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Dessin d'après photographie instantanée. — (Col. Ch. Simond i
Celte rue, qui Bgure dans l atins de Dulaure (édition de 18.34 avec pour tenant la rue des Poesee-Saint-Virtor et pour aboutistant la rue Saint-Victor, faisait, 4 celte époque, partie du 12* arroudi-v m. ni (V actuel). Elle doit probablement «on nom a la Boulangerie générale établie au dii-Mptième siècle dins la nuison de Si jpion, située dam la rue de ce nom et bAtie par Scinion 'ardini. riche traitant italien élabli A l'aris -on- le règne de Henri III.
son cou; on tire dessus avec les guides pour l'arrêter- On la dirige avec une baguette en la frappant sur le cou à droite ou à gauche, suivant la direction qu'on veut lui donner. L'autruche suit au trot les petits chevaux siamois réputés pour leur vitesse.
Le spectacle des courses d'autruches est devenu bientôt une des récréations les plus goûtées des promeneurs du Jardin d'acclimatation.
(Mmanachdt W2.)
Le siège d'une maison de jeu.
Lj impasse Héranger, à l'extrémité des Batignolles, en 1872, donnait sur un terrain vague, dans lequel était jeté un amas de constructions en bois, avec escaliers extérieurs, ressemblant à de solides chalets. Peu fréquenté pendant le jour, cet endroit était le soir complètement désert, et aucun bruit n'y révélait la vie sociale.
Ce passage Héranger, qui partait des rues Capron et Forest, pour aller aboutir à la rue des Carrières, ne le cédait en rien, comme pittoresque aux voies les plus misérables et les plus négligées du vieux Paris; d'un coté, des masures en plâtras, basses, enfumées, suintant le froid et l'humidité, et de l'aulrc des chantiers de pierre de taille et quelques petits enclos de t-inq ou six mètres carrés, qui semblaient avoir été des jardins, mais qui, pour le moment, n'avaient ni herbes, ni plantes ; quant A l'éclairage, il était
PARIS DE ilOO A 1900.
absolument inconnu nu passage Déranger; il n'y avait ni bec de gaz. ni réverbère à l'huile : aussi, durant les nuits d'hiver, n'v passait-il personne; à chaque entrée de ce chemin, on lisait celte inscription : « Le passage est interdit au public. >
Au n*!> de ce passage se trou vait, au fond d'une cour, une espèce de cité ouvrière, dont les habitations cri planches, recouvertes de carton bitumé, f or m ai en t les deux côtés d'un carré; toutes ces échoppes s'ouvraient sur une galerie extérieure a laquelle on montait par un escalier prenant pied sur ladite cour, a quelques pas de la loge du concierge; car, chose bizarre, il y avait un concierge. La rumeur publique désignait rel endroit comme un des repaires ou l'on jouait avec le plus de frénésie; des avis parvinrent a la police. MM. Dérillon et Fontaine furent chargés par le préfet d'opérer une descente:
accompagnés de plusieurs agents, ils partirent bravement pour le passage Déranger; détrempé par lu pluie, le terrain environnant les chalets formait une sorte de cloaque, dans lequel ils enfonçaient jusqu'aux genoux Ils s'en tirèrent non sans difticullés. el. avant déjoué les mesures de surveillance prises par les joueurs, ils envahirent la maison
Il jr avait là une chambre secrète, suspendue comme un décor d'opéra, et à laquelle donnaient accès des ponts de bois tournant sur eux-mêmes
de manière & intercepter au besoin toute communication, el à ne laisser autour de la salle de jeu que le ville; mais l'irruption des agents fut si prompte qu'on n'eut pas le temps de faire jouer le mécanisme; ils pénétrèrent au milieu des
joueurs terrifiés: chose incroyable, dans cet immonde t a u di s , on trouva des gens, appartenant au meilleur monde; l'un d'eux déclara qu'en trois séances il avait perdu cent sept mille francs!
Cil. YlHUUTHK.
(Parin Poliee )
Un portrait de
Théophile Gautier
l'ARIS I.N ï8îi, — LA m t: BMSEMICm:, Mil i SOM-HKMM. I*e-.iiu« <r«pr<> Dstut* par M, Albert Mak.mx — i<«ll«linn \ll>trt Mti^n.tn.)
