LA VÉRITÉ LE DÉLUGE
buu LfcKViLAS je te di3 que j-écarterai les jambes plus que
La belle personne, quelle santé — comme tout cela est terme !
la. dame. — Voyons, viens par ici, tu te fais remarquer avec tes admirations; dis-moi plutôt pourquoi ce grand jeune homme chargé d'une femme et d'un enfant écarte-autant les jambes?
le monsieur. — Je n'en sais rien', mais c'est une imprudence. C'est probablement un pari. Tu sais ce que c'est, ces paris :Je te disque j'écarterai les jambes plus que toi. — Je te dis que non. — Je te dis que si. — Nous allons bien voir et puis il arrive des accidents. — Viens, ma bonne amie, toi qui as lu avec tant d'intérêt le
voyage aérien de M. Nadar, voilà un petit bloc qui vajto faire plaisir. — N° 2663. — Ceci te représente la statue de M. Nadar, encore fort jeune, découvrant l'hélice. Cette espèce de toupie d'Allemagne, munie d'une ficelle c'est l'hélice.
la dame (avec intérêt ) — Et il s'enlève avec ça en l'air , c'est prodigieux. On le représente là sans vêtements, ca semble drôle au premier moment, mais enfin il est très bien de sa personne. On ne peut pas dire autrement. Qu'est-ce que ça vent dire mon ami, tous ces hommes en bronze qui ont la jambe en l'air? est-ce que c'est allégorique aussi ? et cet autre qui marche à quatre pattes, n° 2629, quelle drôle d'idée. Enfin, ça change un peu. Oh ! n'allons pas du côté des bustes, je t'en prie, ça me fait horreur toutes ces lêtes coupés, posées sur un pavé ça me fait une peine ! il y en a qui ont l'air si vexé d'être comme cela. Tiens, celui-là, n° 2759, est-il permis d'avoir une poitrine qui avance ainsi. Écoute Adolphe, promets, moi que, si jamais l'envie te venait de te faire faire ton portrait en sculpture, ce ne serait point un buste mais bien une statue en pied . . . comme celle de M. Nadar. Oh ! j'aime ce genre-là !