Terrible
ROSI CAKON
Cantatrice (Née en 1857).
rue des Martyrs,
1". — Composition du nouveau ministère - présidence du (Conseil et alTuirrs étrangère* : Casimir- Pcrier; intérieur : Raynal : instruction publique : Spul- 1er; guerre : général Mercier, marine : vice-amiral Lcl.-vre. — I m .n . de Kuntz
9. — Exploaion d'una bombe do dynamite 4 la Chambre des députés; quatre-vingts blessés.
11. - Arrestation de l'auteur de l'altentat commis a la Chambre des député.; eest un nomn<< Vaillant (Auguste*.
21. -- Condamnation par la cour d'assise* du cocher poète More, auteur de l'attentat commis contre M Lockroy. i si» n» de travaux forcée et dix ans d iuterdi. lion de séjour.
HonumeaU et Fondation*.
Fin des travaux d adduction de l'Avre (mars) Insuguration des slnlues de Thèophraate Benoudot (4 juin) et dArago (Il juial, de C happa (I) juillet», du monument de Raffet. jardin du Louvre
Le match vélocipédique de 1,0
Terrool et Corre (février).
la courte des cvltiorurt (mars),
l.es Dahoméens au Champ-de-Mar* (mai),
Fermeture et venlc de la l'Iaia de lorot, de la rue
Pergulcs* (avril) l.e* Pai-Pi Bri au Jardin d Acclimatation (avril). Les vint** du candidat académkide Achille Le)
Roy (mai).
Ben. us.- *rt«.
Exposition d'estampes japonaises. — Fspoiitioa i l'Ecole de* Beau.-Artt, de documents relatlft A I bi*. loin- de la peinture en r'rance d
Vent.- d.- la colleeiino Spitter ,dle produit ait millions et demi ; des collectionneurs ont payé jusqu A doute mille frenc* une bouteille en vern- .maille et uu million isu tabatières).
Salon. — Peinture. — Médaille d'honneur: M Boybet Pas de première* médailles Prix du Salon : M. Orange.
Sculpture. - Médaille d'honneur : M Charpentier Première* médaille* : MM Larehe, Ubalut et Toonc lier
.trctiffeliire. - M Détone.
brarure. — M. Umolte.
l'hi-i«tr«-H (DrfBOTS ET PrIsUÉIIEs). Théâtre Français — 11 janvier. Un l'ère prodigue, comédie, de Dumas tilt. — 6 mars. La Paix dm ménage, par Guy de Maupaasanl. —0 mars Sapko, par A. Silveslre. — g mai. La Heine Juana, par Parodi. ^d9a«W — Sé mai. Le liinrr de Pierrot, par Millaovoye. —
J J * juin. CeranHc, par Klorentiao. — *5 octobre.
L'Amour krode, par F. .le Corel. — îl novembre. i4nf<goue, par P. Mcuricr et Vaequerie. - tu décembre. La Belle Saïnera, par d Hrrvilly — 21 décembre. Prologue ,1 Bérénice, par Noél et Palé.
\ Opéra. - Ï4 février. La Matadetta. ballet de sV F Gailhard. musique de Vidal. - o mai. Fragmente d- l'Or du Bkin. de Wagner. - li mai. U Waliurie. n. r. oittvitn de Wagner. - 15 septembre. Dcidamie, d'Ed
rédicaleur dominicain. ,l,u,,°-ua de 5jrech*i ~ f **'*'">"' far Ut. Mendei. musique de Uiai.rler.
Odeon. - S mars Une Page d amour, de Ch
son, d après E Zola. - ïl septembre Frédtrigur, de
Généré* - 7 octobre IV. cinnefar.,. d'Ed C.ltinet.
Opéra-Comique. — ié mars. Kautja, i actes, de
Mellhae et Gille, musique d* Léo Del, bel. — M niai.
Paryae', 2 actes, d'Augé de Latiut, musique de Seiat-
Saên* — ïô septembre. Le Biner de Pierrot, i acte,
de Millau voye, mutique de Ch. Hess. — lâ septembre.
Ma lame Rotr, I acte, de Hillaud el Barré, musique de
Barièt. — il novembre. L' .iliaque d* moulin, drame
lyrique, d'après la nouvelle de Zola, par L.
musique de Braneau.
