‹ La vie parisienne à travers le XIXe siècleChapitre 265 sur 441 · I.KS |-K.N*IO>.\ AIHK5 l> V |*LOL* VRE · texte numérisé non relu

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« Irgauh .le P. It> ira <iib. — (ColtccUon de M rt.)

m. colon nk, chef d'on liestie. a. lahouskoi, chef d'orchestre.

D'aprvs une photographie. — i Bibliothèque Nationale.) n'*prèl une photographie. — (Bil»lioth*<|ui> Nationale i

IHxii.sous le ministère ilt* l'i < \ cinet, Le prcsiilenltlu i lonscil étail partisan de l'expulsion de tous les membres des familles avant régné sur la France; mais la Chambre adoptait contre-projet UroHsse-ftardc&u.

Manifesta -

tion des mégissiers

(i6 tiiar* )

Lbs ouvriers mégissiem ont fait hier après midi une manifestnlion ii l'HtUel-de- Yilleet au l'alaisllnurhon.

L'arrêté qui a Interdit l'entrée en France dos ni o u t o n s v i vanls.à cause de l'épidémie de lièvre aphteuse qui sévit en ce moment, a eu pour conséquence de priver de travail beaucoup de garçons bou-

OSC.MI FftJkNCk, l> ,(.r. -, une photographie. •

compositeur - (Bililiotheque >elioiiali?.i

cliera el d'ouvriers mégissiers. D on le mécontentement qui des ateliers est passé hier dans In

rue

liés midi, un millier d'ouvrier- se réunissaient dans In rue de la Glacière et la rue île la Santé; les ateliers avaient été fermés à onze heures du malin.

les ouvriers étaient allés déjeuner et arrivaient par petits groupes au rendez-vous lixé.

A une heure préciseilsse niellaient en marche. A la hauleur du Lion de Bolforl, les manifestants se sont heurtés à un fort hamige de gardiens de la paix commandés par un officier. Vu colloque des plus animé s'est engagé entre les délégués qui marchaient & la tète de leurs rainarades et cet ofiieicr.

Devant le refus absolu de pas-

sage qui leur était opposé, les mégissiers ont d il l'occoper de tourner la difficulté, et faisant demi-tour ils ont pris par les petites rues pour gagner la plare de l'Hôtel-. le- \ ille.

A une heure et demie, il n'v iiTail pas dix personnes sur cette place:

dix minutes plus lard elle était envahie par les manifestants suivis d'un grand nombre de curieux, qui. arrivés par pclitsgroupcs,sc sont rejoint* devant la façade de l'Hôtel-dc- Ville.

La manifestation était silencieuse et un ordre parfait régnait parmi les ouvriers. .Neuf d'entre eux se sont présentés aux portes de l'HAtel-de Villeet ont demandé à être introduits auprès des membres du Conseil municipal.

Les portes, qui avaient été fermées dès leur arrivée sur la pla ce, ont été alors ouvertes et les ouvriers sont montés au Conseil. Là, ils ont reçu des membres du Conseil le meilleur nceueil, et ils ont emporté l'assurance des bonnes dispositions du Conseil municipal a leur égard.

Penduit ce temps les mégissiers, qu'une centaine de gardiens avaient refoulés sur les quais et dans l'avenue Victoria, se mettaient en marche pour le Palais-Bourbon.

A trois reprises la colonne a été coupée par la police, et c'est avec beaucoup de peine que deux ou trois cents manifestants ont pu ne retrouver sur la place de la Concorde ; mais lu le pont était barré, et en attendant le résultat des démarches de leurs déléguéH, au nombre de six, la plupart des ouvriers ont di) se réfugier sur la terrasse de l'Orangerie.

A cinq heures moins un quart, les six délégués sont sortis de la Chambre, accompagnés de leurs camarades qui avaient réussi à franchir individuellement le cordon d'agents Ils ont ainsi traversé le pont de la Concorde.

Au moment où ils débouchaient sur la pince, M. Debeurr, inspecteur divisionnaire de la police municipale, les a priés de se disperser; ils ont

obéi aussitôt sans opposer la moindre résistance.

Un des manifestants qui était légèrement pris de boisson, a refusé vers quatre heures d'obéir aux agonis qui lui ordonnaient de circuler; il a été aussitôt arrêté et conduit au poste du palais de l'Industrie.

Dans la soirée, il a été remis en liberté.

Une révolte à Bicétre.

(26 mai )

rOHTAAIT DE H*" TES-AM.IEK

Dessin de M '« Amélie IIealht-Sauhel — i Salon de 1890.) (Coll. cl. on de l'Art.)

Aimét-Jcanor TmmmmM, oéc A Libourne. If îo seplembn- 1*51, «oirt à 11 Onn.-die- (ffaSflUtf co I »■>•', et retourna au u;mu»i<! «a

LA [t AME l«E H01 E

par R. de Sunt-.Mah. i: »i .

U'apn • It br.>ui« de ihièbaul frérr»

fait des plus graves s'est produit à l'hospice de Bicétre.

Cet immense établissement.oulre ses trois mille et quelques pe nsionnaircB ordinaires, vieillards, infirmes et fous, donne asile à une catégorie spéciale d'aliénés qui, pour lu plupart, n'ont des aliénés que l'apparence.

