UN BAL DE FAMILLE CHEZ GUERRERO
La jeune fille est rcWrnrnée chez son oncle. Le comte Horace a obtenu une concession de terrains. Giicnvio établit, une compagnie rivale pour l'exploitation des curedonts des sables de la Sonore.
horace (mirant).
Parlementaire! Guerrero, nous avons échangé Le salut des balles, A ta porto, mes trois cents volontaires demandent du pain. . Entends les murmures de mon peuple... il veut du pain, des pensions, des croix et des moyens do transport. Nous n'avons ni pain, ni argent, ni souliers, bien que j'aie, des bottes vernies, des gants frais et une cravate blanche. Fais servir de l'absinthe et du madère à mon armée.
(Il lire son chronomètre). 11 est dix heures, tout est calme, vous dansez sur des baïonnettes ... Dans deux heures, je rase les fortifications de cette ville ctjo réduis tes valseurs en monceaux de cadavres.
guerrero. — Vous retardez, monsieur le comte.
horace . — J'ai l'heure de la Bourse.
GUERRERO. — Ou la vie.
horace . — Charmant!... A toi, Louis XIII (Ils échangent 25 balles de revolver.)
guerrero. — Gardes du Théâtre- Français, reconduisez ce parlementaire par des sentiers d'aubépine, et semez des fleurs sous ses pas !
carmun (habillée m homme.) A nous deux maintenant, .Guerrero! Comte, par ici! (Aux gardes.)
« Nourri dans ce palais, je connais l'escalier. »
horace. — Le frère de Carmen!... Ah! celte famille manque de gaieté... 11 ressemble tellement à, sa sœur... Jouerait-elle les Déjazet?
guerrero (gracieux). Que le bal continue, belles dames. (A sa nièce.) Souriez. (Elle sourit.)