‹ La vie parisienne à travers le XIXe siècleChapitre 88 sur 441 · GOT · texte numérisé non relu

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Dans le rôle du . Médecin malgré lui .. Croquis de P*ul RtMOU». - (»'.oll«c'ioii de l Arl )

nuit qui enloure Servais. L'accusé espère. Sa face s'illumine sous ses larmes vraies ou feintes.

Le jury se retire dans la salle des délibérations. Cervais est emmené dans la salle d'attente des accusés. Il reste muet dans un coin, comme un rat au fond d'une ratière.

La porte s'ouvre

— Venciî, dit le brigadier des gardes de Paris.

Servais a déjà vu dans le regard de ce soldai que lr jury n'a pas admis les circonstances atténuantes.

C'est la mnrl!

Cependant il a conservé tout son sang-froid pendant la lecture du verdict.

Hevenu en haut de l'escalier de la Conciergerie. Servais est saisi vivement par les bras On le descend lentement II est une masse inerte. On dirait d'un cercueil qu'on descend dans un caveau funèbre Au bas de l'escalier, Cervais trouve le directeur «le la prison On lui met la camisole de force

Tout londaiiiné h mort songe avidement au suicide pendant les heures qui suivenl la condamnation Puis l'amour de la vie reprend avec l'espoir dans le succès du pourvoi ou du recours en p race.

(.ervais resta pendant quarante huit heures à la Conciergerie C'est à peu prés le temps nécessaire pour les premières formalités du pourvoi en cassation. Enfin, une voilure cellulaire le conduit à la Crande-Koquetle. On a remarqué que la voiture va très grand train Tout cocher qui conduit un eondamne à mort a les nerfs surexcités!

PARIS SOI S LA T It 0

Cervais est reçu par le directeur de la Hoquette. On lui ote ln camisole île force. On le nid dans la cellule n° I. C'est la plus grande des trois cellules des condamnés a mort. (Juund l'abbé Croies entra dans la cellule de Cervais, comme tout condamné à mort, en voyant le prêtre. Cervais pâlit.

Puis il Ht :

— Je vois ce que c'est! Vous faites votre métier! Moi. je vous avertis que je ne crois a rien.

L'abbé Crozes l'embrassa. Tous ces criminels sont très étonnés qu'il y ait quelqu'un qui ose les embrasser.

L'altitude de Cervais était devenue cynique. Il espérait dans son pourvoi en grâce Le maçon reparaissait II disait :

— Je bâtirai en Calèdonie

C'est bien l'homme qui s'écriait, quand le fossoyeur creusait dans la cave pour chercher le cadavre :

— N'allez pas si prés du mur, vous allez le lézarder!

cot.

Dans le rôle de « M. Poirier ..

Croqui. de Paul Rf.io<jam>. - (ColtaeUoB de l Art.)

RÉPUBLIQUE. l«|

M— BLANCHE riEHMiV, DE LA COMÉlilB FRANÇAISE.

Croquis do Paul He.noi un.. — (Collection de rArt »

.Née à Sunt-I'nol .Ile Bourbon'., 1. Î3 mai lili, Mme Blanche IMerson débiiU à r Anibi™ » lige de qu.ton< UM «t demi,

Comédie h»acuus d*o« le r..le do Mitlrent CUrkMtn df / Élranyrre, lr 17 nui ISS*. Klle fnt élue todétaire en ISSS.

Voici la partie la plus longue du chemin de la guillotine.

Cervais, réveillé par le directeur, blasphème. L'abbé Crozes lui parle de sn mére l ue grosse larme rougeâtre coule de ses jeux, lentement, comme une sangsue qui tombe.

Voici la toilette.

C'est la dernière station.

Aujourd'hui, on ne coupe plus les cheveux aux condamnés Ils le sont a l'entrée de la prison. Ln toilette n'est plus que la mise des entraves par le bourreau On devrait supprimer la section du col de la chemise, pour éviter l'approche terrible du froid des ciseaux sur le cou du condamné

Cervais est dans la cour. La grande porte s'ouvre à deux battants. Il voit la guillotine.

