Selon M. Duval
,, P. Richer2
,, Jousse t, pour les habitants des pays tropicaux3
Population urbaine de Mexico (77 individus)
50 Gendarmes mexicains
Longueur de la
Diamètre
TAILLE
clavicule.
bi-acromial.
Moyenne
0m160mm
0m 320mm
lm 660
Ira 645
lm 700
Il est facile de comparer toutes ces données et d’en déduire le résultat avantageux des moyennes qne nous donnons.
Les mesures que nous présentent les auteurs français ne sont pas, bien entendu, pour toutes les races qui peuplent l’Europe; les anglais, les allemands, les russes, etc., sont généralement plus vigoureux que les français et que les espagnols, dont les caractères ethnologiques se rapprochent naturellement de ceux des races latino-américaines avec lesquelles nous établissons la comparaison. Cette ressemblance est précisément la raison qui, dans le cas présent, nous fait préférer les français et les espagnols aux races du Nord de l’Europe. Malheureusement nous n’avons pas de données particulières pour les espagnols; mais il nous semble que la comparaison avec les français sera suffisante, d’autant plus qu’ils sont en général plus développés que les espagnols.
754. Les métriques suivantes se rapportent surtout à l’ampleur de la cage thoracique. Nous avons déjà indiqué que plusieurs auteurs ont re-
1 M. Duval. Anatomie, pages 43, 52 et 127.
2 Paul Richer. Anatomie artistique, pages 25 et 39.
3 A. Jousset. Loc. cit. , page 83. Selon les anatomistes, la longueur de la clavicule est sensiblement égale à celle du sternum. (M. Duval, loc. cit.)
marqué qu’elle était plus grande chez les sujets des altitudes, et parmi ces auteurs nous pouvons citer Jourdanet, qui dans ses premières publications 1 attribuait à cette augmentation le même rôle physiologique que nous lui attribuons nous mêmes.
C’est bien la seule référence qu’il présente en ce sens, et dans ses publications suivantes, loin de reconnaître à l'augmentation du thorax la même importance, il rejette les opinions de D’Orbigny et de Forbes ainsi que celles de Coindet. Dans cette question non plus, nous ne trouvons aucune mesure précise, mais seulement un fait observé comme il en a coutume, à vol d’oiseau. Nous le transcrivons ici textuellement pour que le lecteur puisse en juger: “L’indigène, en effet, peut être considéré comme définitivement acclimaté ,2 il possède une poitrine dont l’amplitude dépasse les “proportions que Von devrait attendre de sa petite taille; aussi il s’adon- “ne à des exercices qui étonneraient dans n’importe quel pays. Il entreprend à pied de longs voyages et on le voit rarement aller au pas. La “ course est sa allure favorite. On le voit pendant les jours les plus chauds, “le corps incliné en avant, les bras élevés, avec son fardeau sur l’épaule, “entreprendre une excursion de dix ou quinze lieues3 par jour pour soutenir son modeste trafic avec la capitale. Sa vaste poitrine l’accommode “ à cet ambian t léger , meme sous les rayons d’un soleil brûlant et il y puise - “ l’élément de sa respiration au point de pouvoir résister aux plus gra ndes “ fatigues et d’atteindre une vieillesse avancée.”
755. Yoilà ce que nous dit Jourdanet des indiens du Mexique, voyons maintenant en quels termes s’exprime d’Orbigny lorsqu’il parle des habitants des grandes altitudes andines.4 “Nous avons voulu nous assurer si, “comme nous devions le supposer à priori, les poumons des indiens, à, cause “ de leur plus grand volume, ont souffert des modifications notables. Nous “habitions La Paz; nous apprîmes qu’à l’hôpital il y avait constamment “des indiens malades, originaires des plateaux très peuplés et de haute “altitude (de 3900 à 4000 mètres). Grâce à l’amabilité de notre compatriote, le Dr. Burnier, médecin de cet hôpital, nous prunes faire l’autopsie de “ quelques cadavres des indiens qui habitent ordinairement les régions les " plus élevées; nous avons reconnu, d’accord avec le docteur cité, que, comme
1 Jourdanet. Les altitudes de l’Amérique tropicale, pages 90 et 91.
2 II est impossible qu’une race acclimatée à un climat disparaisse par l’action du même climat, et cependant qu’on se rappelle ce que nous avons transcrit du même Jourdanet dans le § 728, où il condamne cette race à disparaître tout à fait, comme conséquence nécessaire de l’action néfaste du climat.