Vaudeville — is janvier. L'Invitée, 3
Y. de Corel. — ii février. Flipole, comédie, 3 actes,
de J. Lemaltre. — 17 mars Lei liramtt iacris, 3 actes.
d'A. Silveslre, muiique de Gouood. — Il teplembre.
Bat-Bleu, de Valabrégue. — 6 octobre. La PrarintiaU,
S actes, d'Alesis et Giarota. — 17 octobre. Madame
Sa«u-'j ♦ nrle*. de V. Sardou et E. Moreau igrand
■uciés). —21 décembre. Uickel Teuier. 2 actes, .1 Ed.
Rod.
Varlètèa. — 3 février. Le Premier Uari de France d'A. Valabrégoe (lurcès — Si septembre. JMadaxe Saraii, de Blum el Tocbé
Oymnaae - Il février Ut Xmanlt légitimes, de Jeu» 1er cl Ballot.
Renalasanoe (Tkéilre-I.yrlque) - 30 janvier Madame C»r„i<m:Aeme.de lUrtmano el Alexandre, d apré* P l.o1i. muHque.le Mesiager. -3 novembre ls> Boit. de 1 Umeltre.
Ambigu - 15 novembre Gigolette, de P Decourcelle et F Tarbé tsucc. il
■xaetL fn<vo>T
UMenttttr (Si aa 1M
r»H|. Dt<CHt>IL
- (.Né en 1*36,.
Ed
la «le littéraire.
Rod : /..i Vie privée de Stiekrl Teititr — J M deHoredla: f>t Trork«t - J Lemaitre Ltt Boit - A. Tbeurlet: La (.'»nu»i«.<ie . f |.!-f. • Ootii-I — Max. Du Camp: t.r Créputeate — M Prevoat : /.'.lulewne d une /.mm.- — V. Cherbulles: Is S,rrel du prieepteur — A. France. La «..fù.rnr de la r..«,- Peéauoue - P. Loti: .M.it,- Ul.lErilé* - J Rlchepln:/. lime -O Ohnet: Lé* fxMaeataiaf de l amour — O.
Etudet dr UMrêtmrt et (Art, — l
Le»r titan Pkvtiaw , Un C(tur — i MfrrddeUuttet - Jean Aloard : /.76it tira - E. Zola : Is Docteur Pattal — E Daudet: Ut Couliib i de la Sacieti parisienne - p Bourgel L* Scrupule. — rr. Coppèe: Biufet -E.l
(.Né en 1117).
RO«T»Mi.
Auteur dramatique (Né c
Ifarlr-JkfefdetriRe, par liallet, musique de !
Lca mort* de l'nnni'e
Le sculpteur Moreau- Vautbier lie janvier) — le littérateur A Delpit <3u janvier) M - Julea Grè vy tl" raarsl — Le philosophe Talne '.î inertl — le président du Sénat Julea Ferry t'7 mars) L'éditeur Jouauat tît mars) — L'éditeur Marne (IJ avril) — L ai adémicien de Maeade (I9a»ril — Le rhanvinnier O. Nadaud -t avril» — La duc d'Uzet '-'> juin». — Guy de Maupaaaant (î juillet». — Le littérateur Mario Ochard (31 juillet — Le peintre O laite 8 aoûll. — Charcot et Blanche (16 aoiiti — M~ Bégalaa, temme de lettre* (31 août) - 1-e i Pranoeacht (l« teptemlire) - \* peintre Ys ( * Mptembrei - Le général de Mirlbel 1 1 î septembre ).
Le .oculiste Benoit Malon ,13 (eptraibrr) — Le compositeur Bellenlok 11* sept V - Le peintre Flameng ( le septembre .- Le maréchal de Mac Mali on (17 ctobrel. - Le compositeur Oounod <l» octobre,. - L'ancien minisire Tirardjt aovembr.l -
e 1818 ti7 décrml-re) - L ècoao-
FUNÊHAILLEH 1)1' PRÉSIDENT SADI OAUNOT.
Dessn d'après iiolurv p:r P. Ti\Arne.
— LE CATAKAI.yl K A I.KUSKK
— (dibliulhèquc ÎSali> nale.)
