‹ La vie privée et la vie publique des GrecsChapitre 2 sur 300 · AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT

Le présent volume a pour objet de décrire l'ensemble des institutions, des mœurs, des usages qui se rapportent à la vie publique et privée des Grecs. Il ne fait pas double emploi avec le précis du cours de cinquième ; il en est plutôt le complément nécessaire. Les précis sont généralement muets sur ces matières, parce qu'ils sont obligés de raconter avant tout les événements historiques, et qu'ils n'ont plus assez de place pour le reste. Il est utile néanmoins que les élèves aient des connaissances précises sur tous ces points, qu'ils sachent comment on mangeait, comment on s'habillait à Athènes, ce qu'étaient un esclave, un propriétaire rural, un industriel, de quelle façon les morts étaient honorés, quel était l'armement d'un hoplite, comment se célébraient les cérémonies religieuses, etc. Il est question de tout cela dans ce livre.

J'ai rédigé moi-même quelques-uns des morceaux qu'il contient; ce sont ceux qui n'ont point de signature. Convaincu que rien ne donne une impression nette des choses comme la lecture des documents originaux, j'ai fait beau-

yj AVEÉITISSEMENT.

coup d'emprunts aux auteurs anciens. Ces extraits, à condition de les bien choisir, sont facilement accessibles même à déjeunes intelligences, et je crois n'en avoir cité aucun qui les dépasse. Je ne les ai pas tous traduits à nouveau; mais j'ai toujours vérifié l'exactitude des traductions que je citais.

Quand je n'ai pu trouver chez les contemporains des textes qui répondissent à l'objet de ce livre, j'ai eu recours aux ouvrages modernes. J'ai transcrit plusieurs passages sans y rien changer. Mais parfois aussi je me suis permis d'y faire quelques retouches, soit pour rectifier une erreur, soit pour rendre une phrase plus claire. Enfin j'ai souvent condensé en deux ou trois pages ce que l'auteur avait plus longuement développé.

Les gravures, toutes empruntées aux monuments originaux, «'ont pas pour but d'illustrer ce petit volume, mais plutôt d'instruire les élèves par les yeux, en leur faisant voir certains objets que la parole ne suffit pas à décrire.

A partir de la deuxième édition, l'appendice sur les Perses a été remplacé par un chapitre sur l'art grec. Je me suis proposé non pas d'y retracer toute Thistoire du développement artistique de la Grèce, mais simplement de montrer le degré de perfection que les Grecs ont atteint dans ce domaine.

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