3 Plus de 60 km. Il n’est pas rare que ces journées soient de 18 ou 20 lieues, plus de 80 km. (Note des auteurs)
4 Nous avons extrait une partie de ces données de l’ouvrage de D’Orbiguy “Voyage dans l’Amérique Méridionale.” Vol. IV. Comme les observations du savant français sont du plus grand intérêt, nous les transcrivons in extenso en supprimant seulement ce qui se rapporte à la taille des indiens qui habitent les hauts plateaux.
nous 1 espérions, les poumons avaient des dimensions extraordinaires, ce “qui était déjà indiqué par Informe extérieure de la poitrine. Nous avons “constaté que les cellules (sic) sont plus grandes que dans les poumons “que nous avons disséqués en France, condition si nécessaire pour augmenter la superficie eu contact avec le fluide ambiant. En résumé: nous “ avons cru reconnaître que: l.°, les cellules sont plus dilatées; 2.°, que “leur dilatation augmente considérablement le volume des poumons; 3.°, ‘‘par conséquent une cavité plus vaste est nécessaire pour les contenir; “4.°, le thorax a naturellement une capacité plus grande que celle que “l’on considère comme normale; 5.°, à cause de ce développement de la “poitrine le tronc s’allonge un peu plus que d’ordinaire et reste quelque " Peu disproportionné avec les extrémités.”
756. “M. Burnier nous fit remarquer en outre que les poumons semblent etre divisés en cellules (sic) beaucoup plus nombreuses qu’à l’ordi- “ naire. Ce fait nous paraît étrange et difficile à admettre: nous avons prié “M. Burnier de répéter ces observations, et lorsque nous avons revu ce “savant médecin, quelques années après, il nous a confirmé complètement "cette opinion.’’1
Il est regrettable que d’Orbigny n’ait pas donné des informations plus précises sur un fait qui, à quelque point de vue qu’on le considère résulte curieux et intéressant. Le mot cellule est employé sûrement pour le mot alvéole.
757. A titre de comprobation de recherches si étranges, pour démontrer la possibilité de la réalisation du fait auquel d’Orbigny fait allusion, au sujet de ce changement si remarquable du volume des poumons, et pour montrer aussi que ce cas n’est pas le seul qui se soit présenté à l’observation du médecin, nous citerons un passage de Quatrefages, la contre-preuve du cas: “Chez le nègre, les poumons sont moins développés que chez le blanc. M. Primer Bey les a vus dans une position telle qu’ils semblent avoir été refoulés en haut par les viscères abdominaux.”2 Il est parfaitement reconnu que les nécessités respiratoires du nègre, sous les tropiques,
sont moindres que chez les indiens des Andes.3 Voyons ce que nous dit encore d Orbigny.
758. “Chez les Pehuenches, les épaules sont larges et carrées,4 la poi- '* trine effacée et très voûtée. Le tronc des indiens de l’Amérique du Sud est laige, robuste, presque égal dans toute sa longueur, la poitrine voûtée,
1 Op. cit. , page 125.
2 L’espèce humaine. Paris, 1877, page 301.
3 Le professeur Tanner a remarqué que, cher les races améliorées de bétail, les poumons e le fo,e sont considérablement réduits en volume, comparativement à ce que sont ces mêmes o ganes chez les animaux jouissant d’une entière liberté. Darwin. De la variation. Il pa-
gC ouo. ’ 1
4 Cette forme est due sans doute au développement du diamètre bi
auteurs).
-acromial.
(Note des
“les épaules effacées. Les femmes ont aussi la poitrine et les épaules effacées.”
“ Chez la race Audo-Péruvienne nous observons qu’en général, la poi- “ trine est plus large que chez les autres américains et surtout un peu plus “longue.1 Cette particularité, comme plusieurs autres, doit être attribuée “aux causes que nous allons examiner.”
759. “L’élévation au-dessus du niveau de la mer exerce une influence positive. Tous les habitants des hauteurs ont le corps plus petit, quoique “non dans toutes ses parties, car nous voyous qu’ils out le tronc beaucoup “plus large que celui des habitants des plaines basses. Chez ceux-là il y “a un caractère, qui à notre avis, dépend essentiellement de la raréfaction de l’air: nous voulons parler du grand développement de la poitri- “ne qui influe sur la plus grande longueur du tronc, comparé avec celui “des autres hommes. Nous avons dit que les plateaux habités par les populations péruviennes se trouvent compris entre 2000 et 5000 mètres. "L’air s’y trouve plus ou moins raréfié et partant l’organisme consomme “une idus grande quantité d’air qu’au niveau de la mer. A cause donc de “la plus grande dilatation de leurs cellules (sic) les poumons obtiennent "un développement énorme et la cavité qui les contient est plus grande "qu’à l'état normal: ce qui fait que le tronc soit plus long et en quelque “manière disproportionné avec les extrémités. Quelques tribus de la mê- "me nation, depuis longtemps fournissent la preuve de l'influence que “nous avons invoquée, car ils présentent comme caractère ethnique lalar- "geur du corps; mais cette dernière ne garde plus les mêmes proportions "avec le tronc et les extrémités.”
760. “Lorsque l’abaissement de la température est excessif sur les “grandes altitudes, et ne permet pas aux habitants d’y séjourner, mais les “oblige à descendre, on a observé aussi la disparition de l'anomalie. C’est “ce qui est passé chez les Araucanes: une de leurs tribus, celle des Ran- "queles, est descendue dans les plaines depuis très longtemps: ses formes “sont moins massives que celles de ses compagnons de race.”
“ Les nations qui forment la branche Antisana, confirment notre asser- “ tiôn. A mesure que l’observateur descend des montagnes et s’approche "des plaines chaudes, il remarque que les formes s’allongent et que l’ amplitude de la poitrine diminue.”
