et 9°. Page
“Mais c’est un fait avéré, que ces deux races (la blanche européenne
"et l’indigène) tendent réellement à dépérir Et cependant, chose
“bien digne de remarque, les pertes qu’elles ont subies aux temps passés, "(ces deux mêmes races) n’ont pas empêché un progrès constant dans l’en-
“semble Cette accroissement a eu lieu exclusivement chez la ra-
"ce métisse et la raison indique qu’il se réalisera dans un degré plus con- “sidérable, lorsque l’anéantissement des autres races, déjà bien décimées, “sera complet et lorsque leur diminution ne viendra pins tronbler dans la "masse l’augmentation naturelle d’un élément aussi vivace.” (C’est-à-dire lorsqu’elle n’influera plus dans la statistique).
10.° — Page 338. “Il résulte de ces investigations que les progrès de la “population du Mexique ont été moins considérables dans les niveaux supérieurs à 2000 mètres .... Ou doit d’autant plus s’étonner du faible pro- "grès de la population du Mexique, que le désir de jouir de son délicieux “climat attire de préférence les émigrants vers ces régions élevées.” (C’està-dire que la population augmente aussi à cause de l’immigration).
729. — 11.° — Page 347 “Il serait téméraire de prétendre refuser tout pouvoir à rintervention de l’altitude dans la décadence des races incasiques. "Cette décadence est un fait historique incontestable. Son origine est tout “ à fait complexe et dans le concours des circonstances qui l’ont produit, "le climat a rempli sans doute son rôle habituel; j’oserai même dire que “ce rôle a été prépondérant et j’espère que mes lecteurs auront trouvé " déjà dans les pages précédentes les raisons suffisantes pour applaudir à “ma conviction et pour la partager.”
Tableau qui montre les variations de l’opinion du Dr. Jourdanet, au sujet du progrès général que présentent les habitants des hauts plateaux.
730.— 12.° Page 350. “Si malgré cette tranquillité relative, ce pays ori- “giual (le Tliibet) n’a pu ni attirer de nouvelles populations ni assurer l'accroissement et la prospérité des naturels, que pourrions-nous dire sinon “que le climat en est pernicieux pour l’existence humaine et pour le développement prospère de la vie?”
731. Nous croyons que ce qui a été exposé est suffisant pour démontiei que le Di. Jourdanet aurait mieux fait de laisser de côté la cliuique. S’il voulait y recourir il aurait dû auparavant mettre à profit les données précieuses que pouvaient lui fournir l’anthropométrie et une étude consciencieuse de la physiologie des races qui peuplent l’Auahuac.
Dans ce chapitre, nous démontrerons de nouveau, avec force preuves à l’appui, ce que nous indiquons ici; mais, nous le répétons, notre but principal n’est pas de réfuter les observations de Jourdanet; nous voulons surtout accumuler des données qui puissent contribuer à faire connaître la véritable influence qu’exerce l’air raréfié sur la constitution anatomophysiologique de l’homme des grandes altitudes.
732. Dans les considérations auxquelles nos observations donneront lieu nous tiendrons compte de tout ce qui aura quelque rapport avec les observations de Jourdanet et avec les études que plusieurs auteurs ont entreprises sur ce même sujet. Yoici l’ordre dans lequel nous tâcherons d’étudier les différentes questions: