Adoption du projet
nord de l'ari», de Hillancourl k l'antin.
Brnui'.trtik
-rVinlsrr. — Médailled honneur: M. Harplgntes Prlneipau» tableau» : IVrj f'daimr, par Henri -Martin: Juiitk. par V Th.rlon ; l.r SiUtm, par Débat-
Sculpture - M Mnthurln Morcau ((.
de JoijH'auri, médaille d'honneur : Ir Porlr, de Kalgniére; le monument 4-- I.- fouir it Litlr, de Puecb ; l« monument 4>- dut d< Mauyastant, de Verlet; la Jus. tic . de On vert.
i « vie llUéraire.
Anatole France : L'Onu 4* mail.lr .Uanncfui* d o.irr. ■ Daniel Lcsueur : /nrincit/e L'karmc. - Paul Adam : L .Innée de CUrUtr. - Henri Lavedan : Le» Jeune, - Oeorge Band : Lettre, u Alfred dr Mul„t. - Hugues Lo Roux : \ei Fih,
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l.itléraleur \Xt en 186.' .
eue f<-ront-ilt ? — l.rttrrt 4e ftmmrt. — Drumont : Jfou rieur Paru
— Victor Hugo : C. rrcposeWe. - Renan et Berthelot : rctsWance. — Maurice Barrés :
Ln Drr.iciwi — Pierre Louy's Le, f.eaiiion, de ttilitil — Ibsen : Je .ii.l.nèWW UorLmmu. - Huya mans : La Calkrdralr
TheAlre (i.kdcts kt rnBvuÊtiKs).
Opéra. - M lévrier Uettidtr. drame lyrique en
5 lCI" * M : muviqoe de llrui.eau - 13 avril
^.ncert au U n. lice de la Ligue fraternelle de* enfanl» île I rance Audition du ténor Tomagno Il novembre Lfi Mtttrti Ca-iu(eur« sa .Vurem»er«, de K Wairner. traduction de Alf. Kmat.
Comédle-rrançalse. — U février. La Lei «V t komme, comédie eu 3 actes, de Paul llcrvieu. - limai Frèétgim4e, comédie en l actes, de Duboul.
Opéra-Comique. — 17 mai. Le l'oineau fanlum-, de lli. hard Wsuner — li novembre Safko, tirée du roman de heudi-:, nui«ique de WsiSCDCl
Odèon. 13 janvier. L Strangrr, comédie en * acte» de M. Uguste l.ermain. - |n février. Le C»rmineuu, drame en .1 actes, en vers, de Jean Kichepin. - 3 avril. Premier samedi poétique. — I" octobre. Le, .Ifenoftrf, de M li.-aul>.iirg. — 30 décembre Le Pauié, •nniédie en 5 aeles.de M. Porlo-Riebr.
Vaudeville. - lî lévrier La Douloureutt, comédie en i eele», de Maurice Donna? — ïo octobre. Jaleutc ! conx'die en 3 actes de Mil Restes et l-cclero|
Porte-Salnt-Martln. — 5 octobre. La Jforl ate //ocAe.dreniei nSacles.cl Utabl.au», de Paul Démulède.
— ÏH décembre Cyrano de Iirryerae, pièce en .'• iu les, de M. Kdmnnd Rostand (immense su. ce»).
Renaissance. — 7 février. Spiritisme , comédie en 3 acte*, de M Sardou — 9 avril. .Sue*, comédie en i actes de M . i .uirhrs — 1" juin Mme Éléonore Duss.
en I rance .tu. lqu. » r.Vl.n deSarah'rternhardt -l^juin' Représentation ealraordinaire au bénénee du monument A. Humas fils ; s«rih Iternhardi, la Hu»e. le ténor 1 amagno — 1 1 avril. La Samaritaine, drame en 3 «des, de M. Rostand. — 15 décembre. Les Jfaurai, Btrarrt. piées en 5 »ele*. de Mirbeau.
Gymnase. - Il mars. La Carrure, comédie en i acte», de .M. A bel llermant — 3 juin. Aeatne. comédie en ♦ aclee. de M Alfred Caput — 17 juillet. Let Trcit F Met de M. Dupont, comédie es trois actes, de M. Rrieu».
ThéAtre-Antoine. — r. novembre Ouverture. — Ï<1 novembre Le Repa* du lion, drame en 1 actes de .M Kraneois de Curel IsuctésJ.
