‹ La vie publique de Michel Montaigne; étude biographiqueChapitre 56 sur 64 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

PRINCIPES GBNiRAUX DE LA CONDUITE PUBLIQUE DE MONTAIGNE. CATHOLIQUE. ~ ROYALISTE.

Cest sa vie et ses idées que Montaigne a décrites dans son livre. ^ Témoignages en faveur de sa sincérité. — II faut Tapprécier en le comparant à son époque. — Il a joué un rôle considérable. — Ha combattu en lui Tambition. — Sa modération, son amour du repos. — Dans toutes ses fonctions, il a suivi des principes fermes et con- \ stants. — Il reconnaît que les affaires de son temps ne peuvent être I conduites par la vertu seule. — H constate et déplore la corruption i générale de son siècle. — Il a horreur du mensonge et de la dissi- ' mulatioR. -^ Il garde partout son franc parler. — Il met i*honn ètft ' au-dessus de Tutile. — Il veut qu'on tienne toujours ce qu'on a promis; une nécessité d'intérêt public peut seule dispenser les) princes de garder leur parole. — Il était cosmopolite, aimait l'éga- | iité parmi les hommes. — H veut que , quoi qu'on pense, on reste i soumis aux lois du pays, qu'on se sacrifie pour les défendre. — Il ; admet qu'elles doivent fléchir si le salut public l'exige. — Il était ennemi des nouveautés dans l'État ; ne désespérait pas de l'avenir, ', Bialgré tous ke troubles et les vices du présent. — Il ne veut pas I qu'on reste neutre et indifférent dans les affaires publiques. — Ré- i sista aux entratnements de parti , et aux alliances avec les hommes malhonnêtes. ^ Il n'avait point de haine contre ses adversaires.

40i TABLE DES CHAPITRES.

— Aimait sa propre conservation, mais la subordonnait an devoir.

— Condamnait les excès de zèle. — Sa modération Vexposa aux inimitiés des partis opposés. — Malgré les progrès de la réforme en Guyenne, il est toujours resté du parti catholique ; s'est plusieurs fois déclaré catholique; agissait conformément à sa profession de foi. — Flétrissait ceux qui emploient la religion dans leur intérêt; condamnait les excès des catholiques ; était tolérant et juste envers les dissidents.

— Il est toujours re^té Gdèle à la royauté. — A professé courageusement son opinion. — Ne s*est pas mépris sur la Ligue. — N'a jamais été le serviteur ni l'obligé des Guise ; erreur de quelques biographes à ce sujet. -* Ses sympathies étaient pour le roi de Navarre.

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