‹ La Vie parisienneChapitre 351 sur 662 · DEUXIEME ACTE · texte numérisé non relu

DEUXIEME ACTE

Une forêt. — On attend la meute du Chàtelet. C'est Esther qui s'avance avec son petit troupeau. Je reconnais Mlles Tordeus, Lloyd et Debreuil, que la Russie ne nous a pas encore enlevée à prix d'or, pour le Théâtre de St-Pétersbourg.

C'est donc ici d'Esther le superbe jardin, Et ce salon pompeux est le lieu du festin.

Pas de jardin, pas de salon pompeux, pas de festin, mais des cèdres magnifiques:

Les harpistes, qui ne sont pas venus pour enfiler des alexandrins, pincent leurs cordes sonores :

Sion — Sion — Scions les spectateurs !

Décidément, il y a trop de harpes. Cette innovation est un hommage rendu à la liberté des théâtres, qui permet à la Comédie-Française de jouer l'opéra, el de donner une terrible leçon à la Porte Saiut-Martin, qui joue Tartuffe.

Toutes les jeunes Israélites sont tellement laides qu Assuérus leur fait intimer l'ordre de chanter derrière le rideau de manœuvre.

M. Jules Cohen essaie d'arrêter les harpistes. Vains efforts!

HYDASPE ET ASAPH — A quelle heurt les couche- t-on?

Le plus farouche des Amans de chœur.

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