HKOI'HILK
Gautier availd'abord été délicat et grêle: il ne connaissait alors des exercices physiques que la natation; mais il avait pour idéal de devenir un hercule, et les lutteurs, les boxcursde lu foire lui paraissaient les premiers d'entre les mortels Il prit pcnilant plusieurs années des leçons de canne, de boxe, d'équitation. de canotage, et n'y renonça que lorsque sa con-lii ut ion ph vsjquc fut complètement changée, Le jour de l'ouverture du Château- Houge il eut l'indescriptible triomphe d'amener sur une tète de Turc, d'un coup de poing 530 livres, et ce coup de poing devint historique : ■ C'est, a-t-il écrit avec un naïf orgueil, le seul acte de ma vie dont je sois lier. ■ Et l'on peut être convaincu qu'il le croyait à la
PARIS SOUS LA TROISIKMK I1KPUBLIQUK.
lettre. Bien longtemps après, quand entre amis on bc récriait i ses paradoxes et »|ue tous à la fois tombaient sur lui. il leur imposait silence en criant à son tour d» sa voix fluette et un peu cassée : « Moi, je suis fort, j'amène :»30 sur une tète de Turc et je fais des métaphores qui se suivent » Tout est là. Dans Mndtmoitelle df Mtmpin on retrouve le jeune dandvqui avait assez d'* bieps pour distribuer de formidables coups de poing, et aussi l'artiste raffiné dont les métaphores se suivent, c'est-à-dire qui n'emploie les mots à outrance que pour mettre sa phrase sous les veux et la rendre saisissante On v remarque surtout le naturel vraimentantique et plastique qui distingue le poète de tous ses contemporains dans celte génération bï luxuriante Gautier s'est peint lui-même tlans Bon livre lorsqu'il dit d'un de ses héros :
• Je suis un homme des temps bomé~ riques; le monde où je vis n'est pas le mien, et je ne comprends rien à la société qui m'entoure.
Le Christ n'est pas venu pour moi; je suis aussi païen qu'Alcibiade et Phidias. Je n'ai jamais dé cueillir sur le Golgotha les fleurs de la Passion ; et le fleuve profond qui coule du flanc du Crucifié et fait une ceinture rouge au monde ne m'a pas baigné de ses flots; mon corps rebelle
ne veut point reconnaître la suprématie de l'ame et ma chair n'entend point qu'on la mortifie. Je trouve la terre aussi belle que le ciel et je pense que la correction de la forme est la vertu. La spiritualité n'est pas mon fait, j'aime
mieux une statue qu'un fantôme, et le plein midi que le crépuscule. Trois choses me plaisent : l'or, le marbre et la pourpre : éclat, solidité, couleur. Mes rêves sont faits de cela: tous les
palais que je halis à mes chimères sont construitsde ces matériaux... Jamais ni brouillard, ni vapeurs, jamais rien d'incertain et de flottant. Mon ciel n'a pas de nuages, ou s'il en a. ce sont des nuages solides et taillés au <-iseau, faits avec les éclats de marbre tombés de la statue de Jupiter.. J'ai toujours été ainsi; je me suis toute ma vie inquiété de la forme du flacon, jamais de la qualité du contenu.
J'aurais eu la botte de Pandore entre les mains que je ne l'aurais pas ouverte. •
Il disait un jour à Taiue. qui exprimait ses préférences pour Musselau détriment, de Hugo : « Taine, il me semble que vous tombez dans l'idéalisme bourgeois Demander le sentiment a la poésie, à quoi bon ? Des mots flambants, des mots illuminés, du rythme, de la musique : voila la poésie! Cela ne dit rien, cela ne prouve rien. Prenez par exemple le commencement du Ratbert de Hugo; il n'y a pas de poésie au monde comme cela, c'est le plateau de l'Himalava : toute l'Italie avec ses blasons du moven âge v est représentée, et pourtant ce ne sont que des mots. >
Théophile Gautier est un des roman»
ciers français qui offrent le plus de parallèles marquants avec les Allemands. H ressemble à Tieck par son amour pour une poésie sans pensée, une poésie de la forme pure; mais il se distingue de lui, en bon romantique, profondément, en
PARIS XN 1872. — ENTRÉS MB l'aNCIEN MÔTEI. HIT PARLEMENT.
Préfecture do police.