Nous avons copié ces passages de l’ouvrage de d’Orbignyet nous pourrions en citer bien d’autres où notre voyageur soutient les mêmes conclusions. Ces répétitions en plusieurs endroits du “Voyage dans l’Amérique Méridionale” montrent bien que d’Orbigny ne se contredit jamais et qu’il manifeste la fermeté de ses idées d’une manière évidente. Quand il parle
1 A cause de rallongement du sternum. (Note des auteurs).
des indiens Ajinaras, il lions dit qu’ils ont, comme les Quechuas, une poitrine plus large et plus longue.
761. C’est ici le cas de faire connaître combien Jourdanet est inconséquent avec ses propres observations. Le jugement qu’il porte sur les conclusions de d’Orbigny et sur celles de Forbes et Coindet en sont une preuve évidente. Mais auparavant on nous permettra de faire quelques observations. Ce fut à son retour dans son pavs natal, en 1861, que Jourdanet publia son ouvrage “Les altitudes de l’Amérique tropicale;” 1 et c’est à Paris qu’il présenta au monde scientifique cette série d’ouvrages qui servirent de base à l’édifice jusqu’alors inconnu pour le médecin et le physiologiste: l’anoxyhémie barométrique. Tous ces ouvrages sont postérieurs à 1858, époque à laquelle il recueillit ses mesures dont il ne parle qu’en 1876. Etrange et singulier phénomène! Au § 754 nous avons fait conster que d’après Jourdanet: l.°, grâce à l’augmentation dans le développement du thorax et des poumons, l’indigène s’acclimate parfaitement et peut vivre de longues années au milieu de l’ambiant léger des altitudes, et les indigènes sont les seuls qui lui ont présenté ce développement extraordinaire de la poitrine; 2.°, Jourdanet, après cette simple observation (1858) n’a fait aucune mensuration ni sur l’indien ni sur le créole, avant la publication de son livre (1861) qui ait pu faire varier son opinion â ce sujet; car, s’il en eût été ainsi, il ne se montrerait pas d’une manière aussi évidente partisan de ce mode d’acclimatation pour l’indigène; en outre il nous parlerait d’observations postérieures à son opinion appuyée d’abord sur une observation superficielle et rejetée plus tard à la suite de nouvelles études.
762. Dans son ouvrage de 1876 “Influence de la pression de l’air” nous le voyons changer tout à fait d’opinion; il se déclare contre Coindet, d’Orbigny et tous ceux qui croient ce qu’il avait cru lui-même, et même lorsqu’il a eu sa faveur la voix autorisée et les expériences de Paul Bert, il a contre lui les mesures et les faits d’observation scientifique de d’Orbigny, de Forbes et Coindet. Comme pour affirmer des faits il faut présenter d’antres faits contraires, il se voit obligé de parler des mesures prises par lui dans le haut Mexique. Il ne les présente pas mais il en parle et oppose à ses adversaires les résultats que lui ont fournis ses propres travaux. Il dit avoir recueilli ces chiffres en 1858. Comment ne Font-ils pas fait changer d’opinion avant d’entreprendre la publication de l’ouvrage “Les Altitudes” (1861), et pourquoi ne nous dit-il rien de ces mesures dans ce même ouvrage? Il avait eu tout le temps nécessaire pour les méditer et il était bien juste au moins qn’il les eût présentées avec le jugement que lui dictait sa conscience, quitte ensuite à les modifier, ce que tout le monde peut faire lorsqu’il y a quelque raison. Plusieurs années s’écoulent, les
1 Jourdanet. Les altitudes de l’Amérique tropicale comparées au niveau des mers au point de vue de la constitution médicale.
mensurations de Coindet apparaissent, force lui est d’y répondre ainsi qu’aux curieuses démonstrations de d’Orbigny, Forbes, Armienx, etc.; c’est alors qu’il parle de ses mesures. Il ne nous les présente pas, aussi ne pouYons-nous pas juger de leur mérite et de leur authenticité; il se contente de nous donner les moyennes qu’il a obtenues. Il nous dit alors que dès 1858 il avait déjà changé d’opinion au sujet des premières idées que lui avait fait concevoir l’appréciation de l'augmentation thoracique chez l’indigène, et cela, parce qu’il avait pris, cette même année, un grand nombre de mesures sur les créoles et sur les indigènes des côtes du Mexique. Il avait constaté que semblable augmentation n’existait pas chez le créole et par conséquent que ce n’était pas une question du climat (qui agissait à la fois sur l’un et sur l’autre) enfin que chez l’indigène des côtes il avait rencontré la même particularité qui lui avait tant attiré l’attention chez celui des hauteurs. On nous permettra une observation: David Jourdanet avant de monter aux plateaux du Mexique, avait passé six ans dans les plaines de Campêche et de Tabasco situées au niveau du Golfe du Mexique; il est bien étonnant qu’il ne se soit pas rendu compte alors de ce développement du thorax des indiens. Nous le voyons plus tard obligé d’entreprendre une minutieuse mensuration pour reconnaître que chez ces derniers aussi ce développement existait comme un caractère ethnique général. Chez l’indien des terres élevées, au contraire, à première vue il remarque cette large poitrine si propre pour respirer dans un air raréfié. Toutes ces circonstances, en vérité, et bien malgré nous, nous font douter un peu de la bonne foi de l’inventeur de l’anoxyhémie.
