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PARIS DL ISju A 1**1
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Bref, l'addition des temps donne comme résultat final :
f A'* 6. Panhard, en 66 h.
2" A'* 8. Panhard, en 68 h 3" iV* 5. Panhard, en 70, h.
4* iV 46. En 7Ù h. 2ff 24".
5' iV 41. Un 75 h. 29
Aussi! m! après leur arrivée, les voitures se rendaient à l'Exposition du Palais de l'Industrie, où, on le sait, elles vont demeurer jusqu'au il octobre. La, une foule im-
Iminsp n'a cessé de défa Hier devant elles, les exa- Jgy minant ilnns leurs moin- Hy dres détails et rommen- ••v~xH» tant les] résultats de l'épreuve.
En terminant, il nous faut une fois de plus constater que cette course, dans laquelle le pétrole *J a définitivement marqué
son avantage sur la vapeur d'eau pour les véhi- ~mmm ™ cules de poids léger et «le
grande vitesse, a obtenu £ ■B- un succéb considérable et
ipi'elle sera à l'autoniobilisme ce que l'aris Urest a été à la vélocipèdie.
L'arrivée du Tsar à Paris.
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(D'aprèi uu« phuligrap'ile.)
(8 ut-lobre.)
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la gare improvisée du llanclagb, dix urcs sonnent aux différentes borloges; le ranon du M ont- Val érien tonne, celui des Invalides lui répond: une locomotive ornée de drapeaux et de fleurs apparaît : le tsar est a Paris. Après l'arrêt, M l'élix l'aure descend le premier et donne le bras a l'impératrice, l'empereur vient ensuite. Les ministres, rangés en cercle, sont présentés, puis le président conduit l'empereur et l'impératrice vers Son Km. le cardinal arclievéque. Les présentations continuent par le grand cbancclicr de la Légion d'honneur, les membres des bureaux des deux Chambres, les présidents du Conseil municipal et du Conseil général de la Seine. L'impératrice, véluc d'une robe de satin moiré blanc, monte dans le landau aux armes de Erancc et conduit & la daumont par quatre carrossiers que précède tout flambant le piquetir Montjarret. Le tsar, en costume de colonel de tirailleurs russes, ajant en sautoir le grand cordon de la Légion d'honneur, passe, avec M. Eaure, qui porte le grand cordon bleu de l'ordre de Saint-André, la revue de la garde républicaine L'empereur prend place à coté de la tsarine; .M Eélix Eaure en face, sur la banquette. Le cortège se reforme et défile par l'avenue
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SACKÉ-CrtU'It il. y ON TU A HT RE Parla niai»ou PuvtMtMiUt-ltoMBB. — (D'aprè*un*
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Pruilhon. En tète sont les gardes municipaux, puis viennent les chasseurs d'Afrique, les spahis,
les goums. 1rs rheiks arabes aux costumes riches et majestueux, qui caracolent sur de superbes chevaux magnifiquement caparaçonnés du soie. Puis vient te landau des souverains. Sur leur passage, les daines agitent leurs mouchoirs, le messieurs leurs chapeaux, et l'on cric : < Vive la « Russie ! vive le tsar ! vive la tsarine ! vive la • France ! vive Félix Faure! •
C'est à la place de l'Etoile que le cortège s'offre le mieux aux regards de la foule:
on acclame les chasseurs d'Afrique et surtout les spahis; mais les ehels arahes font éclater l'enthousiasme Les regards ne se détachent pas de ce spectacle superbe que déjà Montjarret a passé On crie alors : «Vive le tsar!
vive la Russie ! • Les souverains répondent par de grarieux saluts Les acclamations au tsar redou bien l au rond-point et sur la place de la Concorde et iront grandissant jusqu'à l'ambassade Tout le monde
est charmé de l'air gra cieux du tsar et de la Isarine.
