la date en est reportée trois jours plus tard : elles se font non sans calme; la liste radicale a la majorité. Dès lors, l 'Assemble
nationale siège à Bordeaux, où
lee
, avec une
grande sérénité et la conscience d'un devoir laborieux, elle s'emploie à dénouer la situation. Le 17 février, elle nomme M. Thicrs • chef du pouvoir exécutif de la République
l'A RIS (MAI 1NT1 >
h | » MAJOKt'H I Sgl'E Sl'PEHSTBS
TABLAAF DE ItlilOMCK
(MusOe du Luxembourg)
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MIT u ...t C
MGR S. D a k Rf> v . a n< iu;x i;-.n E HE PARIS.
Fusillé comme otAgo par la Commune.
Bulle en marbre tic l'.niuim. — Mu>»-e du Lutemlmurg.
George» Djtbny, nr <n Isi.i a r'iyt-ftilM llault-Maroe , êii nomn e «relie** |nr •!» l'ari» ru. 1*63, Quand l'iiiaurmuon «V la Commune éeUta. il fut incarcère comme otage, dana l.t prison <lc Mnz.n li.mafén A la lto>|ii< lli. b- i* mai. il fut fuaillr avec M. Hutiji'iii, l'abbé 1/egU'rry, l'alihe Mlard. le I'. Duioiidray tl 1'. Were. l.r peloton d eiérutjon • tait commande ]>ar uo étranger, à la tëlr dune lomrhigiin' du lltii' bataillon C« lui lui qui, épié* le (eu de peloton, acheva de sa m un I arvhe».é<|ue. l.'eiéYution eut Uni juir ordre, du délégué à la surelé gmerale, I erré.
française, en ullendant qu'il soit statué sur les institutions de la France •. l ut* commission est alors nommée pour assister le gouvernement dans les négociations avec l'Allemagne et. sur la proposition de .M. Thiers, l'As-eiitblée s'ajourne jusqu'à la conclusion de la paix.
En attendant le ravitaillement de Paris se t'ait rapidement et la population se prépare à reprendre ses occupations longtemps interrompues. Elle n'en a guère le loisir toutefois : l'énervement est à son comble lorsqu'on apprend, le 20 février, qu'il faudra subir l'entrée des troupes ennemies dans la capitale. Des symptômes de sédition ne tardent pas à se révéler: les agitateurs se fourvoient parmi les troupes françaises et les incitent à la révolte; le Comité central — qui garde l'anonymat le plus rigoureux et qui comprend nombre des insurgés de janvier — fait saisir les armes et munitions de guerre des dépôts publics et les cimcentre dans les quartiers pauvres, livrés à la révolution; les gardes nationales s'organisent en fédération; chaque jour des manifestations se produisent et même les bruyantes réunions de l'Assemblée
«le Bordeaux les animent de leur écho. Celleci revient à Versailles le 20 mars : la répercussion de ses tumultes sera désormais plus prompte.
A Paris la révolution se précise; depuis longtemps elle était dans l'air et il ne lui avait manqué qu'une occa-ion pour s'aflirmer. licite occasion lui est maladroitement fournie par le général Vinoy. La garde nationale avait émis la prétention de conserver ses canons comme son bien propre; de là déjà bien des querelles, que le gouvernement n'avait pas su réprimer avec as>ez de volonté.
Le 18 mars, le général Vinoy tente d'enlever des hauteurs de iMontmartre ics canons en litige : il n'y réussit pas. mais pousse les fauteurs de trouble au paroxysme de la férocité; la troupe se joint à eux, et c'est pendant plus de deux mois la guerre civile, avec toutes ses calamités.
Le gouvernement se transporte à Versailles.
i nenanl tous les services de l'admini>tra-
tion. Paris reste livré aux fureurs de l'émeute; le drapeau rouge est arboré el le Journn/ officiet lui-même passe aux mains de l'insurrection.
Le Comité central essaye de donner à la Commune les apparences d'un pouvoir régulier en en faisant élire les membres le Hi mars.