L'exécuteur des hautes œuvres le pousse. J'entends Cervais qui dit avec une voix creuse de ventriloque :

— Pas si vite!...

Cervais avait, le 10 juillet, pris le chemin de la guillotine. Il y arrivait le 18 août à cinq heures et demie du matin.

Iunoti s (Kélix Platelf.

(/.'<irm<> du crime )

George Sand jugée par Sainte-Beuve.

Mme Sand, est-il besoin de le rappeler? est un plus grand, plus sur et plus ferme écrivain que M. de Dalzac; elle ne tâtonne jamais dans l'expression. C'est un grand peintre de nature et de

pa t sage. Comme romancier, ses caractères sont souvent bien saisis a l'origine, bien dessinés ; mais il* tournent vite A un certain idéal qui rentre dan» l'école de Rousseau et qui tourbe au systématique Si-» personnages ne vivent pas d'un bout A lautre; il y h un moment où ils patient « l'étal

soit dit avec toutes les réserves convenables pour tant de situations et de scènes charmantes et naturelles. Huant au style, c'est chez elle un don de première qualité et de première trempe.

(Cauterirs êu Ivndh Sainte-Bkive.

fnm i>i:w«m>ant a vhhii. le liow b hkctoh. Prix de Rouie de 1870 — I" grand prix de peinture — Tableau do WlttiChtitt.

(faott <lci Hf igi VU )

de type Klle ne calomnie jamais, la nature humaine, elle m* l'embellit pas non plus; elle veut la rehausser, mai* elle la forée et la distend mi visant a l'agrandir. Elle s'en prend surtout à la société, et déprime «1rs riuwfs ratières i"'iir faire valoir twiitii mêmr des indiTidus. qui restent émule, malgré tout, a demi ah>trails Kn un mol. relie sûreté de maître qu elle porte dans l'expression et la description, elle ne l a pas également dan» la réalisation de ses caractères l'.eH

a Rome vaincue. »

(il septembre-)

M Parodi est un Italien qui s'est assimilé le génie de la langue française de remarquable façon.

OéjA une tragédie.

Ulm le parricidr , jouée aui matinées populaires de M Ballande, l'avait signalé au grand public : aujourd'hui, sa Romr vnincHt le place au premier rang des poètes dramatiques Annibal a vaincu les Romains; le tribun Lenlulus a seul échap|»é au massacre. Le peuple, épouvanté, veut apaiser la colère des dieux.

I n sacrilège a été commis: une vestale.

Opimia.est l'amante de Lcntulus. qui, de retour du champ de défaite, se hille de venir la rcïoir encore ; ils sont surpris par l'esclave gaulois YcsWrpor. mais celui-ci. loin de les trahir, cherche à les faire évader. C'est Opimia elle-même qui.de peur d'attirer sur sa patrie de nouveaux malheurs, si l'insulte faite aux divinités n'est pas ritpurée, avouetoul aux juges, Klle est condamnée A subir l'horrible suppliée réservé aux vestales qui ont violé leur serment de chasteté; elle sera enterrée vivante. Mais sa inére, vieille femme aveugle, veut épargner « sa lille celle mort épouvantable, et lui glisse un poignard. Hpimia. faible, émue, n'a pas la force de se frapper; aloi>. l'aveugle se penche >ur elle el In lue.

.\mmgine.

Janvier.

8. — Êleotion do M Bouguereau . l'Académie ilt heaux-arts, en remplacement de Pil».

10. — Victor Hugo et Spuller sont nomn gué et sous délégué do Conseil municipal élections sénalorielro. — Matinée 4 1»

Mérita au bénéfice de I» *..u.eriplion desll uni- statue à Lamartine. Conférence de Legouvé sur Umtttae.

19. — L'explorateur Nordenaklold e-t élu ■pondant de l'Académie dea

■ Section de géographie et do navigatie*), I I* place de Livingatone.

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