‹ La vie parisienne à travers le XIXe siècleChapitre 163 sur 441 · COLLIN · texte numérisé non relu

COLLIN

Hervé.

i>e Mémos val.

MM ALPIIAND, Dirvcleur des travaux de Paris. BALLU. Arc hilecto en cher de l'Hôtel de Ville. DEPERTHES, Architecte de l liùlcl de Ville.

llUti DU 11 A UT- l'A VK

D'APRÈS t'NE EAU-FORTE l> E LUCIEN GAOTIER

(CoUoction de l'Art)

IHÎVANT G r MIN 01-, A r X CHAMl'S-ÊLYSÉE! D'après une pbolo^rap liio instantanée de M. At«;et.

LES ÉCHOS DE PARIS

La Faillite de l'Union générale

(1" février.)

La Société de l'Union général»', présidée par M. Honloux, vient de suspendre ses pavements.

M I.IElTE>i»XT-COI.O*KL DES l-OMl'IKHS PH.r>ll>EY Al X

Incendie du ltoulcvard de Cluironne.

h octobre,

D'jprt'i un dessin de l.i. Komr>D. — (Bibliothèque tN«lioD«le).

Le sinistre financier <|ui vient de jeter une perturbation inouïe sur le marché français est aussi complet que les prévisions les plus alarmiste* pouvaient se l'imaginer.

I.a ruine, la désolation sont partout, (l'est surtout la petite épargne qui va être frappée. <!ela se conçoit aisément en songeant «pie la spéculation effrénée de l'Union générale avait pour principaux courtiers et entremetteurs les châtelains 11 n'est presque pas de village où la lièvre du jeu n'ait pénétré g rit ce à ecs inlluenres lnules-puis*aiilcs auxquelles cédaient facilement domestiques, fermiers, ouvriers, petits rentiers

A Paris, les < nmnierçanls. les employés, les concierges, les ouvriers sont les principales victimes de cet agiotage sans frein

Cela navre devoirstationner, devanlles bureaux de l' Union générale, de pauvres ^ens regardant mélancoliquement les portes closes cl les guichets fermés, derrière lesquels si- sont engouffrées, pour ne plus reparaître, les économies péniblement amassées, la tranquillité des vieux jours, hi retraite acquise à force rie privations et rie labeur.

D'après les premières constatations, les cuisses sont vides de tout numéraire, mais on se demande quelle est l'importance du déficit. On ne peut encore l'évaluer qif approximativement < l'est peutêtre ii plus rie deux cents millions qu'on peut fixer ee déficit sans précédent.

Les actions de l'Union générale, émises au pair à .'MM) francs, n'étaient en elM libérées qui* du quart Les trois quarts restant dus étaient ù la disposition du conseil d'administration.

utgittzeo

FAÇADE Dl* P A l. A l s • H 0 Y a L (cour intérieure, côté est).

<D oprei uni ancienne ciUmpe.i

Il est certain que le tjrndic poorsuirra cette Le ronseil de l'Union générale ne peut sortir libération, Les porteurs de titres se trouveront indemne de cette catastrophe dont il est complice, doue recherchés pour compléter l'actif de In La condamnai ion des coupables ne rendra pas

KAÇ.adk DO PAi.Als-noVAi. (<-our intérieure, ciHé nord). (D'après un-' ancienne estampe.)

Société* en faillite, au moyen du versement des leur argent aux malheureuses dupes, — à qui trois quarts obligatoires. cependant les avis ne manquaient pas, — mais du

Ceci l'ait que la perte éprouvée par les souscrip- moins elle soulagera la conscience publique et ser-

E ai; a de ni palais- boy al (cour intérieure, côté ouest),

D.iprès uni- ancienne eiUmpei.

teurs doit être quadruplée pour être évaluée exac- vira d'avertissement pour ceux qui voudraient tement. ]e> imiter.

LE BOll.KV.tRD txi n: un K

D'après une cuu-foile de Martial Pothénoxt. (Collection Victor Proulî-;.

Kn présence de si'Hiiilali's et de ruines semblables, lu loi «le 1867 — qui est encore beaucoup trop douce — doit être appliquée dans toute su ri-

BOILKVAHD liO.NNE-JiOlVELLE

D'après une eau-forte do Martial Pothéhont.

(Collection Victor l'rouU.)

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