Paris est délaissé : l'Internationale y règne.
M. bl'CATlX.
Conducteur dus pouls • t chaussées, èclaireur volontaire du général I louai. Il fit entrer les troupes de Versailles dans Paris.
D'après une photographie. — . Bibliothèque National».}
omettons H l AtMÈÉ l»E L» COMMONX.
D'après une photographie. (Musée île la Préfecture <lc police.) (Collrction («flteolKrc' de MM lie» tl Kerron.)
Les lois les plus insensées sont promulguées et les décrets les plus arbitraires sont rendus : loi d'otages, arrestalions arbitraires, suspicions, (l'est la l'erreur...
Tout est autorisé ; tout crime est légal, pourvu qu'il -'imprègne de barbarie e1 de vandalisme. Knlin l'armée, revenue d'Allemagne, -outicnlcet le nouvelle guerre . elle triomphe non -ans peine, mais ne peut empêcher l'assassinat des otages, l'iticendie de Pari-...
L'insurrection e-l vaincue le 39 mai : les émeulier- -ont jugé-, condamnés, exécutés; Trinquet, l'rbain, Verdun.
Ferrât. Hégère, déportés: Itossel. Ferré et d'autres, fusil* lés.
Les Prussiens continuent d'occuper le territoire français, ils ne l'évncueront qu'au jour où l'indemnité de guerre sera versée. La population parisienne montre un généreux empressement à répondre aux demandes du gouvernement :
l'emprunt de deux milliards et demi est couvert plus de deux fois; l'emprunt de 350 millions par la Ville de Paris, le
27 septembre, pour participation à l'indemnité de guerre, est couvert plus de quatre l'ois.
Kn cette année, les préoccupation- ne vont ni aux modes, ni aux spectacles, ni aux lettres : il n'y a pas de salon : les théâtres sont fermés pour la plupart; les fonds ne roulent pas dans les caisses du commerce.
M Fraile Zola public cependant le premier volume des Bouffon -Maafuari , et la mort de (iust.ive Lambert e| d'Henri Itcgnault met en deuil doublement les sciences et le- arts.
C'est l'année du malheur, année terrible s'il en est, où périssent 1)2,000 hommes, on la guerre étrangère triomphe, la guerre civile renaît, ou la France perd deux provinces, où Paris détruit sa gloire...
Jacques dk \ui:vu».\.
LES CANONS M MONTHAKTIir..
D'apn * une eau-forte de Mahtiai.-I'otmëhoxt. Colle-lion Viclr.i- Pruule.;
l'A IUS IN 1*71. — IIAI.I.KS IH" SIAHCHÈ Al X VRAl'X, RI K DR POttM
lésiné n'apc * nalure, par M. Albert Mhcnav — (Collection Albert IfalgRno »
LES ÉCHOS DK PAKIS
iuxis pe la ports hk la pnspeoTunB i»e* polick.
h'»|.rr« un d'K-urtv ni d« l'époque. — , Mutée drnavalrt
L Imlcl 4* I» prrfrcluri- ilo |n>lu« riait < rlui du ].rr»iii< n< du narlffnrnl Ai'hill»1 lUrUy ; il datai! «lu CommuWCOiniil <lu \%tf "<■'!• -
Le jour de l'An.
Si le vieux Hismarck, le vieux Guillaume et le vieux de Moltkc fussent venus se promener hier dans Paris, ils se fussent non vain rua combien nous tenons a mépris leurs obus et leurs canonnade*
IU auraient VU, ees trois vieillards entêtés et cruels, i|ue les Parisiens se rient du danger et conservent, an milieu des calamités les plus grandes, lu gaieté et l'insouciance qui jamais ne les abandonnent
Hier, en effet, malgré un froid de cinq degrés, la foule encombrait les boulevards garnis, presque comme à l'ordinaire, des petites boutiques du I" janvier.
Les dames, en toilettes d'hiver, faisaient un choix dans les magasina de parures, de jouets et de bonbons