Œuvre. - Il novembre. J -tiairiel Borimaun, d'Ibsen.
Concerts de l' Opéra — Sumpkouir, de P. Dûtes.
— Ira^ments de l'ont > t Hélène, de tiluck — Prologue de MépkUtopkrlêt, de Ro.to.
Ultérateur.
Frère Joseph, supérieur de» (rires de la do tri ne chrétienne il" janvier). — Vivien de Saint- Un, géographe 13 janvier) — De Rèmuaat. politique (3 janvier) — Baron de Soubeyran. financier (3 lévrier) — Le Royer. homme politique iii février! — Lefebvre de Behalne, illnjnsssln tiî février) — Le peintre Henri Pille i i mars) — Le chansonnier Jules Jouy 1 17 mars) — Salis, du L'tut-Aoïc (M marsi — De Kergnrlou, dépi.t. (JO marsi — . l.e graveur Yon tiï* mars) — LsCleW Dailly <ÎS marsi — Le duc d'Aumale (7 mai) — Lsgéséfsl PoilloOe de Saint-Mars (H', moi) — Le peintre Français (.10 m.iu — Mme Arnould- Pleasy, comédienne (I" juini — Paul Casirolr-Perler, sénateur (H jinni - Henri Meilhao (7 juillet) — Chaix. Iibr»irc-i;diteiir IÎ7 aoàl). — Oenéral Bourbski »eplembre) — Dupont-Vernon, de la l'omédie-Pran.iiise ) l."> octobre). — De Ménorval, publidsle (17 novembrel — Bardoux. viei -|>résiden du Sénat ti'7 novembre) - De Fourtou, ancien mi- (7 décembre» - Alphonse Daudet H6dé-
I0pér.v
COfR I X T f R ! F. I' H F. DU PALAIS l)K I.'kLÏSÉE
(Cliché de (i; Davrac.)
L^umét <8Î*8 s'ouvrit au milieu des tempêtes. A peine était-elle commencée que le commandant Esterhazy comparaissait devant un Conseil de guerre. H Tut acquitté haut la main et le verdict rendu en sa faveur fournit matière à une Lrtlre indignée de Zola. Traduit devant la Cour d'assises de la Seine pour outrage à la juridiction militaire, qui avait, à trois ans d'intervalle, condamné Dreyfus et renvoyé absous l'officier suspect, qu'une campagne de presse puissamment organisée dénonçait chaque jour comme le véritable traître, l'auteur de r Assommoir et de iïana fut condamné à une peine sévère, mais la Cour de cassation annula l'arrêt pour un vice de forme, et le procès commencé à Paris fut continué à Versailles, où du reste il n'arriva; pas a son dénouement.
L'affaire Wilson et l'affaire du Panama avaient produit dans Paris une impression des plus vives, mais ces deux séries de procès n'étaient en réalité que des manœuvres de partis destinées, la première à renverser M. Grévy, dont la succession excitait d'impatientes convoitises, et la seconde à servir de prétexte à un nombre illimité de crises ministérielles ; aussi l'agitation organisée par quatre
ou cinq chefs de coteries parlementaires ne gagna-t-elle jamais les couches profondes de la capitale et du pays. L'immense effort qui fut tenté pour obtenir la réhabilitation de Dreyfus et la condamnation d'Esterhazy à sa place mettait au contraire deux nations aux prises. Pendant les premiers mois de l'année 1898, Paris devint inhabitable pour les sceptiques qui se défient des courants d'opinion trop violents et pour les hommes de sang-froid qui ne s'associent pas aux passions déchaînées autour d'eux et cherchent en vain à découvrir où se trouve la vérité. Les scènes de violence qui éclatèrent au Palais «le Justice pendant les débats du procès Zola mirent a nu les divisions profondes que la fatale Affaire, dont cet engagementd'avantgarde n'était que la préface, avait suscitées dans le pays. Le prétoire de la Cour d'assises était devenu un champ clos où les témoins se transformaient en champions prêts à s'entr'égorger pour la défense de deux causes irréconciliables : l'armée, le barreau, la magistrature elle-même étaient séparés en deux camps. Des tempêtes plus formidables encore soulevaient des nuages de poussière dans l'hémicycle du Palais-Bourbon. L'enceinte législative n'était plus qu'une arène de pugilat.
