I.e voilà ! Le voilà I
Quelques eris : à mort! sont aussi poussés L'assassin paraît vivement frappé par ces menaces Aurait-il dés ce moment la vision de réchafsud, et celte foule qui lui annonce iiiipitovnhlemenl l'expiation prochaine du crime lui apparait-elle eominc les Kiiménides
vengeresses ?
In tressaillement le ser oite hrusquement. Il est très pâle, presque défaillant, et ses jambes semblent se dérober sous lui.
Les agents l'entraînent, le portent plutôt vers la porte dite de l'exploitation, donnant sur la rue d'Amsterdam Ils le poussent dans un omnibus de la « ooipagiiie, où M GoraO et lofcier de paix du huitième arrondis-
MA1TI1K-AITEI. HE L'ÈliLl.sK SAINT- r' H A X ç O I S - X A V IKK
M. Marc.kl, architecte \i ><vul« p*r U oui-oii fuvrWMtuirs-RoiMft.J
sèment prennent plaire avec eux. puis la voiture pari au galop «les chevaux, au milieu des cris et îles huées de la foule.
A quatre heures trente-cinq, i'omnibut s'arrête devant la |ioile de la préfecture de police, .'W. quai des Orfèvres
A peine la voiture est-elle arrêtée on'Ejrawd en descend aussitôt, Il n la ligure contractée et est excessivement pille Kn passant devant la double haie de curieux nui se «.ont. rassemblés devant la voûte où N'ouvre la galerie qui mène aux bureaux du chef de la Sûreté, l'assassin de • •< ■nfT»' jette à droite et à gauche des regards turiiFs <»n dirait i|u'il craint de recoiinnitre quelqu'un dans la foule.
Disons, à ce propos, que c'esl une des grandes préoccupations du criminel depuis son arrivée à Paris, Déjà, lorsqu'à la gare Saint-Lazare M (îoron, étanl monté dans son compartiment, l'invitait à descendre. Kvraud, en apercevant sur les quais de débarquement une foule compacte, avait dit au chef de la Srircté : • Je vous eu prie, ne me faites pas descendre encore; il y a trop .le monde, et parmi ce monde il \ s des geni cpie je connais. » l'uil il avait ajouté : . pour moi, ça m'est égal, mais c'est pour ma femme et pour ma fille! >
Après avoir traversélugalciï'' dont nous venons de | arler, Kvraud. les menottes aux mains et toujours accompagné de ses gardiens, est rofidoit au cabinet de M <, >ron. Là le chef de la sûreté lui donne notification du mandai d'arrêt de l'ordre qu'il a «le l'écroucr.
Kn écou I i n I le chef de la Sun Kvraud, que l'on n fait asseoir dans un fauteuil, para» extrêmement fatigué .
il lient son chapeau de paille à la main et parait ne pas entendre ce qu'on lui dit.
Il est accablé et dès gouttes de sueur perlent sur son crime presque entièrement chauve.
Pendantque les formalités s'accomplissent, îles
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Pur A. L4vM*aa.
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agents sont allés premlre dans l'omnibus les bagages du criminel, c'est-à-dire les valises cohtenanl le cottwne turc, le linge, les vêtements el différents objels qu'ils apportent dans le bureau.
A cinq heures cinq minutes, Kvraud quille les bureaux de la Sûreté, et toujours sous les regards îles curieux traverse les différenies galeries cl <i Ljffl les cours qui COII-
' J wl duisent au Dépôt Ou le mène au greffe L'assassin dé( (iouffè i'sl ensuite conduit dans la cellule i upée
MAITHK-Al'TEL DK L i. li L I S K HAt.NT-SKVEHIN, A l'AHIS.
M. Mbmaco dk Dammabtin, architecte.
K\icUté |i«r 11 m.li»nn fin MIUSOS-RUMS».)
jadis par l'rwn-
zini. Au moment où les insj»L'L'teurs GiilUrde et Sou-
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(Caricature de C\ha\ i/Acuci
dnis vonl la «initier, leur iiii-sMin
claiit remplie, Evraud mnni" fcsio un grand chagrin et vont les em l>r ji > » ,• f, E,vran<l. ainsi que noiiH I avons «lit.
est malade en re moment II a refusé hier m >ir «le prendre aucune nourri lu iv et a manifesté le désir d«- reposer
Oisons qu'Kvraud ne croit pas eneote entièrement me Gabrielle Bompard, sa complice, se ioil livrée volontairement et qu'elle l'ait accusé Pour lui. (.abrielle a été arrêtée I l'instigation de M Caranger. • (Test une fulle. il est vrai. u-t-iHit, mais nous étions mariés pur tt «m./, elle n'a pu m'accuser •
L'Affaire Mary Raynaud.
(29 novembre.)
A lu suite île la déclaration de faillite, les scellés mit été apposés hier matin par le juge île pai\ ilu deuxième arrondisseinenl ior les bureaux île la Itnnquc d'Mat, mais aucune a<tkHijudiciaire n'est em-m-e commencée Marji Haynaud étant député, il ne peut être poursuivi avant que lu Chambre ait <>u pr»> noure son invalidation, ou donné l'autorisation de poursuivre
Le Parlement ne peut donc tarder à se prononcer sur le cas du député de Saint-r'lour.
Leg visiteurs ont été moins nombreux hier que
jeudi à la Manque d'État, mais les réclamations affluent chez le syndic, M. Maillard, cl chez le commissaire «lu quartier, M Hollv de Italnégre.
Marv Itavnaud recrutait ses victimes dans toutes les classes de la société, tant à Paris que dans les départements On compte parmi elles des ouvrières, des petits commerçants et de nombreux ecclésiastique* on prononce aussi le nom
d'un général.
Tous ou presque tous avaient confié leur argent i\ Marv Itavnauil. pour spéculer : le trop hahile financier promettait de leur servir et leur a servi jusqu'au moment de la débâcle finale des intérêts ou plutôt des parts de bénéfices s'élevant jusqu'à 40 pour 100.
De nombreux souscripteurs ont touché ainsi des dividendes supérieurs au capital engagé, et ou cite l'exemple d'Un abbé qui aurait touché .10,000 francs pour 17.000 lianes verses par lui et qu'il a eu. dit-on. le bon esprit de retirer il v a quelque temps. Malheureusement pour lui cl pour les autres souscripteurs qui se trouvent dans son cas, on dit que le syndic delà faillite aurait l'intention de la faire remonter a trois mois.
la Mi'i>K r.s 1890 D'apn'-S le Journal de« IkmuUtUtl*— < ollivu m I^Ui Bob*
Janvier.
4. — L'adminUlratioo de» pompes funèbre» » précéd.' à trois Cfnt »oi*anle-»i* inhumalions par »uit* de dfcèt dut à llnfluenza
19 — t'n (nillcur vieimoi». Hermann Zeltung, arrive par le train de Vienne à Paris, enfermé dans une c ai»»-'. Il s'était transformé en oli». n'ayant p*» le mnven dr payer «on voyage. Malheureusement P»"' lui, nu moment dr sortir de son rôtira. Il est apervu par dei emploie» «le la gare el mené < hei le c>mmi«- •aire de police.
24 — Oabrlelle Bompord, complice de Michel Eyraud, qui ***it aswsjiné l'hui»»ier Oou((6 pour le voler, te constitue prisonnière.
Février.
2 - lirage .le la lomboU de I Exporiliou ; le bon 693.843 de l« * .. rie gagne le gro. M.
8. - Arrestation du duc d'Orléans. Il éu.i venu en France, maigre l'ordre de»», pour faire son •erriee militaire.