‹ La vie parisienne piece en cinq actesChapitre 91 sur 117 · ACTE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIÈME

MADAME DE QUI M PE R-K A R ADEC

Voyez comme alors la situation serait changée... J’en serais bien sûre de votre discrétion. Je vous tiendrais dans ma main, mon bon monsieur de Gardefeu...

GARDEFEU, îi part.

Mon nom!

MADAME DE QUIM PE R-K AR ADEC.

Je vous tiendrais et je vous tiens !

GARDEFEU, h part, en la regardant.

Ah ! ah! nous voulons nous moquer de papa!

MADAME DE QUI M PE R -K AH ADEC

Et s’il me prenait fantaisie de croquer avec vous les pommes... que vous comptiez bien croquer avec la baronne, gamin, il vous serait impossible de refuser...

GARDEFEU.

Voyez -vous ça, gourmande?

MADAME DE QUIMPER-K ARADEC

Tout à fait impossible!

GARDEFEU.

Vraiment l

MADAME DE QUIM PER-KARADEC.

Qu’est-ce que vous en dites?

GARDEFEU.

Vous êtes une gaillarde, il parait!

y MADAME DE QUIMPER-K ARADEC.

Ah ! je crois bien I

GARDEFEU, changeant tout à coup de ton et avec énergie.

Eh bien, ça se trouve à merveille... car, moi aussi, je suis un gaillard !

MADAME DE QUIMP E R-K ARADEC, effrayée.

Qu’est-ce qui lui prend ?

Il y a du bon dans ton raisonnement.

MADAME DE QUIMPER-K ARADEC, de pins en plus effrayée.

Comment dans ton... il me tutoie 1

GARDEFEU.

Tu t’étonnes de ça... as pas peur, tout à l’heure tu ea entendras bien d’autres... (il va fumier les portes du .fond.)

MADAME DE QUIMPER-KARADEC

Ah! mon Dieu! ah ! mon Dieul qu’est-ce qu’il fait? il ferme les portes!

GARDEKEÜ, revenant à madame de Quimper-Karadcc.

11 y a du bon dans ton raisonnement, mais il pèche par la base... Tu dis que tu me tiens, et ça c’est possible... mais moi... je ne te tiens pas, tu n’as pas remarqué cela...

MADAME DE QUIMPER-KARADEC

Je te défends de me tutoyer...

GARDE F Eü.

Je ne te tiens pas... et pour que je te tienne, il faut qu’il se passe ici une petite scène que tu ne pourras pas raconter, et...

MADAME DE QU1M P E R-K ARADEC

Et...

GARDEFEU.

Et elle va se passer, la petite scène.

MADAME DE QUI M PE R-K AR ADE C, s’enfuyant.

D’abord, je crierai... on m’entendra.

GARDEFEU.

On ne t’entendra pas.

MADAME DE QUIM PE R-K ARADEC.

Ah ! les sonnettes.

GARDEFEU. y

C’est inutile, elles sont coupées.

MADAME DE QUIMPER-KARADEC

Je suis perdue.

GARDEFEU.

Tu te figures donc que je ne sais pas mon métier... elles sont coupées. Je ne les avais pas coupées à ton intention, mais enfin puisqu’elles sont coupées!

MADAME DE QUIMPER-KARADEC

Monsieur... monsieur...

Elle tombe sur un faulouil.

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