763. Ces réflexions nous ont été suggérées par la lecture du passage cité, de l’ouvrage “Les Altitudes” et de celui que nous allons extraire de “L’influence de la pression de l’air.”1 “Le plus grand degré de développement du thorax est né d’une idée préconçue. Il semblait tout à fait topique, en effet, de croire que le besoin de compenser la raréfaction at- “mosphérique, au moyen d’inspirations plus profondes, devait produire "une conformation de la poitrine en rapport avec cette situation. Moi-mê- " me fai cru en la réalisation de ce phénomène chez les indiens de V Ana- “ huac ; car j’avais eu soin de m’en assurer en prenant des mesures, métho- “diquement exécutées en 1858. A cette époque, le fait me causa une surprise d’autant plus grande qu q jamais pareil phénomène n’avait été constaté chez les descendants des européens. Cependant, je m’obstinai dans la “persuasion que la dilatation de la poitrine de l’indien devait être cônsL “dérée comme le résultat nécessaire du milieu où avaient vécu ses an- “cêtres. J’en vins à espérer que, dans le cours des siècles, la race créole “s’adapterait de la même manière aux conditions de cette nouvelle existence que leur avait créée l’évènement de la conquête.”
764. “Je suis aujourd’hui convaincu que cette croyance n’est nullement
1 Jourdanet. “L’influence de la pression de l’air.” 18Î6, pages 316 et les suivantes.
"justifiée par les faits. La situation mieux comprise m’a même domié la "pensée qu’une augmentation du volume de la poitrine n’est en aucune ^‘maniere indispensable à l’accomplissement physiologique de la respiration des altitudes. Je me suis d'ailleurs assuré que la race indienne n’est "arrivée au développement thoracique qui excite notre étonnement que par suite d une tendance naturelle (qu’est-ce qui ment cette tendance naturelle?) qui dépend de la conformation physique de sa race.”
Quel est l’élément, l’organe ou l’appareil de l’économie animale qui souffre une modification qui ne soit pas l’effet d’une cause et qui n’indique pas un changement dans la fonction auquel il est destiné? Si cette cavité thoracique conserve la même relation avec la taille, les membres etc si tout se trouve plus développé chez l’habitant des altitudes, nous’ conviendrons qu’il s’agit d’une race dont le développement général est plus ou moins grand par rapport à une antre, et le fait n’aura plus rien d’étonnant, mais s’il y a développement dans un seul sens, et chez un organe de importance du poumon, dont l’état règle avec une exactitude parfaite la pénétration de 1 aliment le plus nécessaire à l’homme, l’air, peut-on bien attribuer ce fait H une “tendance naturelle” qui n’explique rien?
7<io. Nous avons vu que Jourdanet confesse eufin que ce développement n est pas bien notable; pour sa démonstration il se sert même des ligues suivantes de la relation de d’Orbigny: “Tout en signalant ces difféîencos de proportions relatives,' nous sommes loin de les donner comme
„‘rè8 fagéiyS; ¡1 faa‘ l’œil de l’observateur que celui de tout le
monde pour la reconnaître chez chaque individu.”
Jourdanet tire le plus grand parti qu’il peut de cette restriction et ajoute. Ces réflexions restrictives réduisent à des proportions modestes la valeur des assertions précédentes.”* On nous permettra d’ajouter: leur eurent-elles leur importance scientifique? Combien nombreux sont les p nomônes importants dont ne se rend pas compte l’œil de tout le monde et qui ne peuvent être étudiés que dans l’appareil délicat du savant! cependant, quelle uest pas leur trascendance pour l’avenir de l’hu-
766. Jourdanet finit par rejeter comme inutiles pour établir des conclusions les études de d’Orbigny. Voyons maintenant le jugement porté sur ces études et autres semblables par le savant naturaliste anglais Ch
"Alcide* uni 6"8 Quechuas habitei,t les hauts Plateaax d» Pérou, et Aie de d Orbigny assure q„ ils ont acquis des poitrines et des poumons
de dimensions extraordinaires, en respirant continuellement une atmos-
I lèie fort raréfiée. Les cellules de leurs poumons sont aussi beaucoup
1 Sur les proportions de la poitrine.
2 L'influence de la pression, page 319.
glais8parhJD;. ToL *’ 127 « 128' *
: an-
“plus grandes et plus nombreuses que celles des Européens. Ces observations ont été contestées, mais M. D. Forbes qui avait mesuré avec grand “soin un grand nombre d’Aymaras, race voisine vivant à une altitude com- “prise entre 10000 et 15000 pieds, m’informe1 qu’ils diffèrent très-nota- “blement des hommes de toutes les autres races qu’il a vues, par la circonférence et par la longueur de leurs corps.”
