QUELQUES POTS NON CASSÉS
autre et absolument semblables aux premiè- 11 y a évidemment quelque clioso là-dessous,
res; — pas un ornement, pas une anse, rien qui puisse détourner l'attention et nuire à l'aspect... etc.
— 11 y en a comme cela la longueur d'un quart de lieue, — quand on prend cette collection en enfilade ; c'est un spectacle unique à Paris; unique peut-être en Europe !
On frémit quand on pense qu'une toute petite pièce de campagne, chargée avec soin, pourrait réduire en tessons tous ces pots,
— d'un seul coup ! — Mais on se rassure bientôt en réfléchissant que, ces tessons eux-môme auraient encore celte noblesse sans affectation, cet air imposant, cet aspect de grandeur qui font de |,(
ces cruches, les plus belles cru- "■'•Du''So'993S77 m Ko lte<S .i plusieurs têtes cassées
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puisse rêver en un jour de lièvre ardente.
Quoi qu'il en soit, il est impossible que la beauté ( esthétique de ces milliers d'objets soit la seule cause de la tendresse, de la sollicitude, de la vénération coûteuse dont on les entoure Il y a évidemment quelque chose là-dessous, ou plutôt, non ; il y a quelque chose dedans.— Oui, j'en ai la conviction intime : il y a dans ces pots dés' li- Ko 19873 queurs précieuses, des vins ^ casste-
exquis, dos nectars venus peut-être du fin fond do l'extrême l'Asie . ou du centre de l'Afrique. Je n'en veux pour preuve que le sourire légèrement railleur du sardien auquel j'ai demandé ce que contenait ces cruches. — Cet, homme ne m'a rien répondu, mais son nez était rouge, son regard légèrement etemtf — il doit avoir la clef. — Aucune étiquette, du reste, n'indique la qualité du contenu de tous [ces récipients. On se perd on conjectures, mais en supposant simplement de la fine Champagne a 10 fri la bouteille , il y en aurait là pour des sommes folles.
Je ne veux pas, puisque nous parlons de cet admirable musée. Campana, passer sous , silence et ne point indiquer à l'admiration publique la collection, - sans précédente — des nez cassés, des éclats de pierre de taille antique — garantie antique — et des plâtras, tessons, détritus de toutes sortes provenant des démolitions. Il y a sous ces vitrines splendides des richesses incalculables. — Des têtes en terre cuite, absolument mutil ées. mais admirables. Sont-ce des plantes grasses dans des pots, des éponges difformes, ou n'importe quoi? C'est prodigieux.,— et l'on se demande encore : Mon Dieu, qu? est-ce qu'il peut y avoir làdedans ? Néanmoins, c'est audessous des pots comme, coup d'œil général.
Arrivons maintenant à la ■ se-
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confie curiosité du Louvre" A savoir : La colonne Trajane allant au feu ou le triomphe de la chaudronnerieartistique, ou les nouvelles mai-miles des Invalides. ; r« «noiJi euo/ «
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Voici ce que c'est
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a eu l'idée de faire l'aire des bronzes d'après les moulages de la colonne Trajane, exposés par morceaux, il y a deux ans, je crois, au Palais de lTn'dus l'rig.
On a ainsi reconstitué une véritable colonne Trajane enbronze, mais comme il n'y avait guère de salles capables do contenir ce long mirliton en hauteur, on l'a. coupe en six morceaux. Mais n'allez pas Croire qu'on a placé chacun de ces morceaux intacts sur une base quelconque : on les a placés sur le sol même, et on en a
petite et mesquine. Le soubassement .de la colonne- Vendôme, occupé tons son entier par un bas-relief représentant un groupe d'uniformes et d'armes, ressemble à la lettre à une boutique de vieux habits, lorsqu'on le compare à celui de la colonne Trajane, où les boucliers, les cuirasses, les armes s'enchevêtrent avec tant d'art et produisent un si'h'bble effet.
Mais encore une fois, pourquoi de ces six fragments avoir fait six chaudières ? Ca n'est certainement pas sans intention; qu'est-ce qu'il peut y avoir dedans ! ! !
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S» US795 : d-ux tombeaux cassés, deux statues casâtes, trois pots cassés.
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régularisé les hauteurs en y ajoutant des morceaux et en ornant le contour supérieur d'un joli bourrelet. Ce ne sont plus des fragments de colonne, ce sont des chaudrons parfaitement complets, moins les anses, et lorsqu'on entre dans cette galerie encombrée par ces six cuves, la première idée qui nous vienne à l'esprit sst de chercher où sont les fourneaux.
Quoi qu'il en soit, si on regarde ces marmites, on est ému par le.earactère vraiment; grand de cette longue frisé. Outre les détails qui vous donnent des renseignements précieux et singulièrement intéressants sur les costumes, les meetirs, l'allure, les manières d'être des Romains et des Barbares, il y a dans la composition même une liberté de composition, un caractère de majesté tout à fait imposant J'ai été curieux, eh . sortant de là, de voir la colonne Vendôme, qui est une copie de la colonne Trajane. — Bélaé! comme l'œuvre moderne parait
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)b an'T — .ôlxia o'ioq ub .rrrurh uh ,'jllonfi) isl OBSERVATIONS
La femme ne veut pas toujours aimer, mais elle veut toujours plaire; ce qui fait qu'elleinvite sans cesse et ne se rend que quelquefois.
Los hommes étant tels, ce qui m'étonne le plus, ce n'est pas de trouer des coupables, mais des juges. iiàtlm (\\V\jJ--*-i^îk
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Le commun, c'est d'avoir telle ou telle passion ; le rare c'est de es comprendre chez les autres quand elles nous ont quittés.
Les cuves de la colonne trajane.
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