‹ La Vie parisienneChapitre 347 sur 662 · amant qu'à deux genoux j'enibrasse · texte numérisé non relu

amant qu'à deux genoux j'enibrasse

Que ma félicité dépasse

Ce que jadis j'avais rêvé.

Il a le charme, il a la grâce,

Son amour chaque jour prouvé

Ne peut jamais me laisse? lasse,

Je confesse quej'ai trouvé

L'amant qu'à deux genoux j'embrasse.

Mais je ne puis me repentir De ce bonheur, de cette ivresse, De cette adorable tendresse Dont je crois encor ressentir L'effluve ardente, enchanteresse, Et dont l'écho vient retentir Dans l'âme de la pécheresse.

Mais je ne puis me repentir De ce bonheur, de cette ivresse...

Fkou Fr.ot.

16 juillet 1864.

— Pourquoi donc garHoz-vousjvoto petit chapeau ?

— Go costume du bain m'est si désavantageux!,.. Au lieu qu'avec ce joli chapeau sur la tête, tout est sauvé!

— Es-tu content''

— l'as trop'l le beau monde larde, bien à arriver.

Le matin , en costume tic bain, je vous l'abandonne ; mais l'après-midi, sur la plage, comme elle reprend ses avantages en toilette!

ïfcU'Oibôfjiop

jÈfft'ijp aovil no ioioV

.vJi'joaaA'I) novfil ,n«rnA

un pauvre monsieur -Impossible, mesdames, de vous baigner dans lajouméo, nous n'avons que deux marées, une

» ma%n- «ï U^ 1e S01r- « ' . A -~ *~ • i i - <y, ,39lbflyj 8fa J19VW03 J«

«Qui se plaint du goudron qui l'enchaîne au rivage. » Et radministration' souffre ça!

23 juillet 186-4.

mosaïque religieuse eu «rois actes, par M. Jules t'OIII-:.V

Paroles de Jean PAGINE.

A Comédie Française vient d'accueillir l'œuvre d'un débutant : Esthep., par M. Jean Racine, né à la Ferté-Milon, déjà nommé et couronné. Il a eu le courage d'écrire une tragédie. Les sociétaires, selon l'usage, ont fait au nouveau venu un accueil sympatique : ils l'ont reçu à correction.

— Votre piêceest gentille, lui dit avec noblesse M. Talbot, mettez-y quelques couplets de facture.

— Dans dix-huit mois, dit à son tour M. Leroux, Geffroy, Provost et Régnier seront à la retraite, et moi, je serai le doyen des sociétaires (Si jeune !) Or, Esther est une tragédie spécialement écrite pour l'école de Saint-Cyr, mettons-y de la musique militaire. Cohen arrangera ça. Il a des cahiers d'expressions.

A la seconde lecture, le jeune P.acine fut admis presque à l'unanimité, et M. Barré lui promit un décor de forêt magnifique.

A la seconde lecture le jeune Racine fut admis à la presque unanimité.

La critique étant un sacerdoce, nous sommes heureux de voir la Comédie-Française accueillir les jeunes talents. Eugénie, Hèraclius, la comtesse cl' Escarbagnas, Psyché, Mclicerle,Esther, sont des tentatives qu'il faut encourager. Nous applaudissons à ces promesses.

Voici en quelques traits le dessin de cette tragédie :

Page 1