Ils ont conquis la foule
Quelle impression cette
masse de peu- ' ' 1
pic l'acclamant a-l-ellc produite sur le tsar? — En descendant de voilure, à l'ambassade, il prend les deux mains de M. Félix Faure et les serre avec énergie :
— Je ne m'attendais pas une telle réception, dit-il. Quelle ville que Paris! Oh! j'aime bien les Françaii '
L'animation de la capitale a été extraordinaire durant ces jours et l'enthousiasme de In foule a particulièrement caractérisé ces manifestations. Paris est bouleversé. Les restaurants regorgent, particulièrement les restaurants bon marché et à prix fixe. Les époques héroïques sont finies pour les maîtres queux. Paris se démocratise. Les tables sont prises d'assaut, . Les repas, daus un seul établissement, sont montés de deux milleàcinq mille, depuis trois jours. A cinquante sous en moyenne, c.-la représente un joli denier! ni.
Les patrons sont ravis de cette aubaine, mais on aperçoit au fond de la salle de vieux messieurs
qui roulent des yeux féroces Ce sont les clients ordinaires dont les habitudes sont bouleversées Les trains de plaisir ont amené des foules considérables.
Un rédacteur du Ttmps se trouvait & l'arrivée d'un train provençal :
• Douze cents félibres, mâles et femelles, en sont
peu ont
sortis
tout bouillants et sont tombés dans les bras des parents et des amis qui les attendaient. C'a été un spectacle admirable quoique un confus. Les employés de l'octroi d'abord contrarié ces effusions par leurs ridicules exigences. Les femmes surLout s'emportaient en paroles agressives. Une robuste commère, coiffée du bonnet d'Arlésienne, défend son balbcbon contre un gabelou et glapit
su
avec une incroyable volubilité et l'accent de Tartarin : « Je n'ai que quatre livres de saucisson, une livre de fromage et une fiole d'huile !
• une honte de tourmenter le monde un jour t comme celui-ci 1 Vous savez, j'irai^ine plaindre c a Nicolas ! > Ces gens du Midi ont le mot pour
L F'F.CNl
B1AMD ESCALIER DE l/OPÉRA
Dessin d'après nature de L. Parent. — (Collection Ch. Sitnond.)
Puisque je vous le dis; hé! vous n'avez pas besoin il v aller voir ! » Mais • l'homme vert » , défiant, exige que le paquet soit déficelé L'Arlésienne s'emporte, le rouge lui monte aux joues, elle prend à témoin les as^islants : c Si ce n'est pas
rire; ils ne sont jamais en colère qu'à demi. Au fond de la salle, un groupe touchant, une scène à la Daudet. Une vieille femme est assise sur sa valise de forme antique et couvre de baisers cl serre dans ses bras, avec d'interminables dis-
cours, une (Mette de douze ans. La grand'mèrc est venue toute seule du fond de l'Ardèche, el sa petite-fille, qui habite Paris, est accourue à sa rencontre. El ce sont, entre elles, des cris de joie, des larmes de bonheur, un gazouillis qui n'en finit pas: « Je veux tout voir, n'est-ce pas, petite, « tu me mèneras partout ? — Oui, marraine ! —
• Tu me montreras l'im-
• pératrice. — Mais oui !
• — lît l'empereur! — Oui !
. oui! — Et puis nous irons
• embrasser ta r ou si ne « chez les bonnes su* tirs; « et puis je veux aller à » I ndice a Nolre-Bainc! »
Sur les boulevard*, dans les rues, on reconnaissait bien les groupes hétérogènes auxquels nous avait habitué* l'Exposition de ISSU Mais la province et surtout la grande banlieue de Paris avaient fourni un Co ii tinrent considérable.
Inauguration du tombeau de Pasteur.
(26 décembre.)
La grave et louchante cérémonie de la translation des resies de Pasteur » l'Institut de ta rue Uulol a commencé par un uenrie* religieux qui a été célébré) à huit heures, en l'église Nolrehame. en présence des membres de la famille,
Mme Pasteur, M J -B Pas* leur, sou lits, sa lille et M. Vallcrv-Radot, >•! une centaine d amis, parmi lesquels MM. I>uelaux. directeur de l'Institut, les docleurs tioux. Chanlemesso, Dclhet, Chaput, Rojor, Itrouardel, les professeurs Bucquo.v, Debove, Monod cl Grancher.
