‹ La vie parisienne piece en cinq actesChapitre 6 sur 117 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

BOBIXET, GARDEFEU.

Ils so regardent pendant qnelqae temps, puis tombent dans les bras l’un

de l'autre.

Garde feu!

Bobinet !

BOBIN ET.

f BOBINET.

La trahison de Blanche Taupier nous sépara.

GARDEFEU.

Que la trahison do Métclla nous réunisse:

BOBINET.

Eh bien, voyons, comment ça va-t-il?

GARDEFEU.

Je te remercie.

BOBINET.

Mais ça n’est pas tout ça, revenons àMétella, c’est une rouée!

GARDEFEU.

Une vraie rouée !

BOBINET.

On dit d’une femme : c’est une rouée.

GARDEFEU.

Pourquoi?

fi

BOBINET.

Parce qu’elle a fait ceci et cela.

G A R DE F EU

La belle affaire !

BOBINET.

Mais Mételia, ça n’est pas ça.

. GARDEFEU.

C’est autre chose. '~ -

BOBINET.

A la bonne heure, quand vous voudrez me parler d’une rouée, parlez-moi de Mételia... elle nous trompait...,

GARDEFEU.

Elle nous trompait...

. BOBINET.

Je m’en doutais depuis quelque temps, du reste. Il y a huit jours je Par regardée... là, entre les deux yeux... Quand on lient à savoir la vérité, c’est là qu’il faut regarder les femmes; donc, je l’ai regardée là, et j’ai tout de suite vu clair dans 9on jeu... elle ne m’aimait pas.

Crois-tu?

BOBINET.

Elle se moquait de moi. Oh! mon Dieu I je ne lui en veux pas... quel plaisir une femme comme Mételia peut-elle trouver dans la société d’un homme tel que moi ? Nous ne parlons pas la même langue. II y a des moments, dans la conversation, jo ne sais pas si tu l’as remarqué...

GARDEFEU.

Non, mon ami.

BOBINET.

Attends donc, tu ne sais pas ce quo je veux dire. Il y a des moments où j’aime à aborder des questions élevées... il n’y a pas... on aurait beau me tenir... il faut absolument quo j’aborde . . .

' GARDEFEU.

Je l’ai remarqué, Bobinct.

Page 1