‹ La vie parisienneChapitre 31 sur 92 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

GARDEFEU, à pari.

Comment, je ^ais lui prendre de l'argent pour... oh I c'est indignel

LE BARON

Eh bien, ça me coûtera?...

GARDEFEU, à part.

Prenons-lui en très-peu, au moins.

LE BARON, à part.

J'irai bien jusqu'à cent, cent vingt francs par jour. (Hant.)

Eh bien?

Eh bien ! mais ça sera dix francs!

LE BARON

Dix francs !

GARDEFEU.

Aimez- VOUS mieux cent sous?

LE BARON

Par tête?

GARDEFEU.

Non, pour tout le monde!

LE BARON

C'est bien bon marché! Comment pouvez-vous vous en tirer?

GARDEFEU.

Oh! je vais vous dire... c'est une compagnie... moi, je suis employé... j'ai un traitement fixe... alors, ça m'est bien égal... si la compagnie fait de mauvaises affaires... ça regarde ceux qui ont des actions... vous devez comprendre que je n'ea ai pas, moi; j'ai un traitement fixe. Je ne tiens qu'à une chose : c'est à ce que mes voyageurs soient de bonne humeur. Pour cela, je les fais payer très-peu... ala*-; je vous ai dit cent sous... voulez- vous que ce soit quatre francs?... trois francs dix sous...

LE BARON

Non! non! je ne veux pas lésiner... pour une pièce de quinze

sous...

C'est entendu, alors..

LE BARON à part.

Et on dit que !a vie est chère à Paris! (Haut.) A quelle heure la table d'hôte?

GARDEFEU.

La taWe d'hôte?

LE BAKON.

Eh bien, oui, la table d'hôte.

GARDEFEU.

Ah! c'i'St vrai, je n'y pensais plus... à sept heures, la table d'hôte... à sept heures... Voulez-vous huit heures? voulez-vous neuf heures?

LE BARON

Non! non! vous avez dit sept heures. C'est très-bien .. J'entre dans ma chambre et je vais m'habillerl Et que le dîner soit bon, parce que... je veux m'en fourrer jusque-là.

Il sort en fredoanant le refrain-

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