I- api i » la maquette du cotlumo
(Bibliothcqne de l'Opéra l
de l'hôtel de Mme de tïrignan, k Aix. Si Mme de Sévigné revenail au monde, elle reconnatlrait certainement cette rampe, bien qu'elle n'eut pas besoin, comme J.-J. Rousseau, de l'esprit de l'escalier.
Le dessous de l'escalier est tout entier garni de petits portraits anciens, portraits de femmes collectionnés patiemment et parfaitement encadrés dans celle bizarre disposition.
Deux bustes , ,„ .
dansles salons méritent d'être signalés, tout particulièromcut ù l'attention des visiteurs : celui du duc de Chcvreusc.par Covscvox.sous lequel sont gravés les vers de Fénelon.
les seuls vers qu'il ait faits en sa vie, et le buste de Vauvenargucs.par Caffieri.
Iticn ne se peut voir de plus vivant, de plus coloré dans la froideur du marbre. C'est ici l'allure d'un grand seigneur qui fut le meilleur des bommes, et c'est là toute l'itrne vaillante de celui qui eut tant h souffrir et déclara simplement que i le désespoir est une de nos plus grandes erreurs ».
inspectrice générale de l'enseignement, augmente et complète sans cesse.
Le Musée des poupées, tel est le titre donné à cette collection, et c'est bien, en effet, un musée, le plus coquet, le plus gracieux qui soit. Il y a là, dans de bautes vitrines, quantité de poupées portant les costumes des anciennes provinces françaises.
A "Vdté de la Picarde du
{l.t Figaro )
EI.MOND HOSTAXD
Auteur do Cyrano de Benjeruc.
(Cliché <le l'aul Huun,,
Un Musée de poupées
Ruk ftay-Lussac, il, ceux que n'effraient pas les mots t Musée pédagogique » inscrits sur la grille d'entrée, peuvent visiter, le jeudi dans l'après-midi, une collection instructive autant qu'inN-rcssante «pie Mlle K'i-nig.
siècle dernier, coiffée du joli bonnet de dentelles, se voit la paysanne endimanchée de la Marne de la fin du dix-liuitièmc siècle, puis la lircssanne avec son curieux chapeau surmonté d'une sorte de toit Plus loin, c'est le pavsan et la pavsan ne des environs de Pau, la Normande de Rolle ville, & la cornette richement ornée, la bourgeoise toulousaine.
l' Alltigeoisedc I830,gracieusc sous son large chapeau de paille.
Kl toutes les provinces, tous les déparlements sont représentés par leur» costumes originaux , ■l'une scrupuleuse exactitude La Bretagne occupe une large place et cette exposition est particulièrement intéressante.
La mariée
de Douarnenez, la riche Plougnstelle a la jupe plisséc ornée de larges rubans, côtoient le couple rennais, la Quimpéroisc cossue, la fermière de liuingnmp portant à la main un parapluie confortable, et la jolie petite mariée de Saint-Marc, prés de Drest
Enfin, les costumes de quelques autres poupées onlun intérêt purement historique, car ils sont
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la reproduction de In somptueuse robe de novice de la comtesse de Vcrmandois, abbesse de Bcaumonl-lès-Tours, de celle de Louise de Lorraine, femme de Henri III, de Marie-Antoinette, d'après le tablcnu de Vigée-Lcbrun.
Depuis peu, le musée de Mlle Kœnig s'est enrichi de collections coloniales et étrangères, et l'on voit, mis en relief par nos pittoresques poupées provinciales, les costumes riches et légers des femmes d'A Iger.de Miliana. d'Oran, de Svr ie.d'Kgj plect ceux des figurines bohèmes, écossaises; de IttGslIoisciuebapè&ti bicarré, de La Suédoise, et les accoutrements amusants de la paysanne danoise. Citons encore pour terminer, car l'ènumération comph te serait trop longue : la fiancée a grande coi Ho blanche de Christiania, une communiante et une écolièrcde Pondichéry, les atours pimpants des femmes rie l'iorenec. de Venise cl de Naples.
L'initial i vc de Mlle ku-uiga donné naUsanrc à une exposition internationale n Ncuwied par la reine de Itoumanie :i,500 poupées portant les costumes les plus divers ont été rassemblées.
Le musée de la rjc fïnv- Lu «sac, qui se trouve imité si loin de nous, est, en résumé, un but tout indiqué de visite pour nos éeoliéres en vacance*. Kilos' v nmiiSiTout et leurs mamans n'v prendront pns moins de pl.iisir qu'elles.
Le
terminés pour le i" janvier de la grande onnée du centenaire.
A vrai dire, nous aurons un métropolitain bien restreint, un métropolitain tout droit, modeste et timide, qui se contentera de filer sous terre, comme une taupe, entre Vincennes et la porte .Maillot. C'est toujours cela de gagné. Kl le sage, dit-on, doit savoir se contenter de peu.
Métropolitain.
Hdlc
0* a bien raison de dire qu'il ne faut jamais désespérer de rien. On nous avait proposé un métropolitain suspendu Si I instar de celui de New-York, où les Américains risquent à chaque instant de recevoir un train sur la lète.
— Projet en l'air t pas sérieux ! dirent les Parisiens.
Puis vinrent les trains souterrains, et alors les mêmes sceptiques de dire :
— Cette fois, c'est une affaire enterrée !
Kt cependant c'est un projet souterrain qui vient d'être adopté! les travaux sont commencés et les entrepreneurs comptent bien les avoir
COQCEI.I.N um:
de Cyrano dans Cyrano de Bergerat.
fCtfcW de r«u1 Buts*,)
Les promeneurs peu pressés et ceux qui, tout en allant à leurs affaires, s'intéressent aux incidents de In rue, ont remarqué depuis quelques semaines déjà, rue de Rivoli et aux Champs-Klysées, de nombreux puits de sondage de l'intérieur desquels, à l'aide d'un treuil, des terrassiers sortaient d'innombrables seaux de terre et de sable.
Ces puits sont aujourd'hui abandonnés, ou plu-