767. “Ces hommes sont si complètement acclimatées à leur résidence “froide et élevée, que, lorsque autrefois les Espagnols les obligeaient à descendre dans les basses plaines orientales, on qu’ils y viennent, aujourd’hui, "tentés par les salaires considérables des lavages aurifères, ils subissent “une mortalité effrayante. Néanmoins M. Forbes a retrouvé quelques fa- “milles, qui ont survécu pendant deux générations sans se croiser avec les “habitants des plaines, et il a remarqué qn’elles possèdent encore lenrs “particularités caractéristiques. Mais il est évident, à première vue , que “ toutes ces particularités ont diminué ; et un mesurage exact prouva que Heurs corps sont moins longs que ceux des hommes du haut plateau, tan- "dis que leurs fémurs se sont allongés, ainsi que leurs tibias, quoique à "un degré moindre. Le lecteur trouvera les mesures exactes dans le mé- “moire de M. Forbes. Ces précieuses observations ne laissent, je crois, pas ude doutes sur le fait qu’une résidence à une grande élévation, jmndant de "nombreuses générations, tend à déterminer, tant directement qu ’indirec- “tement, des modifications dans les proportions du corps.”
768. Après avoir lu l’analyse du grand Darwin, voici en quels termes s’exprime Jourdanet: “Je regrette de ne pouvoir me soumettre à l’avis de “l’illustre naturaliste anglais. Il me semble que l’observation de M. Forbes “a porté sur un trop petit nombre de sujets pour se prêter raisonnablement “à des conclusions générales. Au surplus, je prie le lecteur, d’observer “que ces Aymaras dont la descente aux bas niveaux a altéré les formes “corporelles, présentent une particularité fort digne de remarque: “un me- “surage exact prouva à M. Forbes que leurs corps sont moins longs que “ceux des hommes du haut plateau.” Ce n’est pas ce que l’on observe généralement chez les hommes qu’un acclimatement définitif a adaptés aux “niveaux dont les ancêtres ont reçu et transmis le cachet, véritable. Tous “les voyageurs, en effet, vous diront que, pour des races de provenance “identique, la taille est plus élevée chez l’habitant des plaines basses que “chez ceux dont les grandes altitudes ont modifié les proportions corporelles.” En dehors des nombreuses exceptions que l’on pourrait opposer au récit des voyageurs2 nous ferons remarquer que l’objection de Jourdanet est ici tout à fait déplacée; il suffit, en effet, de lire avec un peu d’atten-
1 Darwin dit que le travail de Forbes fut publié dans le “Journal of the etimológica] Soc. of London,” nouv. série, II, 1810, page 193.
2 Ici, Jourdanet s’appuie surtout sur les paroles de d’Orbigny, dont il accepte ou rejette les données selon qu’elles lui sont favorables ou défavorables.
tion le passage de Darwin, pour comprendre que le mot “corps” ne se rapporte pas à tout le corps, à la taille, mais simplement au tronc ou plutôt au thorax. D’ailleurs il n’y a qu’à se rappeler de cette autre phrase du même paragraphe tandis que leurs fémurs se sont allongés, ainsi que
leurs tibias, etc Ainsi donc, Jourdanet n’a pas compris le véritable
sens de ce passage; s’il l’a compris, l’interprétation qu’il en donne n’est pas d’un homme de bonne foi.
769. Jourdanet nous dit aussi que les observations de Forbes ont porté sur un trop petit nombre de sujets; cependant, Ch. Darwin assure que Forbes a mesuré avec grand soin un grand nombre dé Aymar as ; il appelle ce mémoire “ intéressant ” et ajoute: “ces précieuses observations ne laissent, je crois, pas de doutes sur le fait que la vie, etc.” Le lecteur est libre de se déclarer pour l'opinion de Darwin ou pour celle de Jourdanet.
Si nous voulions réfuter toutes les inexactitudes de Jourdanet, notre tache serait bien longue et nous deviendrions obscurs; peut -être avonsnous déjà trop insisté; laissons-le donc avec ses opinions et occuppons nous de nos mesures.
Nous avons vu déjà la particularité qui se présente dans la longueur de la clavicule et celle du diamètre bi-acromial, et nous avons dit pourquoi nous en parlons dans cette partie: à cause du rapport que présentent ces longueurs avec le développement de tout le thorax. Ici nous passerons en revue les mesures qui se considèrent comme appartenant à la chambre thoracique.
La mesure du sternum nous donne celle du diamètre vertical antérieur, pourvu que nous la considérions sans son appendice inférieur, dont la forme et les dimensions sont très variables et qui se trouve placé au-dessous de la ligne d’insertion du diaphragme. C’est donc une mesure très importante. Le double de sa longueur, en comptant depuis le sommet de l’apophyse de la septième vertèbre cervicale ou proéminente, correspond à peu près au diamètre postérieur de la cavité en question, selon M. Sappey.
770. Mathias Duval dans son “Anatomie” donne au sternum d’un homme de taille moyenne, 19 centim.: 5 centiin. pour le manche, 11 pour le corps et 3 pour l’appendice. Richet donne exactement les mêmes mesures, pour une taille moyenne de 166 centim. Jousset signale 15 à 16 centim. pour les habitants des pays bas intertropicaux.