M !■ M .VI. M I L SLIU'TtlH BAIUK
f Ijou'evarJ Krml-lV ri ion gurt I* 19 juin 1831. llAaaVFWTK, kmI,.Im r, Ku mm. anhiln «. (D'aprft UO« | Il .triera, b. ■
Si 1870 eut le triste privilège d'être appelé V Aimée tcrriblr, 1894 prendra sans doute un jour dans l'histoire le nom d'Année maudite. C'est, en effet, de celte époque, souillée de boue et de sang, que date l'ArrAinx qui divisa la France en deux camps ennemis et l'aurait conduite à travers quels déchirements! à la déchéance, si elle ne savait se ressaisir toujours.
La folie anarchiste répand le deuil et la terreur dans le pays. Jadis c'était Ilavachol, hier Vaillant; aujourd'hui c'est Henry à Terminus-, demain ce sera Caserio à Lyon, frappant d'un coup mortel le président Carnot. Kt comme si la France n'était pas suffisamment éprouvée , voici qu'elle apprend le crime et la condamnation d'un de ses enfants : un officier accusé d'avoir livré à des gouvernements étrangers les secrets de la défense nationale.
Le désordre règne plus encore dans les esprits que dans la rue et la répercussion s'en fait sentir jusque dans les délibérations du Parlement. Les mesures prises contre les fauteurs de désordres n'ont pas cessé d'exas-
4Cft
pérer l'extréme-gauche et les collectivistes continuent à accuser le ministère de confondre sciemment les socialistes avec les anarchistes pour faire des perquisitions sans contrôle.
Cependant, M. Cnsimir-Perier, président du Conseil et ministre des affaires étrangères, obtient de la majorité un vote de confiance, quand il affirme la revendication des droits de la France sur Madagascar, et qu'à propos de la revision constitutionnelle, qu'il repousse de concert avec M. Deschanel, il proteste de la politique de conciliation en accueillant les ralliés suspects à l'extrémc-gaucl C'est dans le mente esprit, Vesprit nom fin, — un mot qui fera fortune, — que M.Spuller, m nistre de l'instruction publique et des cultes, condamne l'intolérance outrée de certains maires contre le clergé.
Mais l'opposition ayant fait adopter, malgré la résis tance du cabinet, un ordre du jour qui assure aux employés cl ouvriers do I Liai lu bénéfice des syndicats professionnels de l'industrie privée, le ministère donne sa démission. M. Uupuy est président du Conseil dans le nouveau cabinet. Il a pour collègues MM. Poincaré aux finances, Leygues à l'instruction publique, llanotaux aux affaires étrangères, Félix Faure à la maiine, le général Mercier à la guerre et M. Delcassé aux colonies, — direction devenue un ministère. Les interpellations pleuvent comme de plus belle sur un gouvernement qui semble continuer les errements de ses prédécesseurs. A ce moment M. Carnot meurt assassiné ; et le Congrès de Versailles appelle à la première magistrature de la République H. Cusimir-Perier.
MCDAII.t l: i:ol»lHv»Oll.*riVE ni: < ESTES AlllE J'K L'ECOLE rOLKTECH\|...L»
(Mutée île U Monn.tic i
La lutte reprend, plus âpre et plus vive, entre le ministère et l'extrême gauche dirigée par M. Jaurès. Celui-ci soutient, après l'avoir critiquée, une proposition d'impôt sur le revenu, émanant de M. Cavaignac, proposition que la Chambre repousse, comme contraire à la pacification sociale, mais seulement à une majorité de 21 voix. En outre, la loi contre la répression des menées anarchistes est votée à la Chambre et au Sénat; et, après un magistral discours de M. Deschanel à l'adresse des collectivistes, un ordre du jour de la Chambre invite le gouvernement à leur opposer une politique de • réformes sociales résolument progressistes • .
