SCÈNE VIII LE BARON, LA BARONNE, pois ALFRED
LE BARON
Ah! c'est l'amie, je l'oubliais. Vous êtes l'amie, vous? (a part.) Toujours Raoul de Gardefeu! (a la baronne.) Vous êlcs l'amie et vous voulez manger, .
LA BARONNE, déguisant sa voii.
Oui...
N'ayez pas peur, vous mangerez.
LA BARONNE, avec satisfaction.
Ah!
LE BARON
Elle est contente, pauvre femme... il y peut-être longtemps... (a part.) Si je savais où le trouver ce Raoul de Gardefeu... Ah [ (u sonne. Enire Alfred.) Vingt ffiincs pour VOUS si VOUS me dites où je trouverai M. de Gardefeu.,.
ALFRED
Il sera ici tout à l'heure, au bal du Brésilien.
LE BARON
Moi aussi, j'y serai.
Il veut sortir.
LA BARONNE, le retenant une seconde fois. Eh bien, ce souper...
LE BARON, avec bonté.
Elle a peur parce que je m'en vais... elle a peur de ne pas avoir... Pauvre femme!.,, pauvre femme!.., Alfred, il faudrait donner quelque chose à cette pauvre femme, quelque chose de nourrissant,,.
ALFRED
Un bon bouillon.
LE BARON
Oui... et après, tout ce qu'elle voudra.
LA BARONNE
Vous partez?...
LE BARON
N'ayez pas jjcur, je reviens, l'amie. A nous deux, M. de Gardefeu !...
Il sort.
LA BARONNE
Courez après mon mari, monsieur, ramenez-le...
C'est votre mari?... Pauvre femme l
LA BARONNE
Courez.
ALFRED
Pas la peine, il va revenir. Madame ferait mieux de l'attendre.
LA BARONNE
Où ça, l'attendre ?
ALFRED
Ici, madame; nous avons un cabinet spécial, le cabinet des femmes du monde... Vite, madame, car j'enunds la bande joyeuse qui arrive...
LA BARONNE
Ea la faisant entrer dans le cabinet il lui baise la main. Eh bien !...
ALFRED
Pardonnez-moi, madame, 1 habitude... (il la fait eutrer.) Et allez donc! voilà les vrais viveurs. Ohé ! ohé !