IVmin d'«prè( nature par M. Albert Mai .>»>. — (Coll. .'.ion Albert Maignaa.)
HOPITAL lu: I.A PITIÉ, |r..j.r.» um- |iliulO].'rB(>liic. — (CuQcctfM Ch«rtrt Sinmnd.)
line I.><.-<'|*.lr, I. conlii-Dl 7 15 lit», fut fondé |> .r lx>ui* Mil «( contât ic i Notre-hnmo de !• l'ilié. I>'»l«>i d de»tiue A recueillir
île* i-nUiit», i-elte maison e-i d. ve nu. un hôpital gAnérid.
eu nuance*, et que la poésie soit une peinture et une plastique du mot
Par contre il partage avec les romantiques allemands la li. lim- absolue de tout utilitarisme. Sa formule : I art pour l'art, vient de nette haine.
Il débuta comme poète Ivrique, cinq mois après la première représentation A'Hfrnani, et malheureusement le jour même où éclata la révolution de juillet.il donna ses premières Poésies qui furent tout naturellement en ce moment emportées par le courant du temps, mais qui n'auraient, à une époque de calme, attiré que très faiblement l'attention Comme Ivrique. Gautier ne fut jamais populaire: il se distingua par la décision et l'irapeccabilité de la forme, mais le naturel est chez lui trop superficiel pour èlrc vraiment lyrique; il lui manque l'âme Ce qu'il y a de mieux, c'est sa poésie de jeunesse, où il donne cours à son épicuréisme antique et païen qui se rapproche le plus de celui des Romains. Un beau soleil, une femme, un cheval, y résument tout son bonheur lionnes aussi ses chansons où il célèbre la joie de la vie, la couleur, les chants et les vers. Sa belle poésie intitulée Fatalité est magistrale et absolument typique, Théophile Gautier ne perça décidément connut lyrique que lorsqu'il eut atteint l'âge mur.
George Branoés.
{Traduit du danois par Charles Sihum>.)
un autre point : taudis que Tieck voulait volatiliser les mots en tons et réduire la poésie ù un simple accord, à une musique, l'autre, au contraire, veut que les mots jaillissent en éclairs.
la MM y n 187:2 {b'tprrt le Juurnal éci Dtmoiittlei. ) (Collection V, Itoclie)
2. — Bteclion de l'économiste Ilervé-Mangon à l'Académie dei . i.-nccs, A la place de Peyen.
18. — Cérémonie A Notre-Dame pour la mémoire des soldats morts pendant le siège.
20. — Élection de Victor Massé à l'Académie des bcaux-srls, ,ï la [ilaie d Auber.
23. Devant le G" conseil de guerre de Versailles, condamnation de Genton 1 la prise de mort ; — de François, directeur de 11 Roquette pcndonl l.i diramuse, au» Ira vain forcés i perpétuité; — de Remain, à dit as» de travaux forcé* (affaire de l'assassinat •Ira oUgetf.
24. — Le duc d'Aumale et 1 abbé Boasuet s->nt élus membres do la Société des bibliophiles i la place .le llrrlmée et du comte l''trnaod
Pey.
Février.
1". — Désordres dans la salle du VauJeville, |" rulant la représentation de Raha^ai
7. — La Société des antiquaire* raye de la Iule de ses membres l'historien prussien Mommsen, pour ses écrilH hostiles a la France pendant la guerre. 13. — Funérailles du P. Gralry.
16 — Devant le i' conseil de guerre, à Versailles, condamnation do Blanqui i la déportation dans une enceinte fortiliée (affaire des attentat» du 31 octobre 1870 et du îî janvier 1871) 17. - Devant le 8" conseil de guerre, a Versailles, lion a mort de Seriiier, Lucipia, Boin dit Pascal Boudaillr (allaire des dominicains d Arcoeil)
24. - Élection de Rossée uw Salnt-Hllalre è l'Académie des science morales, 4 la place de Nor-
1". — L'Assemblé*- nationale vols une pension viagère aux veuves des gendarmes et gardiens de la paix tués pendant la Commune.
12. — Devant le 6» conseil de guerre, condamnation a mort de François, directeur de la Roquette; Beno», Aubry, Trouvé, Racine, Dalivou», Saint-Omer | .(Taire de la rue d'Haï..).