^ Toutefois, la mort prématurée de L M. Rur- Mk deau of- & fre à l'ex- Irèraegauche, dont l'obstruction e6t restée impuissante, l'occasion d'une modeste revanche :
M. Ilrisson est nommé président de la Chambre des députés. V.n dépit des agitations inquiétantes du monde politique qu'entretiennent encore les morts successives du comte de Paris, de l'empereur Alexandre III et de M. de Lesseps. la vie parisienne mène l'éternelle fête de la dissipation et du plaisir. Dans ses assemblées mondaines, dont le luxe à outrance est la seule morale, elle n'a de trésors d'indulgence que pour la corruption parlementaire et ne voit dans les noms sinistres d'Arlon. de Cornélius llerz et de Heinach que prétexte à aimables plaisanteries. En matière d'art dramatique, il lui faut, pour réveiller son appétit blasé, le piment de pièces extravagantes ou perverses. C'est à peine si le Falstaff et VQlhello de Verdi, la Thaïs de Massenet, la fine comédie
les Romantiques au Théâtre-Français, fixent merre (le plafond du Rhône et de la Saône); Le
m instant l'attention publique. Les panta- Blant (les Réfractaires) ; Chartran, Uonnat,
onnades de l'Hôtel du Libre-Échange et Tira- J.-P. Laurens (le Pape et l'Empereur) ; Moreau
troglio de la Marraine de Charley, les marion- de Tours (Evocation).
leltos du Chat noir, les exhibitions soi-disant Au Champ-de-Mars, la foule se presse
rlistiques de cercles largement ouverts, le autour des toiles de Carolus Duran, Duez, épertoire des music-halls et l'on- ^^^^^^^^^ floll. fior\ ex; on admire les pcin-
erlure des concerts* n es bombes » , ont se is faveurs de la foule eut-être y a-t-il dnn> M manifestations un autre « esprit )uveau • le gere d'une rénova- >n dramatique, lis encore fauait-il qu'il ne fût s refoulé par la îuvaise foi ou r la rudesse des ivains qui tienit le sceptre de
ritique. Ce sceptre, as ! est plutôt une fée. Si le < théâtre à col reçoit de visibles marque1*, jeune école littéraire, dont ièvre de production ne disule pas toujours l'impu face et la stérilité, n'est re mieux traitée. Ccdant des roman s déjà connus,
Abel llermant l'aul Bourget.
eut accueillir >rablement la iète et Cosmo- La mort a sur l'Académie ;aise : le com- Muxime du p et i'impasparnassien nte de Lisle dis ssent. mais MM AI- Sorel, Paul Bourget.
i lloussaye prennent
parmi les sympathiques ►rtels.
uverture successive des Salons consacre une fois
CASiMin-rcniCR
PRÉSIDENT DE LA RKPUBLKtl'E Médiillr gr«r(« par Ciui-ui»
'.Mu*éa du Luiembourg )
décoratives pour l'Hôtel- -Ville signées par Puvis de Chavannes: on disi ute, sinon le mérite du moins l'idée du tableau symbolique, le Chemin de la Croi.r.
L'art a vu s'éclaircir aussi les rangs de sa nombreuse famille : le peintre octogénaire .1. lïigoux et le grand sculpteur animalier Auguste C.nin sont morts. En même temps un monunt élevé, à la pointe de l'Ile Saint- Louis, en l'honneur de Barye, éternise la gloire de l'illustre maître.
La scienecreçoit également un hommage digne d'elle par inauguration du monument de Claude Bernard, œuvre imposante de Guillaume, membre de l'Institut.
On ne saurait trop célébrer les conquêtes et les bienfaits de la science, à l'heure où les hommes recherchent et accumulent tous les moyens de s'entredétruire. Voici, par exemple, une décou- \ ci te. la vaccine de la diphtérie, saluée avec enthousiasme par la reconnaissance des mères et qui entravera une fois de plus la mort dans son œuvre de destruction.
ladis, la mode affirmait par
us la scission qui sépare ••diablement nos artistes
î i s. Aux Champs-Élysées. les maîtres pré- une de ses créations cette gratitude de l'huma-
sont toujours Benjamin Constant, Itoche- nitépourses bienfaiteurs. Le dix-huitième siè-
ï, Détaille (les Victimes du Devoir); Co- cleconnutlacoiffureà.. f iifOttf/nrioH.Sansdoute
paris de iaoo a 1900.
auqlste etnt>K*u, pbémuext de la cuahbbe
HE» ItKPUTÉ*
Né à Lyon en «851, mort à Paris en 1S9V.
