‹ La vie parisienne à travers le XIXe siècleChapitre 40 sur 441 · LES BATAILLONS SCOLAIRES · texte numérisé non relu

LES BATAILLONS SCOLAIRES

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estomacs insouciants qui s'emplissaient complaisaniment sous l'aile protectrice de Brébant *.

Si jamais l'égalité s'impose, n'est-ce pas dans les circonstance* douloureuses que Paris traversait alors : égalité de souffrances morales, égalité de souffrances plivsiques, aussi bien devant la table vide que devant le bastion glacé?

Il ne reste plus à nos quatorze estomacs, pour être complets, qu'à faire frapper une seconde médaille collective en or :

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pendant le siège de Paris, tandis que d'autres attrapaient aux ' avant-postes, eà et là. quelques bulles ennemies et force fluxions de poitrine, nous a galamment préservés de tout service.

II» »«mn» Dl HAIU».

Nos quatorze estomacs vont se récrier.

Cette seconde médaille irait pourtant tout A fait de pair avec la première. Au cas où M Hrébanl voudrait donner une belle leçon de cœur à ces quatorze estomacs trop reconnaissants, la chose lui serait facile.

Il conserverait, si bon lui semble, la médaille qu'ils lui ont décernée : mais il en verserait le prix à la souscription pour les victimesde la guerre avec celte simple mention :

« Pour les femmes et les enfants de ceux qui sont morts de faim, tandis que quatorze estomacs reconnaissants oubliaient devant une table servie les diflicultésculinniresdu siège i

au dernier moment, qu'un des a médaille en question a passé tout le temps du siégea Versailles

l'eut être y aurait-il plusieurs autres des quatorze estomacs dans le même cas

Je ne sais alors qui je dois le plus admirer, ou de l'admirable désintéressement dont ils font preuve en remerciant Hrébant. ou de la *èrénité avec Inquelle ce dernier reçoit leurs témoignages d'inaltérable reconnaissance. I f Grttot, 1*72 )

Découverte d'un cimetière galloromain, rue Nicole.

E\ 18tJ0, l'emplacement de l'ancien couvent des Carmélites n'était qu'une suite

On m'assure, signataires de

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Le nrnvlund de marron».

de terrains vagues, dont une partie seulement était occupée par un horticulteur Ces terrains se trouvaient situés entre un étroit passage, aboutissant rue d'Enfer, et la petite rue de la Hourbe, aujourd'hui disparue. C'était bien le coin le plus misérable qu'on puisse imaginer, el le voisinage immédiat du Luxembourg, du Val-dc- (iràce et de l'Observatoire en rendait l'aspect plus misérable encore.

La rue de la Hourbe. qui avait A peine trois mètres de largeur, ne présentait que quelques maisons sales, lézardées, habitées par une population aux mo-urs hétéroclites, qui n'avait rien «le précisément rassurant, ce qui faisait qu'aussitôt la nuit venue, cet endroit devenait désert et paraissait abandonné. Un ruisseau infect partageait la rue. et allait se perdre, tout chargé d'immondices, dans régi m t le plus proche

A celte époque, je devins acquéreur d'une partie des terrains qui l'environnaient Immédiatement j'y fis commencer les travaux qui ont donné A ce lieu toute l'importance qu'ila acquise

Sous mon impulsion, on construit, sur le modèle des spacieux que les habitants du quartier réclamaient en vain depuis longtemps; on perce de larges voies; des maisons confortables s'élèvent et donnent enfin A re coin de Paris déshérite un aspeit lout moderne

C'est en 1872, à force de concessions de ma part et de démarches sans lin, qu'intervint un ac-

i <• partir d'eau, Halles Centrales, un marche

d'égoul.

cord entre la Ville de Paris et moi pour la construction du marché dont je viens de faire mention.

Un jour que j'assistais aux travaux commencés pourélablir les fondements du mur d'édifice, un ouvrier mit à nu, d'un coup de pioche, un squelette d'homme assez bien conservé que je jugeai devoir appartenir à la race

gallo-romaine. Ma prévision se trouva bientôt confirmée, car en examinant attentivement le cranede ce squelette je trouvai placées dans la cavité des jeux deux médailles frustes sur lesquelles, néanmoins, on pouvait distinguer, sans loupe, l'effigie de Domitien.

Vivement ému de cette découverte inattendue, des ordres furent immédiatement

donnés aux ouvriers pour qu'ils ne continuassent désormais leurs travaux qu'avec les plus grands soins et la plus grande circonspection. Je pensais avec juste raison, comme ou va le voir bientôt, que cette dérouverte ne serait pas la seule que nous ferions. J'avais entendu parler des fouilles qu'on avait exécutées autrefois dans le quartier Saint-Marcel.

et le rapprochement qui s'était établi naturellement dans mon esprit entre ces rouilles et la .trouvaille qui venait d'être faite me fit comprendre toute l'importance qu'elle pouvait avoir.

I,e lendemain, en effet, à quelques mètres seulement de l'endroit où avait clé trouvé le premier

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Marrliande dagMeaut et limonade

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squelette, l'ouvrier rencontra de nouveau sous sa pioche divers ossements et un crâne d'homme h coté duquel se trouvaient deux vases en poterie rouge.

Ce crâne ne présentait avec le premier qu'une légère différence de volume et dans la cavité des jeux se trouvaient également deux médailles frappées, cette fois, au tvpe de Trajan. Les recherches furent continuées les jours suivants et on trouva dans un espace de terrain peu étendu (environ 1,ÎOO métrés) trente- trois fosses et une centaine d'objets divers consistant surtout en vases en poterie de couleurs différentes et en médailles A l'effigie de Domitien, de Trajan et d'Antonin. Au fur et a mesure de leur découverte, ces objets étaientenvojés au musée Carnavalet pour y être placés sous mon nom dans la collection des antiquités trouvées à Paris.

Durant les fouilles qui avaient été faites, et malgré les opinions contraires qui avaient été exprimées devant moi.

j'avais aequisla certitude de l'existence d'une nécropole gallo-romaine. Aussi, malgré le nombre peu élevé des squelettes découverts qui semblaient devoir détruire mes premières suppositions, ma conviction n'en resta pas moins entière.

Je résolus donc de faire pratiquer, dans un terrain contipu à celui sur lequelnvail été élevé le marche, des fouilles qui devaient confirmer ma première hypothèse,

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et me faire dérouvrir la plus vaste, la plus ancienne et la plus intéressante des nécropoles gallo-romaines qu'on ait trouvées à Paris, jusqu'à ce jour.

Landau.

(Cimetière gallo-romain de la rue Nicole.)

Courses d'autruches au Jardin d'acclimatation.

Le jardin d'acclimatation de Paris possède trois autruches, dont deux adultes de grande taille, et une troisième qui n'a pas encore atteint son développement. Celte dernière, envoyée de la province de Constanline en Algérie en 1874. est accompagnée d'un Arabe qui est attaché a son service.

C'est a ce cornac que l'on doit l'invention du système d'attelage qui permet d'utiliser aujourd'hui les autruches comme hèles de trait. Il lixe une bricole au poitrail de l'oiseau et une sorte de ceinture en croupière en arrière des cuisses, le tout réuni par deux bandes longitudinales qui rejoignent l'une à l'autre la bricole et la croupière. A ce harnachement on ajoule une petite voiture - panier à quatre places pour promener les enfants, à laquelle l'autruche est attelée Un anneau est passé a la naissance de

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