PARIS DK 1800 A 1900.
Des coups de poing magistralement échangés entre des députés d'opinions ditrérentes remplaçaient lesdéveloppements oratoires exposés à la tribune dans les Parlements des autres pays civilisés. C'était en vain que les huissiei 'fi et les garçons de bureau du Corps législatif, obligés do se départir pour quelques instantde leur solennité accoulu- rmée. s'efforçaient de séparer les combattants. L'unique résultat de leur intervention étiit de rendre plus épais encore le nuage de poussière qui enveloppait ces batailles dignes - d'inspirer à nn émule de Roileau une réédition du Lutrin,
Les déplorables exemples que donnaient les représentants du pays ne restaient mal beureusementpns stériles. Les scènes de pugilat ne s'engagea i e n t peut être pas avec autant d'ardeur suites impériales des omnibus que dans l'enceinte du Palais Munition, mais elles étaient assez fréquentes. Ce n'est pas que Paris eut l'aspect des jours de révolution ; on ne rencontrait pas dans les rues des orateurs en plein vent n'ayant qu'à prononcer quelques mots à baute voix pour réunir autour d'eux un auditoire ; des manifestations tumultueuses n'envabi-saient pas la voie
LE l'OrTEUB KÂX
Né & ChMcaiiclun en ISi'J, décile le :iu janvier 1 N'is
'Clulie de Ho lu» m.)
publique et les gens ne s'abordaient pas sans se connaître, ce qui est le symptôme le plus certain des périodes profondément troublées où ebacun attend avec espoir ou avec inquiétude les événements extraordinaires qui sont pour ainsi dire dans l'air. Pendant les premiers mois de l'année 181*8. l'agitation provoquée parles procès en cours ne se traduisait guère que par des altercations facilement engagées dans les cafés entre consomma9 leurs dont les opinions différaient sur l'affaire Kslerbazy. ou par nu extrême empressement à acheter les journaux au moment même où ils venaient d'être mis en vente sur les boulevards. Ajoutons que lc-
rassemblemetils se formaient avec une prod igieusefaeililé.
Il s n disait qu'un garde m u ni ripai passai au trot dans une rue pour provoquer aussitôt une vive émotion dans la foule qui se massait sur le trottoir et se demandait
avec anxiété à quel baul personna.se ce cavalier allait apporter une dépêche ollicielle.
La population parisienne avait l'esprit tellement absorbé par les intrigues obscures et compliquées du drame dont le prologue venait de se jouer devant le jury de la Seine
l'Allls SOLS LA TROISIÈME RÉPUBLIQUE.
qu'elle oubliait ses anciennes distractions. Les nombreux spectateurs qui venaient chaque jour à heure fixe sur les quais les plus rapprochés du pont delà Concorde, pour assister aux uhlulions et aux prtèrvs du député musulman, avaient disparu, Cette représentation quotidienne, dont le succès, 1res vif au début, aurait dû s'accentuer encore pendant
l,i mauvaise
saison, car il T l iait intéressant de voir la foi d'un fervent disciple du Prophète mise à l'épreuve par les rigueurs de lu tempéralu re, n'offrait plus aucun attrait aux dé s œ livrés et ne figurait plus au nombre des curiosités de la capitale. La foule, fatiguée des divertissements inoffensifs, allait chercher des émotions plus vives au l'alaisde Justice.
Un vide plus complet encore se faisaitautotirde la voyante qui communiquait aux profanes les oracles de l'archange Gabriel. Des milliers de
curieux qui. l'année précédente, allaient « couler les réponses venues d'en haut ellransmises sur le tonde la mélopée, par une intermédiaire marquéedu doigt divin, il ne restait plus qu'un tidète; il est vrai que c'était le dernier des Valois. Les autres n'attachaient plus d'inlércluux nouvelles directement arrivée- du monde eè> leste et désertaient la rue de Paradis pour aller
acheter sur les boni, vards les journaux où ils trouvaient les comptes rendus des derniers incidents survenus dans les affaires Lslerhazy et Kola.
Le suicide du lieutenant-colonel Henry fut le coup de foudre qui réveilla de sa torpeur un drame dont l'intérêt commençait à languir. A partir du jour où le chef du service des
FAVL
ArlisU' draiiiati'UK, né à Puiis