‹ La vie parisienne à travers le XIXe siècleChapitre 148 sur 441 · PARIS SOUS LA · texte numérisé non relu

PARIS SOUS LA

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l'holographie- et dessin <lo L. l'u.r.M. — (Collection Charles SintuOd.)

res malheureux n'eussent été nsplrvxirsdans leurs chambre* L'émotion fut grande pendant quelques instants, lorsque deseendus dans In rue. on • unslola l'absence «le quatre jeunes gêna el du deux jeunea fille».

L'émoi fui heureusement de rourlc durée, cl

LK \ll:r\ PARU, — l. * hue «Alsr-sÉVEiil.M

Photographie el de«sin «le I.. I'ahk.nt. — (Collç> lion Chartes Simond.)

I 41 rue Sain|.>everia < •! une ilt» vieilli** ru.'» ilr l'*rl«, \'gtiw t'y Imite rfmoute an» prrfttieri \tw\* -le t.» nv>nr. Iiio fniti.. >iw. Kth lut r.*e»ii»tniili* LUT,

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hientot Ira six retardataires riaient retrouvés el se joignaient à leurs camarades.

Kn somme, le sauvetage du personnel s'est opéré assez heureusement el. a part quelques eonlUHioiis, résultat Inévitable de la hâte river laquelle chacun s*est enfui, on n'a que deux accidents a signaler parmi les emploies.

C'est d'nhnrd le groom de M Jalu/ot. qui s'est assez grièvement brillé aux mains au début de l'incendie en voulant éteindre le feu, et un autre employé qui. en sautant d'une fenêtre, est tombé si malheureusement qu'il s'est brisé les deux jambes.

Le sauvetage du personnel opéré, on s'm t upn •le sauver les caisses. Suivi tle plusieurs de ses emploies. M Jaluzol pénétra <lnns les parties île son établissement non encore atteintes par le feu. et fut assez heureux pour sauver le contenu

LE VIEUX l'A ni s LE UUTKAOHOI GK, n i l: GAI.AM'E

l'iiotograpilic el dessin île L. I'ahkm . — (Collection Charles .Siinoiid )

Mn cu.il i|ii<- l« i. / .Ir-rliAii.,, , ,|c celte iiuilsiui • l'Ir In •L meure de imIth-Hi- d liOrr- 1.

des l aisses de détail II n'en fut malheureusement pas de même de la comptabilité générale qui fut entièrement détruite.

L'iucendïe était devenu terrible, surtout du

rote de In niC de l'mveurr; 1rs llaillMl -s léchaient

les maisons d'en h d«>nl les vitres se fendaient

sous la chaleur et d inl le iTépisKajXtî a élé fortement entamé.

La violence du veni était telle que les débris enflammés, étoffe* el papier surtout, voltigeaient au-dessus de tout le quartier.

l'Iusieurs incendies ont été allumés dans les combles des maisons voisines, mais ils ont rte rapidement éteints.

Vers cinq heures c inquante arrivent les pompiers des postes de la rue Mlnnrhe el de l'Opéra, mais les [rompes a bras ne pouvaient plusavoir d ef-

an

LE CAKK lUIUNC», PLACB l'E LA IUMLSINK, K\ 1881

D'après 111)0 rau-fortn «le Martial I'oiiii:ho.\t. — (Collection V. l'roulé)

ficarité ronlre le lover de l'incendie et l'on «lui se contenter d'empêcher le feu de s'étendre aux maisons voisines Kncnre fallut-il. pour alimenler « es pompes, nllcr chercher «le l'eau avec des tonneau* jusqu'à la me de la (lliausséc-d'Anlin

Enfin, vers six heures et demie, h' colonel des pompier» arriva suivi d'une compagnie de soldais du :!'> de limite el d'une pompe a vapeur l.e danger le plus imminent élan! dans In rue de Provence. « e lui de ce rôle que le colonel ordonna d'attaquer le fléau

Des pompiers montèrent dans les mai>«>ns faisant vis-à-vis et de tous les étapes lancèrent des torrents d'eau qui Brcnt hietiliM disparaître la crainte <|uc l'on avait eue de voir le feu gagner des maisons roiitiguês.

Du roté du h<»ulevar«l llniisMiiann. on n'élail pas non plus resté innelif Des pompiers avaient «ourngcuscincul grimpé à tous les étapes poure>saver d'inonder le foyer principal île 1 incendie C'est ici que se pince l 'épisode !e plus terrible île eel épouvantable sinistre

Au groupe qui opérait au premier étage étail venu si- joindre M Millier, capitaine d'étal •major Tout à < oup. un officier oui surveillait la marche du feu du dehors leur « ria : • Sauvez-vous, le plafond va s'écrouler! » A peine avaienl-iU lait un

mouvement pour s'enfuir «pie le plafond s'écroula avec fracas Les uns eurent le temps de s'accrocher aux échelles, les nutres sautèrent par les fenêtres : trois se hlcssèrrnl légèrement.

— Ktllavar«l?dil l'un d'eux «piand ils furent sur le trottoir,

— Rsl-re qu'il étail avec nous?

— Mais oui. il était a COAé de moi.

Des hommes «lévouès remontèrent au premier étage, mais rè«'rouleiiient avait activé l'incendie sur « e point luipossildc de pénétrer dans l'intérieur; on n'eu tendait aucun cri.

— Il «luit cire mort! se dirent les pompiers. Pendant prés d'une demi-heure, on arrosa sans

relâche la parlic où l'on supposait «jue devait se trouver llavard; les homim s étaient grimpes sur les ai hres du boulevard pour projeter Tenu plus directement.

Enfin on put rentrer dans la pièce et. tiOiis les décombres, on retrouva llavard, vivant encore, lin lui passa une corde autour des reins el ou le descendit ainsi dans la rue. A la pharmacie Kogcrs, il reçut les soins de plusieurs médecins, du constata que tout le bas du corps, à partir du venlrc. était brûlé et qu'il v avait fracture en plusieurs endroits l.e malheureux avait été à la fois écrasé cl calciné.

— Courage, mon garçon, lui dil le colonel Paris, tu scrasdérorè, j'en réponds.

Le malheureux n'a pus eu celle suprême consolation, car, transporté à l'hôpital Deaujon, il expirait à onze heures du matin.

A huit heures et demie, deux explosions se produisaient Les conduites, fondues par le feu. Inis-

IX MInVBVtM i>i:s <:\ei i.inls k\ 1 8S 1 D'après une eau-forte de Martial PuTHKitovi — (Collection V. l'roulé. )

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