AU PUITS DE MA FERME
Du travail des a'ùuix, salut, cher monument! Salut, pierre modeste unie au dur ciment! Dans notre vieil enclos, qui rarement se ferme, Je t'aime et te vénère, ô puits de notre ferme ! Et, des marbres tailles pour le fasle d'un roi, Je n'en connais pas un que je préfère à loi. Là, dans cette humble cour, que pêle-mêle obstrue Tout l'attirail des champs, herse, râteau, charrue, Attachant ta poulie à d'informes piliers Qu'une vigne décore en ses jeux familiers, Et tandis que sur toi nos antiques platanes Bercent, aux jours d'été, leurs ombres diaphanes.