‹ La vie rurale; journal de campagneChapitre 68 sur 140 · CIEL GRIS · texte numérisé non relu

CIEL GRIS

L'oiseau ne chante pUis, mais le rameau soupire; Un doux gémissement s'exhale des forêts; Le ciel n'a plus d'éclat, mais il garde un sourire, Et la tristesse même a, dit-on, ses attraits !

Un saule qui s'effrange, une meule de paille, Une porte qui tourne avec un bruit plaintif. Un moulin désœuvré dont la fenêtre bâille. Tout cela garde encore un charme fugitif.

Sortons; égarons-nous à travers les collines : Pour alléger le cœur, il fait bon de marcher. Peut-être est-il encor, même dans les épines. De ces fleurs qu'en passant on aime à détacher.

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