ACTE QUATRIÈME
LE BRÉSILIEN
Nous y laissons ces deux messieurs tout seuls chacun avec un petit couteau comme celui ci.
Il tirt! Jeux énormes couteaux de sa ceiolure. BOBINET.
Bien... très-bien celai
LE BRÉSILIEN
Nous nous en allons, nous fermons les portes, nous allons souper gaiement, et, demain matin, avant de partir, nous venons constater le résultat.
BOBIXKT, au bann et à GarJefeu.
Pas mal du tout! Ça vous va-t-il, ça?
LU BARON
Peuh I
QARDEFEU.
Peuh!
LE BARON
J'aimerais mieux être enfermé tout seul dans un cabinet.
GARDEFEU.
Oui, chacun son cabinet
LE BARON
Et chacun son couteau.
ROBINET
Ça n'a pas l'air de vous aller... Autre chose alors.
GARDEFEU.
Oui, autre chose.
BOBINET.
Je vois votre affaire, je la vois; elle est simple comme bonjour. Nous allons, monsieur et moi, rédiger un petit procèsverbal.
LE BRÉSILIEN, mécontent.
Un procès-verbal.
LE BARON
J'aime mieux ça.
Un procès-verbal, ça n'est pas sérieux ; je m'en vais.
GARDEFEU.
Il n'y a pas autre chose à faire.
BOBINET.
Voyons, d'abord, qui est-ce qui se plaint?
LE BRÉSILIEN
Qui est-ce qui se plaint, oui ?
LE BARON
Mais c'est moi^ pardieu, c'est moi qui me plains t
BOBINET.
Et de quoi vous plaignez- vous?
GARDEFEU.
Oui, de quoi?
LE BRÉSILIEN
Répondez... de quoi vous plaignez-vous T
LE BARON
Je vais vous le dire... Je me plains de la farce un peu violente qui m'a été 'ouée par monsieur.
11 montre Gardefen.
BOBINET.
Précisez la farce.
On vous dit de préciser.
BOBINET.
Voulez-vous préciser, oui ou non?
LE BRÉSILIEN
Si vous ne précisez pas, je m'en vais.
LE BARON, le retenant.
Mais non ! mais non ! Je vais préciser. Quand je suis arrivé à Paris j'ai trouvé monsieur à la gare...
LE BRÉSILIEN
De feu...
LE BARON
Monsieur s'est fait passer pour un guide et m'a mené chez lui.
BOBINET.
Y étiez-vous mal, chez lui?