ACTE CINQUIÈME
BOBINET.
Bien !
LE BRÉSILIEN
Nous y laissons ces deux messieurs tout seuls chacun avec un petit couteau comme celui-ci.
Il tire deux énormos couteaux de sa ceintorc. BOBINET.
Bien!... Très-bien cela 1
LE BRÉSILIEN
Nous nous en allons, nous fermons les portes, nous allons souper gaiment, et demain matin, avant de partir, nous venons constater le résultat.
BOBINET, au baron et A Gardefeu.
Pas mal du tout ! Ça vous va-t-il ça?
LE BARON
Peuh !
GARDEFEU.
Peuh I
LE BARON. -
J’aimerais mieux être enfermé tout seul dans un cabinet.
GARDEFEU.
Oui, chacun son cabinet.
LE BARON
Et chacun son couteau.
BOBINET.
Ça n’a pas l’air de vous aller... autre chose alors...
GARDEFEU.
Oui, autre chose...
BOBINET.
Je vois votre affaire, je la vois; elle est simple comme bonjour. Nous allons, monsieur et moi, rédiger un petit procèsverbal.
LE BRÉSILIEN, mécontent.
Un procès-verbal!
J’aime mieux ça.
GARDEFEU.
Il n’y pas autre chose à faire.
BOBINET.
Voyons, d’abord, qui est ce qui se plaint?
LE BARON
Mais c’est moi, pardieu! c’est raoil
BOBINET.
Et de quoi vous plaignez-vous’
GARDErE U.
Oui, de quoi?
LE BRÉSILIEN
Répondez... de quoi?
Je vais vous le dire... je me plains de la farce uri peu violente qui m’a été jouée par monsieur... Il montre Gardefen.
BOBINET.
Précisez la farce.
On vous dit de préciser.
GARDEFEU.
BOBINET.
Voulez-vous préciser, oui ou non?
LE BRÉSILIEN
Si vous ne précisez pas, je m’en vais.
LE BARON, le retenant.
Mais non! mais non! je vais préciser. Quand je suis arrivé à Paris, j’ai trouvé monsieur à la gare... Monsieur s’est fait passer pour un guide et m’a mené chez lui.
BOBINET.
Y étiez- vous mal, chez lui ?
LE BARON
Non, j’y étais très-bien !
GARDEFEU.
Et combien vous ai-je demandé par jour? Dites un peu.
Cent sous par jour... cent sousl
GARDEFEU.
Et pour quatre personnes.