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DV DYII DIX DX DXVI DXVII DXVIII DXX DXXI DXXII DXXIII DXX VII DXXIX DXXX DXXXI DXXXIII DXXXIX DXL DXLI DXLVI DLII DLI1I DLIV DLV DLVI DLXVI
Moineau
Rat
Lapin 2 „
Chien
y at.
Chat
8 atmosphères.
8 atmosphères.
S'/a 6 Vi
8 Va
Décompression en quelques secondes. Il survécut •. ...
Décompression rapide. Il survécut
Décompression en 5 secondes. Absolument, il parait fatigué
Décompression en 5 secondes. Aucun accident. Il survécut
Décompression brusque. Il ne parait pas souffrir Décompression brusque. En bon état. . .
Décompression brusque. En bon état le jour suivant
Décompression en 3m. Rien
,, en 2my ,,
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„ en 2m
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,, en 2m. Rien, lejour suivant
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,, brusque ,,
,, ,, Presque rien. . .
,, „ Rien
,, brusque ,,
» en 3” „
Décompression en lm. On descend jusqu’à 5 at. en 25 m. Rien
1260. Ces expériences que nous ayons clioisies parmi un grand nombre d’autres qui n’étaient pas aussi concluantes, prouvent que dans des conditions particulières et inconnues les organismes résistent aux décompressions lentes ou singulièrement brusques. Elles démontrent aussi un fait vraiment remarquable, à savoir, que les oiseaux résistent à des décompressions de 8 et même de 10 atmosphères ; et passent de cette pression vraiment énorme à la normale, en 5 secondes, mais ce qui est encore plus remarquable que ces expériences, c’est que quelques auteurs, le Dr. Bordier par exemple, osent assurer que les oiseaux sont très sensibles aux changements de pression de l’air. Il est vrai qne P. Bert les a vu mourir dans l’air raréfié, mais il faut sur ce point prendre la peine de faire quelques réflexions: la première partie des expériences fut faite avec des récipients fermés et le confinement faisait sentir ses effets en même temps que la décompression. La même chose a lieu quand l’air est comprimé: c’est une question de temps. On s’explique très bien que les oiseaux meurent dans ces conditions plus vite que les Mammifères, puisque P. Bert a prouvé que les oiseaux ne peuvent pas prendre dans une atmosphère confinée plus d’oxygène que les quadrupèdes: c’est tout le contraire qui passe; ils en prennent moins et sont plus sensibles à l’influence de l’acide carbonique. 1
1261. Dans d’autres expériences de Paul Bert au sujet de la mort des animaux par la décompression, on observe que les moineaux qui ont résisté à une décompression brusque de 10 atmosphères, 2 sont presque mourants quand on les soumet à une décompression de 60 centimètres de mercure* Ce qui revient à dire qu’un mur qui résiste aux coups de canon s’écroule sous le choc d’un coup de pistolet. Il paraît que la résistance à la décompression brusque est possible, parce que l’oxygène ne fait pas défaut à l’oiseau ni à 10 atmosphères ni à 760 millimètres où il revient avec rapidité, tandis que dans les autres expériences on le soumet à une pression mínima de 20 centimètres, où l’oxygène n’y est pas suffisant. De notre côté nous avons fait une expérience avec le moineau de Mexico qui peut supporter une raréfaction de 40 centimètres (Pression réelle: 18 c.); mais cette raréfaction se faisait dans un courant d’air continu. P. Regnard a maintenu un Cochon d'Inde à 8000 mètres de hauteur, pour ainsi dire. Mais il est indispensable que les animaux aient h leur disposition un volume d’air suffisant; et ce n’est pas la même chose rester dans un appareil mal ventilé ou rester dans les endroits élevés de la Terre, où l’on dispose d’une énorme quantité d’air. S’il existe un mécanisme vital qui permette d’assimiler le poids d’oxygène nécessaire, il deviendra complètement inutile, si ce poids d’oxygène n’existe pas à cause de l’insuffisance
1 Bert. Physiologie comparée de la respiration, page 512.
2 Bert. Pression barométrique, page 939.
3 Ibid., page 737.
Planche 108.
Influence de la décompression
sur les insectes.-(A.) à la pression
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normale.-.(B.) sous l’influence de la décompression.
de la ventilation. Il est vrai que Paul Bert assure quelquefois que les animaux restaient sous un courant d’air; mais nous voudrions savoir quel est ce courant d’air, et quelle est sa valeur. Pour les décompressions extraordinaires auxquelles est arrivé P. Bert il fallait une ventilation très active, mais il ne dit nulle part que le volume d’air de la ventilation augmentait à mesure que la pression diminuait. Nous avons déjà dit que dans nos premières expériences les Cochons d’Inde mouraient à de faibles décompressions, mais une fois que nous eûmes arrangé la ventilation nécessaire, les animaux purent résister à des décompressions beaucoup plus considérables. Nous avons de même indiqué que dans les mines du Mexique les ouvriers peuvent travailler quand l’air contient une faible quantité d’oxygène, pourvu que la ventilation soit suffisante. En tout cas, si les oiseaux meurent dans des cloches fermées, ils vivent parfaitement bien à l’air libre à des hauteurs vraiment prodigieuses.
