LOUIS BLANC
SUtur fripée fluet Mong*.
DfiHiKoii, sculpteur (D'iiprf» duc pho<<>gT»phi«.)
PARIS DE ISOO A 1900.
à vendr** lia «écouter te k l'étranger
Les Funérailles de Carnot
(lM juillet.;
Dti sept heures «lu matin .
toutes les rues avoisinant l'Lhsée sont pleines île momie Cent un va-et-vient incessant de gens qui se rendent au palais, de curieux qui sont en quélc de places pour voir la cérémonie L'entrée des invités commence fnubmirg Sainl-flonoré. On pénètre par la porte ItiHarde de gauche et on se dirige droit Mir le catafalque; les uns saluent les autres jettent l'eau liénile.
ki l'érnotioa est profonde et le recueillement témoigne de l'allliction de tout l'aris. C'est que l'homme tomlié sous le couteau d'un assassin était un homme de Lien, un i-itoven irréprochahle. Héritier d'un nom illustre, Sadi Carnot
L IIOTEL-UE-VILLE
La Salle de* Fêles.
La BmirgiHjnt
Par Ehhmann.
avait rempli ses fonctions de président <D'ipf.sunepii«togTi.phu de la KcpiiMiquc avec une correction
qui restera inoubliable.
Laborieux, consciencieux, d'un abord affable, sachant allier la bonté avec une parfaite dignité d'altitude et une y -w fermeté exempte de rudesse J^f quand cela était nécessaire, il avail conquis l'affection de« Parisiens et l'estime de lous les partis. Arrivé au pouvoir dans des circonstances très difficiles, il avait été l'homme de la loi, le serviteur infatigable du pays, auquel il avait sacrifié sa santé, se prodiguant, voyageant sans cesse, travaillant avec un zélé qui ne s'est jamais démenti à maintenir l'unité entre tous les Français et la paix extérieure.
Le service d'honneur du catafalque est fait par une double rangée de garde républicaine à pied encadrant un fantassin, un cuirassier, un brigadier de la garde a pied, un brigadier de la garde a cheval, un sous-officier d'infanterie, un sousofficier du Irain. Devant sont placés un officier du train, un officier d'infanterie, avant à leurs cotés un saint-evrien et un polytechnicien, i Toutes les cinq minutes, ce service d'honneur est relevé; les ofliciers
DERANGER
Statue 4ri .•>••• square du Temple.
Duem i<i«nr>, «citl|4iur. M, \\n>, nrtliilerti'. iD'apn'x une | ht>t..jrspliie.
montants, comme les officiers descendants, saluent de l'épie le cercueil du regretté Président.
De chaque Côté du catafalque sont rangées les couronnes qui lout à l'heure seront portées ù bras : ce sont celles envoyées par les empereurs, reines, rois et présidents de républiques.
De huit a neuf heures, e'csl un défilé incessant d'autorités militaires et civiles Impossible de ciler toutes les personnes qui entrent, car il y a des instants où c'est une véritable foule qui s'engouffre dans les salons de l'aile gauche : c'est un fouillis continuel de plumes, de panaches . de broderies .
dans lequel viennent jeter leur note criarde les toges jaunes, amarante, rouges des professeurs des faeultés.la robe violette particulièrement remarquée du
ItKHI.IO*.
Maine érig/e square Viiillniillr.
Alli'rl Lis. un. sculpteur.
(D'.ipn's une photographie.)