Nous avons trouvé une longueur supérieure. Sur 43 individus de la population urbaine, pour une taille moyenne de 164 centim. la moyenne la plus ordiuaire a été de 17 centim., elle a varié entre 15 et 21 centim. Les mesures prises sur 50 Gendarmes de l’Armée, dont le service est exclusivement urbain aussi, nous ont donné des longueurs qui ont varié entre 16 centim. et 248 millim. pour une taille de 170 centim.; le chiffre le plus fréquent a été de 18 à 19 et la moyenne de 198 millim. Les indigènes dont les mesures, peu nombreuses encore, se trouvent dans le tableau que
nous donnons à la fin de ce chapitre, présentent des différences pins notables encore.1 Pour une taille moyenne de 166 centiin., la longueur a varié entre 17 et 22 centiin., les chiffres dominants sont 19 et 21 centim. Plus loin nous reviendrons sur la comparaison de ces résultats.
771. Nous devons faire une remarque: s’il est vrai que la longueur, c’est-à-dire le diamètre vertical antérieur, est augmentée, ce qui nous indique une augmentation de la capacité vitale, ce n’est point une augmentation exagérée et capable d’altérer, au Mexique du moins, les proportions du tronc par rapport à celles des membres inférieurs. A une altitude considérable, sur les plateaux du Pérou et du Tliibet par exemple, il peut se faire que ces proportions soient altérées comme d’Orbigny et Forbes affirment l’avoir observé. Cependant Godron dit que ces phénomènes ne s’observent pas chez les habitants du Thibet et semble révoquer en doute l’opinion de d’Orbigny; mais en outre do l’opinion autorisée de Darwin et de Forbes, nous avons sur les habitants du Thibet les observations de Hellwald2 qui sont toutes confirmatives.
772. La mesure de la circonférence ou périmètre thoracique peut être obtenue de plusieurs manières: ordinairement on choisit comme point de départ la base de l’appendice xyphoïde; la mesure que l’on prend sous l’aisselle et sur les pectoraux est sujette à bien des erreurs à cause du plus grand développement des masses musculaires. On peut la prendre tout simplement en plaçant le ruban métrique sur un plan parfaitement horizontal à la hauteur du point choisi, ou bien encore à l’aide du cyrtomètre. Il nous semble prudent d’employer toujours ces deux moyens, car malgré toutes les précautions possibles, les résultats fournis sont presque toujours différents, plus ou moins, selon les individus. Les indications du ruban métrique permettent d’éviter l’erreur qui pourrait se suivre si l’on employait seulement le cyrtomètre. Le ruban métrique donne toujours plus exactement la longueur totale de la circonférence, tant au maximum de l’inspiration comme au maximum de l’expiration; cette exactitude est d’une grande importance pour la donnée de l’excursion du thorax, donnée très précieuse qui permet d’évaluer la capacité respiratoire avec autant et même plus de précision qu’au moyen des meilleurs spiromètres; non seulement pour la difficulté qui peut se présenter dans le maniement de ces derniers, mais parce que, comme l’a démontré le savant naturaliste Milne- Edwards, la capacité des poumons n’est pas toujours eu rapport avec la circonférence thoracique (qui peut être modifiée par raccumulation ou le manque de tissu cellulo-adipeux subcutané), mais avec la mobilité des pa-
1 On remarque aussi cette augmentation proportionnelle de la grandeur du sternum, surtout de la largeur, chez un lapin du Popocatepetl (Bomerolagus Nelsoni) dont nous avons parlé déjà, § 522 (bis) mais il faut considérer que cet animal a l’habitude de vivre sur la montagne et de marcher sur le terrain escarpé.
2 Voir le § 8?7.
rois du thorax. Le cyrtomètre, quelque soit celui dont ou se serve, ne donne ordinairement pas la mesure exacte au maximum des deux mouvements du thorax: malgré la rapidité avec laquelle on l’applique et le soin que l’on prend de répéter plusieurs fois l’opération et de donner à l’individu le temps de se reposer, il se fatigue toujours ; le première inspiration est presque toujours plus ample qne la seconde et celle-ci plus que la troisième. Parfois, au contraire, les dernières sont plus amples que les premières à cause de V habitude que l’exercice fait alors acquérir. A la fin d’une inspiration forcée, le thorax 11e se maintient qne quelques secondes dans une immobilité complète; il se déprime souvent avant même que l’on ait eu le temps de l’appliquer complètement. Pendant la respiration forcée, surtout après quelques efforts, il est encore plus difficile de le maintenir immobile. Il est indispensable, pour rectifier les résultats, de prendre les mesures des diamètres à l’aide du compas d’épaisseur.
773. Le ruban métrique ne présente pas les inconvénients du cyrtomètre; mais ce dernier, manié avec un peu de pratique, donne un tracé presque exact de la forme de la poitrine et nous permet d’évaluer approximativement la surface de la section.
