‹ La vie parisienneChapitre 88 sur 92 · ACTE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIÈME

LE BRÉSILIEN

Nous y laissons ces deux messieurs tout seuls chacun avec un petit couteau comme celui ci.

Il tirt! Jeux énormes couteaux de sa ceiolure. BOBINET.

Bien... très-bien celai

LE BRÉSILIEN

Nous nous en allons, nous fermons les portes, nous allons souper gaiement, et, demain matin, avant de partir, nous venons constater le résultat.

BOBIXKT, au bann et à GarJefeu.

Pas mal du tout! Ça vous va-t-il, ça?

LU BARON

Peuh I

QARDEFEU.

Peuh!

LE BARON

J'aimerais mieux être enfermé tout seul dans un cabinet.

GARDEFEU.

Oui, chacun son cabinet

LE BARON

Et chacun son couteau.

ROBINET

Ça n'a pas l'air de vous aller... Autre chose alors.

GARDEFEU.

Oui, autre chose.

BOBINET.

Je vois votre affaire, je la vois; elle est simple comme bonjour. Nous allons, monsieur et moi, rédiger un petit procèsverbal.

LE BRÉSILIEN, mécontent.

Un procès-verbal.

LE BARON

J'aime mieux ça.

Un procès-verbal, ça n'est pas sérieux ; je m'en vais.

GARDEFEU.

Il n'y a pas autre chose à faire.

BOBINET.

Voyons, d'abord, qui est-ce qui se plaint?

LE BRÉSILIEN

Qui est-ce qui se plaint, oui ?

LE BARON

Mais c'est moi^ pardieu, c'est moi qui me plains t

BOBINET.

Et de quoi vous plaignez- vous?

GARDEFEU.

Oui, de quoi?

LE BRÉSILIEN

Répondez... de quoi vous plaignez-vous T

LE BARON

Je vais vous le dire... Je me plains de la farce un peu violente qui m'a été 'ouée par monsieur.

11 montre Gardefen.

BOBINET.

Précisez la farce.

On vous dit de préciser.

BOBINET.

Voulez-vous préciser, oui ou non?

LE BRÉSILIEN

Si vous ne précisez pas, je m'en vais.

LE BARON, le retenant.

Mais non ! mais non ! Je vais préciser. Quand je suis arrivé à Paris j'ai trouvé monsieur à la gare...

LE BRÉSILIEN

De feu...

LE BARON

Monsieur s'est fait passer pour un guide et m'a mené chez lui.

BOBINET.

Y étiez-vous mal, chez lui?

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