D'mprè» um pholo^iphle. — (MiihS* do Lu«mlwurg.>
cette démonstration était quelque peu bizarre; mais elle était touchante dans son étrangelé. Aujourd'hui, la mode ne manifeste plus qu'aux premières, aux vernissages, au concours hippique, aux courses ; elle ne reconnaît pour se» théâtres de plein air que Monte-Carlo, les villes d'eaux et les stations balnéaires, les champs de sport, les pays de rhassc et les rulttj pafters.
En I81M, ces diverses enceintes sont peuplées tantôt de chapeaux auréoles, de rainai Is Louis XV et de pèlerines Lancrel; tantôt de toilettes 1830. Mais, dans les fêtes de l'été et de l'automne, ce sont encore les costumes cyclistes qui sont le plus fréquemment portés. La bicyclette est plus que jamais en vogue. Les fanatiques organisent des courses d'artistes et des courses de dames, fn inventeur a imaginé le vélocipède nautique. La plus noble conquête que le dix-neuvième siècle aura jamais faite sera donc celle du cheval de fer.
A l'envisager dans son ensemble, l'année 1894, avec sa multiplicité d'incidents de toute nature, mais
plutôt violents et tragiques, est une des plus mouvementées de cette dernière décade. De janvier à décembre, les esprits sont en proie à une inquiétude augmentée chaque semaine par de nouvelles alarmes. La prospérité générale de Paris s'en ressent singulièrement. AfTolés par les explosions, les étrangers bouclent leurs malles et prennent la fuite
Sons des rieux plus cléments, < her.hant des jour* plus
(calme*.
Les commerçants voyant diminuer, la clientèle et déserter leurs boutiques quand on ne tente pas de les faire sauter, ne songent plus qu'à se elaquemurer ou à émigrer en province. Les séances de la Chambre où le député en blouse pousse le cri de « Vive la Commune! » et où M. Clovis Hugues secoue, l'œil en feu, sa redoutable crinière pour faire peur au gouvernement, ajoutent encore à l'émotion publique. Le vent de révolte qui gronde n'est pas abattu par lu pluie de condamnations qui tombe sur les journaux et les livres. Comme toujours, cela passera. En attendant, l'aris apprend à connaître, au milieu de celle tourmente, des hommes nouveaux : l'avocat Labori, les orateurs populaires Jean Jaurès, Jean Grave, Sébaslien Faure.
Paul d'Estrkb.
OlliKutXS d'aCGISTE BtTRDEAt'. — LE CATAf ALvL'E AC PAL AIS-BOrftBON D'tprt* ao drtiio <tr GbBABM*, — (Bibliothèxjn» .N'ttiooilB.j
LE VtEl'X I ' A K I ■> . — I.A FONTAINE ET I. E MtHCIIK DES INNOCENTS
D uprés une ancienne estampe. — (Collection G. Hartmann.)
LES ÉCHOS DE PARIS
var<ls et les rues avoisinantes. Tout le quartier paraissait en feu et l'aris a tressailli pendant une heure comme aux soirs sinistres îles incendies «le l'Opéra, rue Le Pcletier, et île l'Opéra- Comique, pluce Favart. Cette fois, c'était le magasin île décors de l'Opéra qui brûlait. Mais ee qu'il ne faut pas oublier, c'est que ce magasin n'a aucun rapport avec l'édifice de l'Opéra construit pas M Ôarnicr. Il était situé, et cela depuis des années, en dépit des plus ardentes polémiques, en pleine rue Richcr, au n* 6, à cent pas des Folies-Bergère. Invraisemblable monument d'imprudence et de perpétuelle inquiétude pour le qunrticr
L'immeuble incendié, et dont il ne reste plus de vestiges, était une sorte de grand hangar rectangulaire, de hauteur sullisante pour les décors les plus élevés.
Tous les décors des ouvrages de l'Opéra %'j trouvaient emmagasiné*; il ne reste que ceux qui élHÏent rangés à l'Opéra même, c'est-à-dire ceux des six ouvrages en cours de représentation : (îtcendolbw, If* Huguenot», Fatal, la U'ulkyrie, la Maliidella et Itiitlamit.
Le feu a éclaté derrière le poste-vigie qui se trouve à l'entrée du magasin de décors. Il s'est développé avec une telle rapidité qu'en peu de minutes les flammes s'élevèrent à une hauteur effrayante; elles étaient visibles de tous les points de l'aris.
De tous côtés la foule accourt, envahissant les rues par masses serrées. Les gardiens de la paix
acendie des décors de l'Opéra.