Le ruban doit être inextensible et ou doit avoir soin, en l’appliquant, de le tendre avec une force égale au moment des deux maximas; pour cela il est convenable de se servir de deux petits dynamomètres dont l’aiguille nous indique la tension exercée sur les extrémités du ruban.
774. Le sujet doit être debout, en repos, les bras légèrement levés et la bouche modérément ouverte. Lorsqu’on emploie le cyrtomètre, il est préférable que les bras soient complètement levés et les mains croisées au-dessus de la tête, ce qui diminue la fatigue. Il est vrai que, dans cette dernière posture des mains, le relief des muscles grand dorsal et grand rond est plus saillant, mais par contre, le thorax se découvre entièrement, l’application du cyrtomètre est plus facile et il est plus facile aussi de maintenir la position du thorax au maximum de l’inspiration.
On a employé différents cyrtomètres, notamment le cyrtomètre de cire et le cyrtomètre articulé de Woillez; mais nous avons préféré celui dont se servait le docteur Cárdenas de Mexico,1 assez semblable à celui de Melly: c’est un ruban fait avec une alliage de plomb et d’étain et qui est assez malléable. La largeur de ce ruban est de 15 millimètres; il 11e diffère que par la longueur de celui de Niellv, qui a 50 centimètres et peut mesurer une semi-circonférence; le nôtre est divisé en deux parties, de 27 centimètres chacune, et détermine seulement la figure du quart de la circonférence totale.
775. Après avoir marqué les points de repère aux deux extrémités du diamètre antéro-postérieur et tracé la ligne horizontale qui doit guider
1 E. Cardenas. Tésis inaugural. Algunas consideraciones sobre la medición torácica. México, 1892.
l’application du cyrtomètre, on place nue des extrémités de ce dernier sur le point postérieur, sur le rachis; on dit alors à l’individn d’inspirer profondément, en l’obligeant à arriver an maximum; on applique aussitôt le ruban d’étain et on marque sur la pean avec nn crayon encre le point atteint par l’antre extrémité. Cette opération se renouvelle un certain nombre de fois, jusqu’à ce que le cyrtomètre, avec la forme qu’on lui a donnée, puisse s’appliquer exactement sans laisser de vides et sans déprimer la peau sur aucun point: on l’applique ensuite sur le quart antérieur de la circonférence et du même côté par où l’on a commencé. Sur cette seconde feuille on marque avec le crayon encre le point de repère que l’on avait marqué sur la peau et on fera ensuite coïncider ce point avec l’extrémité du premier ruban, lorsqu’on les raccordera ¡mur obtenir le tracé sur la feuille de papier. La mesure cyrtométrique sera d’autant plus exacte que la distance entre les extrémités des deux rubans, point sternal et point rachidien, s’approchera davantage du diamètre antéro-postérieur, obtenu a l’aide du compas d’épaisseur.
776. Il n’est pas nécessaire d’ajouter que la même opération doit être exécutée pour l’autre semi-circonférence et aussi lorsqu’on veut obtenir la courbe de l’expiration forcée. Les résultats que nous avons obtenus ainsi se trouvent dans le tableau que nous présentons à la fin de ce chapitre. Nous donnons aussi quelques courbes en grandeur naturelle.
Pour mesurer l’espace occupé par les lobules des poumons on a recours également à la mesure des diamètres transverse et oblique. Nous allons comparer avec le premier ce qui nous est nécessaire pour nos vérifications; nous comparerons aussi avec l’antéro-postérieur. Si ce dernier n’est pas aussi important pour ce qui se rapporte à l’espace occupé par les poumons, puisqu’il mesure surtout l’espace occupé par le cœur et les autres organes du médiastin, cependant sa comparaison avec le diamètre transverse donne une idée de la forme du thorax, ce qui n’est pas sans importance. 1
777. Le diamètre transverse se prend avec le compas d’épaisseur, d’un côté de la poitrine à l’autre, à l’endroit le plus large, qui correspond latéralement à la partie moyenne de la huitième côte, 2 au-dessus du point où on a pris la courbe du cyrtomètre. Ce diamètre comparé avec l’antéropostérieur donne, comme nous l’avons indiqué, la forme de la poitrine: Woillez3 et Guillet,4 disent que pour une parfaite hématose il faut qu'il y ait une prédominance notable du diamètre transverse sur le diamètre
1 Cruveilhier. Anatomie, pages 170 et 171.
2 Richet. Anatomía médico-quirúrgica. “La partie la plus large correspond quelquefois à la neuvième côte. ”
3 Woillez. Recherches pratiques sur l’inspection et la mensuration de la poitrine.
4 Guillet. Sur quelques différences individuelles des organes respiratoires. Thèse de Paris, 1859.
Planche 28.
Courbes cyrtométriques relevées sur des hommes de races différentes. Ces types, choisis parmi un grand îombre de courbes réduites au dixième, sont marqués de lettres différentes indiquant la race ou la provelance des sujets,
A Jousset...
H Hindou.
Co Cochinchinois.
C Chinois.
N Nègre.
Mto... Mulâtre.
E Européen.
Herrera
et
Vergara Lope.
Mexicain. Habitant de la Vallée de Mexico.