A Charenton il n'y a que des déments qui, s'ils recouvraient entièrement la raison, seraient aussitôt rendus à leurs familles, mais & bicétre il n'en est pas de même L'hospice qui. avant la Révolution.étaitun asile ouvert <ï la vieillesse clàlïti- Jigcnce. comprenait alors également une maison de force et de correction II a cessé d'être une prison depuis iri'Hi, mais il continue cependant de recevoir des

individus qui ont eu affaire nu parque!.

«le son! îles malfaiteurs, des criminels sur la responsabilité morale desquels la justice n'est pas bien éclairée et qu'elle met In en observation Ils ioat internés dans un quartier séparé des autres par une double enceinte de murailles, quartier dans lequel ils occupent dçi cellules donnant sur de petits preauxscparés pair di-s grille* d'un hémicycle où si- tiennent leurs surveillants Au-dessus îles préaux est construit un étage où sont installés les logements de ces surveillants. Ce quartier appela « lu sûreté Or. dans la soirée, à cinq quelques tins des quatorze tous qui se trouvent actuellement à la sûreté a» tint réussi à forcer leurs grilles, firent irruption dans l'hémicycle et se préejpitéren! sur leurs gardiens I n de ceux-ci se détailla aussitôt pour avertir le direcleur. landisque les .

autres s'effor- ' ^fc" ' ient de tenir tète// JtrHr- '

heure

vu

à leurs ni: Tenseurs

l.e directeur, M l'iiioii. arriva bientôt : il essay a par ses remontrances de calmer les mutins, mais son intervention eut un résultat toul un nommé Jolv. se

ulk <;abriki.le kraiss, rôle de selika dans l'Africaine. D'*prêi ud driiio <!•• l'époque. — t'CoJli<ction de JMi (.)

mire. I.c principal meneur, cta sur lui et, levant sur sa tète un pot rempli de terre : t Je devrais te tuer, voeifèra-l-il: je l'épargne à cause de ta femme el de tes enfants, mais tu vas le mettre à genoux et demander pardon • M. Pinon refusa; le misérable lança son pot.

Un des gardiens, nommé l'ournier, réussit a préserver son chef, non sans être lui-même sérieusement contusionné Dans l'impossibilité de lutter, le directeur et ses hommes se résignèrent alors à battre en retraite.

Derrière eux, Jol v cl les autres barricadèrent les portes, et, montant dans les chambres des surveillants, mirent tout a sac. brisant les vitres, défonçant les meubles, détruisant tous les objets de valeur qu'ils purent rencontrer,

Quelque temps après arrivait le commissaire de police de Hicètre. que l'on était allé chercher en toute hate II trouva les foreenés à califourchon sur le mur de In première enceinte, brandissant des couteaux, des rasoirs, des barres de fer, tout ce dont ils avaient pu se faire une arme Aux sommations du magistral, Jolv répondit par les plus grossières injures. Kn même temps, du haut de leur mur, élevé de quatre mètres, les sept ou huit mutins faisaient pleuvoir leurs projectiles de toutes sortes.

On se décida à requérir la troupe. Vingt-quatre

homme* arrivèrent du fort de Bicétre, baïonnette au canon.

De nouveau sommés de se rendre, les révoltés refusèrent encore On amena une pompe el l 'ii les inonda sans plus de résultat.

Pour les effrayer, on chargea des fusils à blanc, on les mit en joue... Alors seulement ils se décidèrent à jeter leurs couteaux et leurs rasoirs. Ils descendirent el se laissèrent liirol ter.

Les plus compromis dans cette affaire sont les nommés Jolv, liravelot, Craltefnssey et Cuiot,

niais i ollimc ils le

disent, ce sont des fous et on ne peut pas grand'chose contre eux. Ils n'en ont pas moins, dans la bagarre, blessé plus ou moins grièvement quatre de leurs gardiens. L'un d'eux, le plus sérieusement atteint, a eu le bras gauche brisé eu deux endroits avec un pied de lable. L'un des surveillants a perdu, en outre, 500 francs en billets de banque, toutes ses économies, détruits par ces forcenés.

Arrivée d'Eyraud à Paris.

(l'r juillet 1890.)

^nh.nI la course folle que l'assassin du malheureux huissier Uouffé menait à travers le

monde dans l'espérance de dépister les meilleurs limiers policiers lancés a ses trousses, vient de prendre fin. L'ami de (inbrielle Itompard est arrivé à Paris, sous bonne j.'arde.

Voici déjà près d'un an. le 2'J juillet iss-.i. on s 'aperçut de la disparition de M. Gouffé, huissier a Paris; il y a plus de cinq mois que la complice du crime s'est constituée prisonnière, cl c'est il y a deux mois seulement que l'arrcslalion du meurtrier fut opérée à la Havane, duns les eirconstances que l'on sait.

Nul ne peut prévoir quelles seront à leur égard les décisions de la justice. Il semble bien cependant qu'Kyraud ne trouvera pas grâce devant In Cour d'assises si, comme l'affirme la femme qui avoue avoir aidé à commettre le crime, elle a été sincère dans ses déclarations.

PAHlS IM. 1800 A iUO».

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