18 janvier.)
In n soir, a huit heures et demie, une lueur éclatante s'est répandue tout à coup sur le faubourg Montmartre, les grands boule-
LE MARÉCHAL NU ue ét igèv plj'C de l'Otacrvtloir*. — Rkm, iculplcur. (D'jprè» une ['holographie.)
' ' !• < '»,?• 'f 'irr I.,f.>^r»l |;,f|. ^
ri. r ■'' f- llfi <»f • !»> îl*!»-
ff. • "'..■(.(; ,n<"jii^ *-ir ,»< m^i*/)î>« >fin Ou- \ j l'-i, ',i r-
I - |.«. n. •(•( j.'.'-'i* fn«-Ti» In tjjl'î.V'i' ■••r ,1 |* | > - r .»■'•' ■•n'T/i<» M .1* f«ii|ii-* i»*r'« .i. i i ." 'il %Ht>\\*t\% »h> l-i rail •I*ijm»*j>i'» >-/<..*• <f>i i. l'-iiii'.n »|*irifjw»*»*ri*i «ft* itijl'ritri!
• t- I.i i i • ■- r » i •• .|< lu N'i-r. H*' Yr\\\r*
\f \I - . i ' j i < '.rrmii - ■ mi 'i1 'rtlirif!, riîfisfe \r
■ < r r il 'i'.Iiv-
\ i.' il h' 'ir< ■■> l .-.m .. |. a >\fft,f4 -(..ni /»r» H.i intni- «. *l il m ' l.r.-i'-r ,tr.l>-ii'. *»i rmlifu f«,-if I iffi'' i |.|> . <i cii/' |i- ni) r' [u l'-i |»'iiii)ii'p< ••i.rii- |iiiii'iif •.!((< M' dff jiir l |/> l)fj»ii Oit fii'^fi'l d»1»
I f ■ •' J • 1 1 ■ » f l ' J|t«f, •''■« 'nlll'llim, ili'H |i'.' i' l'i'i ' • un -
li'iil <h- • »ri.»rj I < r'.nl' ni il |f«< r|ltfn?tlf<l <lf Ifl f».if|i *|i-i.«<ril ffi".rf ft|<mf#f A l'horfTIIf •(!'•! »i I»- f mil h i "<ifi, tU'Ht |»'«mj»Wn lï-lAfl'f fil iIk f/n ' r i ff" il' 'I inif v<»i t fnri - i »n iliffi/ifnl'' •ni m'' m' \ f(f iifi ifuHMff! • Ail**HAf, rlm' iiii fii' ih iiif f.| | nfi f ■• i » jilrt' »• mi ffi/-'ic» ifi innj'ir
((m |. -liif ii i
. min "f |i'iiii|M'T Hi*hMi » liilrnfi <l«i [><t«lf ili-
|f| l'ff llfllfl' II. 'I i||l fil |l' ff.lllf f|/l'll««f JI/IP
IHff |ifn|lfi'. I mu ni Snl'Wcl n (Il A *Un il/'imiflii c* 'ne viiHifr* <f Mitilnrlfilii '* n (fWMHjMtH^ If iiinllifti- - I.iil.li l » I h'ijfl'nl S'.lr.l M;irllti fil Mnllnli ■ 1 1 « Itf uri «. If IfH «fllllilf ilillli
1 rn»i
:.ini -, : mm:
1 n'àl
Al»
n r il *«•#«a * Je . »i>uer :* -niaii t» m:- ''emMit -iciai -ft
lais — -om « uni: if*
mi • •• n *- :-ir~> • t. i mrr->i~- :.inai iin.is-:e i^^tiiDre» i»»: irn*r<»-^r'ir a rgaMoa n* !«»<ti «ne IU-.aer — in mm»"iLii^ pU:>t«' .e »os - 'uTefT — ie a*<! .»» ::i r^irr-n •«•«birl. .e ."Ui»i.-'ir»ux "»«'inpier
L nt^r:- ir i:i -a.-i':e --n tiirre -Ml pi^sn ie **n;f. .* ■ -ittr >m> :jt-e: .rt pefus ««'Qi ipiaue»
Execution de Vaillant
. Wrii-r
▼■»fi,i.>vT .i-imifiit nr"fnndenierU i|Uftd le iip^f-tr-tir -le la Bu>|ue(Ui a pt?at?lr« dans
— \v*t d'i ••'j'ir.*w*>. lui a ait lu iirecteur
r«' Hif. M feK«T4ttMRT Fi'TKT APnÉS L EXPLOSION I' .|>t. • u m- |ihnliyr«pliif. — (llibliothéque \ttiOul«.)