Mex°
Mex°
Mex°
antéro-postérieur ; pour eux, un thorax très conique et applati de devant en arrière est le plus propre pour l’accomplissement de cette fonction si importante. Nous faisons des réserves sur cette interprétation. Yoici ce que nous avons remarqué dans les tracés relevés: en général, plus le sujet se rapproche de nos races indigènes par sa couleur, son aspect général et autres caractères ethniques, plus la forme du thorax s’approche aussi du cercle, et ordinairement le thorax est plus globuleux et plus saillant par devant; à ce type appartiennent les numéros: 4, 7, 10, 13, 17, 19, 22, 32, 36, 39, 43, 45, 47, 48 et 50 (planche 33 et suiv.). Parmi ces tracés il y en a quelques uns qui sont vraiment remarquables, car ils indiquent une mobilité extraordinaire dans les parois du thorax, ce sont les numéros: 10, 17, 19, 32, 47, 48 et 50, mais principalement les numéros 47 et 48.
778. Jousset, dans son ouvrage sur l’acclimatement, compare aussi les thorax mesurés à l’aide du cyrtomètre de Nielly et trouve la même différence; c’est-à-dire que le thorax aune section qui s’approche davantage du cercle que celle du thorax européen. Il s’incline à croire que cette forme influe, comme le dit Woillez, sur la moindre capacité vitale que présentent les hommes des pays intertropicaux. Pour nous, après ce que nous avons trouvé, et après les observations de Jousset; nous demandons si cette forme pourrait constituer un caractère ethnologique; il suffit en effet de se rappeler la grande ressemblance trouvée entre les races américaines, et surtout entre les races du Mexique et les races asiatiques. Ne serait-ce pas là un caractère commun aux uns et aux autres, comme plusieurs autres caractères?
779. Lorsque le thorax est en repos, la circonférence n’est pas toujours le terme moyen entre la circonférence maxima au moment de l’inspiration et la circonférence minima au moment de l’expiration. En général nous ne l’avons observé que chez les indigènes de système musculaire assez développé; chez les autres, ordinairement elle s’approche davantage de la maxima que de la minima.
780. Pour que l’on puisse apprécier avec exactitude les différences entre les mesnres prises au Mexique et celles que l’on a obtenues en Europe, nous comparerons toutes les mesures entre elles et nous chercherons les rapports de ces circonférences avec la taille, c’est-à-dire nous comparerons les indices. Les anthropologistes donnent comme moyenne générale do cet indice, pour un individu adulte, des chiffres variables qui indiquent en général des différences de vigueur de la race. En comparant avec la demi-taille, la règle générale qu’ils donnent est, que la longueur de la circonférence surpasse de deux ou trois centimètres le chiffre qui indique la demi-taille. (Neurdoefer, Bernstein, Hammond, Seeland, etc.)1
1 Voir Recueil des Mémoires de médecine, de chirurgie et de pharmacie militaires, surtout l’article de M. Vallin. Septembre et Octobre 1 876. (D’après Jousset.)
781. Nous donnons en première ligne les mesures de Jonsset, pour avoir tont d’abord la comparaison avec des habitants des tropiques, des terres basses et chandes, et avec les européens mesurés par le même médecin, afin d’établir la comparaison avec les premiers.
.2 £ 73 oa
Individus des terres bases
N® fl
fl g
ci .2
© ü © © © © > a fl fl :fl
Longueur du
AGE
TAILLE
£ fl Y
tropicales.
sternum.
Hindous 1
23 à 32 ans.
lm65
16 cenlim.
Cochinchinois
lm60
Chinois
lm66
Sénégambiens
lm70
0mll
Congos
lm66
Nègres des Antilles. .
lm72
Om87
135 million.
Mulâtres des Antilles.
lm66
Européens
Soldats de l’infanterie
de marine
17 centim.
Artilleurs
Disciplinaires
lm70
Marins
IVlexiealns (race métisse)
Soldats d’infanterie.3
(Selon E. Cárdenas)
lm65
Gendarmes de l’Ar-
mée. (Selon les auteurs)
lm70
0ra331
191 millim.
Individus de la popu-
lation civile (profes-
sions urbaines). . . .
170 millim.
A. Jousset. Op. cit. , pages 78 à 83.
E. Cárdenas. Thèse cit. Voir le tableau de ses observations qui accompagne ce cha-
pitre. (§ 803).
Courbes de la circonférence maxima et mínima du thorax, au niv
(Cette figure accompagne 1;
la base de l’appendice xiphoïde. Cyrtomètre de plomb et d’étain, du Dr. E. Cárdenas, de Mexico.)
782. Nous avons déjà dit que la circonférence comparée avec la taille rapportée à 100, c’est-à-dire l’indice qu’il y a entre les longueurs, donne aussi des chiffres qui indiquent parfaitement ces différences.
Nous avons formé le tableau suivant avec les données que nous avons tirées de l’Anthropologie de Topinard,1 de Chassagne et Daily2 et de Jousset.3
Hommes des races tropicales:
Européens:
Mexicains du plateau central:
Circonférence.
Rapport avec la taille.
Nègres du Congo (Joussel)