Le service terminé, le cercueil était placé sur un fourgon funéraire, cl, A dix heures, la dépouille mortelle du grand savant arrivait devant la porte de l'Institut, où une foule nombreuse était déjà réunie. On y remarquait notamment le commandant Morcau, représentant le Président de la République; MM. Méline, Loubet, Brisson, Kambaud, l'alliéres. Ribot, Chautemps, de Selves, Lépine, Bertrand, Wallon, Boissier, de Broglie, Frémiet, Ealguiére, Mézières, Gréard, Lœwv, Zévort. les docteurs Metchnikoff et Von llorn, et la délation anglaise dont les pittoresques costumes rouges tranchoient vivement sur la masse.
Pris a bras par les porteurs, le cercueil d'ébène a été aussitôt descendu dans la crvple et placé dans le tombeau, qui est resté découvert. L'abbé Rivaud, curé de Saint-Lambert de Vaugirard, a prononcé les dernières prières, puis la famille est remontée devant l'entrée de la crvplc, où étaient restés les invités.
PO V S II DE L OOÉOX D'jj'rèi ans photographie.
M. J.-B. Pasleur s'avançant alors el désignant le cercueil d'une main Iremblanle, pronome en pleurant ces paroles :
« Messieurs, je vous remets ce tombeau que nous avons élevé à notre père. Bans cet Institut, qu'il a tant aimé, nous vous prions de le conserver précieusement. »
M. Rerlrand répond par une courte improvisation; il remercie la famille du témoignage d'affeetion qu'elle donne à l'Institut, où la mémoire impérissable de Pasteur inspirera ses disciples.
MM. Cornu et Bcrgcron, au nom de l'Académie des sciences et de l'Académie de médecine, ont également improvisé des éloges fort éloquents du maître, en rendant hommage non seulement à la
thkathk de l'opkiu. — Jeanne d'Are.
Décor du 1" ado. — D'après la maquette originale. (Bibliothèque de l'Opéra )
■rirelé et à la profondeur de ses connaissances, mais encore à l'élévation de son caractère et à
son ur-
dente poursuite du bien el du vrai, tout en alliant sa douceur à sa 1ermetè
M Pierre Uaudin, président du Conseil m un icipal, rappelle que Pasteur Vf ut à
l'Hôlel-de-
Ville, en une séance inoubliable.
1 ' h o m ma [je de
Jeanne <TArr. — hV>lu de ciiahlïs vu
D'iprt» omjut't' du cottutn*.
.bibliothèque de l'<>|»-r« )
reconnaissance et d'admiration de la |>opulation parisienne.
Sir J l.isler prononce ensuite l'éloge de l'illustre savant que toute l'Angleterre aimait et admirait.
Plusieurs autres de légués anglais prennent également la parole :
deux d entre eux s'expriment eu anglais
Au nom du fjouternenient.
M. Kantbami a fait un éloquent panégyrique du ftraud savant « qui rendit à la Krain e plus «le services qu au-
Jeanne iVArr. — Rôle de MAIOn
i'uc
D tprè» U auquel l» du ooatum*.
vltibilolMsiK- de l'Upéra.1
THËATHB DE L OPÉRA . — llfUi.
Décor du I" acte. — D'après la maquette originale, (litbliotliô'pie <lc l'Opéra.)
cun peuple non a jamais reçu d'un de scscnfanls ».
L'orateur, rappelant les miracles opérés par le vaccin antirabique, a montré, en un Inbleau saisissant, le millier d'êtres humains accourus au laboratoire de la rue d'Ulm, comme à l'appel d'un rédempteur, comme à une source de salut, La tombe de Pasteur sera semblable à celles de ces bienheureux sur lesquelles les peuples voyaient s'necomplir des prodiges :
* A chaque découverte dont prolitera le genre humain, a chaque rayon de gloire scientifique qui viendra s'ajouter a l'auréole de la pairie, c'est à celte maison, désormais auguste dans les fastes de la science, que viendra se reporter comme à la source de tous les progrés ultérieurs la reconnaissance du pays et de l'univers. ■
Après cet éloquentdiscours, il nous faudrait einorc citer ceux de M, Lepouvé, doyen
de l'Académie franç directeur de l'Ecole
/WIW tfArc. — Rôle U'agnês sodel D'uprv* la maquette du costume. (Hibliotlièque de l'Opéra.)
aise; de MM. Georges l'errol, normale ; Louis Passy, secrétaire perpétuel de la Société nationale d'agriculture; Paul Tissier, président de l'Association générale des étudiants, et enfin l'allocution touchante de M. Durlaux, directeur de l'Institut, qui a dit qtf • après tous ces hommages, il fallait qu'une garde d'honneur se format autour de ces cendres qui allaient entrer dans le grand repog >.