V^jOO
— Ne craignez rien, j'en aurai, a répondu reau a procède a sa toilette. <m lui a lit' Ie9
aillant, qui s'est levé et s'est habillé seul. A ce mains et entravé les jambes. Le condamné a fait
ionien t on lui a demandé s'il voulait voir l'au- preuve d'une très grande fermeté et on n'a pas
innier: Vaillant s'y est refusé énergiquemenl. remarqué la pilleur que tous les condamnés por-
I, 'anarchiste a été conduit au greffe, où le bour- lent sur le visage & ce moment. Il a refusé de
Paris de isoo a noo
boire on verre1, d« r h h m qu'on lui offrait
-- Je n'ai pas besoin de rein pour avoir du courage, a répft n 'I n V aillant
\ «epl heures douze minutes, la grande porte de la Hoquet le j'ouvre a rient ballant*
Le condamn»- apparaît, avant un aide <lu hourrenu a «ha<un «le se* cotes M Heihler marche derrière l.e condamné ne regarde pas le rr.nlenu fie la guillotine (r qui I intéresse, ce sont «en gêna qui sont la. tète nue, et qui le
regardent
Vaillant marrhe d'un pan assuré ver»
l'érhafnud
Arrivé a un mèlrc de la mmhine, au moment où un aide lui enlève le veston qui lui rouvre les épaules, Vaillnnt a' arrête II relève la tète et. regardant la foule a gauche, il pronom .• i es j<arnles d'une voii forte :
— A mort la roi iélé bourgeoise! Vive l'anarchie!
Les aides le prennent, le jettent sur In bascule, un moment se passe Knfin le hourreau U'Nrhfl le ilérlir, le couteau a'ahat et la tète «lu ion rln nirié roule dans le panier. C'est fini
L MOTEL-
La Halle La Lorraine,
Il «pré* unr
La bombe de
l'hôtel Terminus
e 12 février, vers neuf heures <lu soir, ud jeune homme d une vingtaine «l'année* entra au café Terminus. Il y avait foule < /était l'heure du concert Tout à coup le nouveau venu lance une bombe dans la direction de l'orchestre et prend la fuite Une vingtaine de personnes furent blessées par l'eiplosion du projectile Poursuivi, arrêté après une vive résistance par l'agent de police Poisson et le garçon de café Tissier, le coupable déclara d'abord se nommer Léon Breton.
On ne larda pas a découvrir que son vrai nom était Emile Henry, né en 1*72, et (ils de Fortuné Henry, membre de la Commune.
iie-ville Emile Henry est bachelières sciences,
des Pétas. Il a été admissible à l'Ecole pohterhbhobMm!2J£fi1' nique. Les journaux ont cité des vers de i> « .KTnp i« ) || g. sl vant(; jvirc l'auteur d'autres
attentats .-innn niâtes.
M*|ll« tttfft (il.*.. «-„,.| \. g
I '» !..•«-. «<ul|>l«ur, |-.ni»i ,«. ar, luiect». |l'«pr*« un-- ph.Ciyraphi»
Arrestation de MdeTalleyrand- Périgord.
(il avril.)
Lk comte Ilélie de Talleyraud - Périgord, lils rlu prince et de la princesse de Sagan, pcliUflla du duc de Vulençay, a été arrêté hier sur un mandat île M. Dopfer, juge d'instruction, sous l'inculpation de faut et usage do fans (/est M Clément, commissaire de police aux délégations judiciaires, a qui le mandat d'amener nvail été remis il y a quelques jours par le juge d'instruction. Le magistrat avait appris que le comte de Tallcvrand- Périgord demeurait depuis sept ans avec une
J L AN .N E II lin.
>Ulu» < ngte pl*ce <l*s l'vramiJei KMWtr, Kulplfur, Fosaint, irchiOcte (b'tprii one pliolngrtj bi«.)