1262. On pourra nous dire qu’en analysant l’air des cloches après la mort de l’animal, on trouva que ces appareils fermés contenaient une quantité d’oxygène suffisante. Eppur si muove. L’expérience nous a appris à nous défier. Paul Bert affirmait aussi que la sécrétion de l’urée diminuait sous l’action de l’air raréfié; cependant cela n’a pas empêché que Fraenkel et Geppert soient arrivés à un résultat diamétralement opposé, alors qu’il est beaucoup plus facile de doser l’urée que d’analyser l’air.
1263. Nous ferons remarquer que les expériences do P. Bert ont quelquefois terminé avec la mort des animaux, et que dans le tableau antérieur nous n’avons mis que les cas qu’il est utile de connaître pour prouver la résistance de certains organismes dans certaines circonstances. Nous mêmes, bien que peu souvent, nous avons obtenu des résultats mortels, en faisant par exemple des expériences avec un reptile saurien singulièrement susceptible à la décompression: le Phrynosoma orbiculare. M. Philippon explique en partie ces différences: il y a remarqué que quand la décompression n’est pas instantanée, il y a quelquefois le temps suffisant pour que les gaz accumulés dans le sang puissent se dégager sans provoquer d’accident.
Action de i’air raréfié sur les animaux envenimés. Conséquences absurdes de certaines expériences inutiles.
1264. G. Yalentin a étudié l’action de l’air raréfié sur des grenouilles qu’il plaçait sous une cloche de verre de 14litres6 de capacité, et dans laquelle la pression vacillait entre 3 ET 8 MILLIMETRES de mercure pendant une ou deux heures.
Il a fait trois classes d’expériences. Il introduisait sous la cloche deux grenouilles en bon état. Dans une autre expérience l’une des grenouilles avait été envenimée avec de la strychnine et dans une troisième Fuñe d’elles avait aussi été envenimée, mais avec de la picrotoxine. Chaque grenouille restait dans un récipient contenant de l’eau ou une solution des alcaloïdes déjà nommés, mais de manière que le liquide ne pût être absorbé que par la superficie tégumentaire des membres.
Yoici les résultats fournis par ces expériences: la raréfaction de l’air (lisez: le vide) et l’insuffisance de l’oxygène absorbé (qui n’existe presque pas sous la cloche) amenaient peu à peu la détention du cœur, la mort apparente et quelquefois même la mort réelle.
Le désordre respiratoire augmente (et il doit en être ainsi puisqu’il n’y a pas d’air) et l’action de la strychnine et de la picrotoxine s’accélèrent. Les convulsions tétaniques produites par la strychnine sont plus violentes et apparaissent plus vite dans une atmosphère raréfiée (lisez plutôt dans le vide) que dans l’air extérieur.
Les animaux se rétablissent plus lentement et ne reviennent que difficilement ù, la vie quand ils ont été intoxiqués (lisez: et asphyxiés) dans une atmosphère raréfiée (lisez: dans le vide).
1265. L’action de l’air raréfié est passagère (fait entièrement nouveau). Les animaux se remettent vite. 1
Nous croyons que M. Yalentin ne connaît pas les expériences de P. Bert et qu’il aurait dû les connaître.
D’autre part il a soumis des animaux à une pression qu’on ne pourrait obtenir ni même en superposant sur le Mont Everest un autre d’égale hauteur. Dans un récipient où la pression est de S millimètres, 2 on peut diffi cilement faire vivre un animal: on arrive presque aux limites du vide produit par une machine pneumatique de qualité supérieure; d’ailleurs les résultats obtenus n’offrent rien de nouveau, puisqu’on a la coutume, même dans les cours élémentaires, d’introduire sous la cloche un animal qu’on voit mourir après quelque temps. Maintenant si nous répétons cette expérience, en ajoutant à l’asphyxie l’empoisonnement par un alcaloïde ou par des glucosides, nous pourrons aussi démontrer avec M. Yalentin que l’asphyxie ne se guérit pas avec des doses mortelles de strychnine ou de picrotoxine administrées à des organismes agonisants.
1 Revue des sciences médicales. Avril 1883, page 500.
2 A 1402 mètres la pression est 100 fois plus grande: elle est de 300 millimètres.