‹ La vie parisienne à travers le XIXe siècleChapitre 54 sur 441 · RI E DÉRANGER, N · texte numérisé non relu

RI E DÉRANGER, N

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une sorte de pont ou galerie suspendue, à laquelle on monte par un escalier d'une vingtaine

VIEILLES M AI M* N s LE LA H l'E DE BELLUME. LE VIELX PARIS.

Phofojfrephié «I rede>Miié pv L. I'ahut. — (»^JI. Ui Miiiuod.,

de marches. Il v en a tantôt deux, tantôt (rois, quatre au plus, selon les besoins de la pièce. Ce sont des hommes et des femmes prenant leur métier fort au sérieux, et avant, tout comme leurs camarades des grands théâtres, l'amour-propre.

» ADYLONE.

l'rii d. Ilooii'. <ir*nil pria ■!<• |«rlotun- |H73. r«l4e»n de M. Xotutr. (KcoIl- dti !<• 'U\- Ail».

les émotions et les munies <|iii se développent si facilement au contact de la rampe.

Les loucheurs de marionnettes sont recrutés un peu partout. Les unsont joué le drame a la Porle- Saint-Marlin, les autres ont chante le vaudeville aux l'olies-Dramatiques. I n autre encore est le fils de Séraphin.

Il faut les voir à l'œuvre. Ils sont penchés sur la balustrade du pont, le buste en avant, regardant ce qui se passe sur la scène. La voix a des intonations de comédie et le corps reste immobile Les doigts seuls s'agitent fiévreusement, faisant aller les lils, décrivant des courbes, des

signes cabalistiques : on dirait des sourds-muets ipii parlent !

Les artistes savent, du reste, toute la pièce par cœur, le souffleur étant impossible au Théâtre- Miniature Par une fantaisie originale, les

nrtistes-loucheurs donnent des noms à leurs petits acteurs en carton.

On entend se croiser des dialogues comme ceux-ci :

— Passe-moi Parade!

— Sais-tu où est Laurent?

— Eh bien ! et Marionit

— Ah! mon dieu, je ne la vois pas !

Et on se met à chercher partout avec fièvre.

— Ah ! la voici :

elle était encore dans son sac!

Et, en effet, on découvre avec précaution 'une superbe fée au costume brillant, et dont les formes ne laissent rien a désirer.

Le sac est un honneur réservé aux artistes bien habillés.

En quittant les coulisses, le directeur, M. Plet, me conduit dans son magasin.

C'est là que commence la désillusion. Au milieu des poupées qui ont joué dans les féeries précédentes, au milieu des trucs en vacances, des diables sans corperruque, des rois sans bois blanc,

nés, des notaires sans couronne, se trouvent des torses en mal rabotés, dont les jambes et les bras décharnés pendent lugubrement.

Hélas! le Théâtre-Miniature n'est pasle seul où la désillusion arrive avec le déballage 41) !

(Figaro.)

(I; l e tlif.trr dr« Mtriono- tt. « fut fonde au l\.l..i«..|t..).d en 1784 el l'y maintint jusqu'en IS6I. Il . im.-r.i ensuit' , tous ladirrttion de Si rnf.îon et de M) héritiers sut les boulevard", où il Ttfcut penlmt lougli mp». I'ii|.»ru .dors, il fut m-.nstituV »..«« le* itàspiCM du poste Maurice B-uilior, jjirr» avoir uL. I« rivalité de» cuslelK-ta de Ouignol.

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