Tous les assistants ont ensuile défilé devant le lombeau de Pasteur et se sont retirés vivement impressionnés parcelle émouvante cérémonie A partir d'une heure île l'après-midi, les personnes munies île cartes spéciales ont été autorisées à visiter la crypte Six mille personnes se sont présentées et ont été admises Prés de mille deux cents voitures ont stationné aux abords <le la rue iJutot,
l'A R I S DE 1800 A lOau
Le GACXANT l'I BBAKD rMX EN 18%
/trreou, monté par Barlex.
Les Engelures de l'hippopotame.
Il arrive à M. Sauvinet, chart-é plus spécialement, au Muséum, de la ménagerie et de ses nombreux hôtes, l'aventure la plus extraordinaire et la plus bouffonne a la fois.
In de ses pensionnaire*, et non des moindres, Baptiste* l'hippopotame, a des enflures
("est invraisemblable, mais c'est vrai. M Milne- LMward* lui-nu m.-, au cours d'une airnaldc causerie, l'a raconté vendredi aux naturalistes assemblés, nous dit le Ttmpt Les dames présentes en rirent d'abord de bon cœur. Comment l'hippopotame, celle énorme l>< le qui semblcprotrirée par une si épaisse euirasse contre les pernicieuses influences extérieures, est-il atteint d'un mal qu'on crovnit réservé aux épi- ■leriiics délirais f
Il faut dire que Baptiste est tout jeune encore. On l'acquit du Jardin d'acclimatation au commencement de celte année Lhojrè.
dorloté, nourri de lait très pur. il semble, malgré son curactére exécrable, s'accommoder assez bien
de son nouveau lORIS. Mais l'hiver arriva, et avec lui les fâcheuses engelure*.
I.a peau de l'animal se crevassa sous l'action du froid Grave événement, car l'hippopotame est précieux : à l'état adulte, il représente un capital de .'10.1)00 francs.
Vite, on construisit, spécialement pour lui, une petite chaudière, qui jour et nuit chauffe maintenant l'eau île sa baignoire.
Même on doucha Baptiste, qui parut enchanté de ce traitement.
Les engelures disparaîtront, mais on débarrassera plus difficilement ranimai de son carac 1ère insupportable Lorsque Baplislc entra au Jardin des plantes, on redoutait de renfermer avec sa
vieille • mère hippopotame », qui. malgré sa douceur, aurait pu mal prendre les facéties brutales de ce jeune pachyderme.
Flic accepta pourtant le voisinage, et se montra pleine d'indulgence pour le turbulent Baptiste. Tout aussitôt, celui-ci la traita en vieille camarade. Ne s'avisa-t-il pas. un jour où sa compagne s'était endormie dans le bassin, de se faire un Ilot du peu qui surnageai! et de s'v installer commodément? l'n mouvement de la mére le lit basculer et voila notre gaillard pataugeant : il n'en recommença pas moins le lendemain.
Avec ses gardiens, il est moins familier et souvent ceux-ci durent s'enfuir devant l'animal qui les poursuivait la gueule grande ouverte. Il ne se passe pas de jour, dit M Milne- Edward*. que îles gardiens ne viennent se plaindre des < sévices > du méchant hippopotame. Aussi at-on dû renoncer, en ce qui le concerne, à une opération intéressante : on n'a pu le mensurer, comme on en avait l'intention.
L'anthropométrie de M. Berlillon a, en effet, ses adeptes au Muséum. Un en applique les principes à tous tés animaux un peu rares et mal connus... lorsqu'ils veulent bien se laisser faire C'est le cas de Oiulcll, un gamin comme Baptiste, mais infiniment plus aimable.
LA «ODE EN 189G U âjirvi /««lit il J, ■> btntittllti. — (Colkctloo I élit Roclit-)
Jan
1». - Création rratuttes au Palais de